Non seulement les journalistes maitrisent* leurs sujets, mais ils maitrisent également l’orthographe et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas le cas d’autres publications. Il est extrêmement rare de trouver des fautes d’orthographe dans le Canard, en une année, une ou deux, pas plus (ce n’est pas moi qui les détectent, mais ma compagne qui a une orthographe quasiment absolue).
Et que l’on ne vienne pas me dire que l’orthographe est un « truc de bourgeois ». La connaissance de sa langue maternelle est le premier degré de l’émancipation, ce n’est pas avec un vocabulaire de 800-1000 mots que les prolétaires peuvent valablement revendiquer leurs droits légitimes. Par exemple, un François Cavanna, que l’on ne peut guère accuser d’être réac, est un chaud défenseur de la langue française.
*La réforme de l’orthographe de 1990 a supprimé le circonflexe sur les i (et les u). Mais il s’agit d’une recommandation, pas d’une obligation.
Les riches des pays pauvres exploitent les pauvres des pays pauvres qui fabriquent des articles. Les riches des pays riches deviennent encore plus riches en revendent ces articles aux pauvres des pays riches.
Peut-être un peu tarabiscoté, mais parfaitement vrai.