Généralement oui, mais faut pas être si catégorique. ça dépend des granulés et de la race du lapin... certaines granulés ne sont juste que de la luzerne déchée et compressée, pas pire que du foin quoi. Toutes les granulés ne sont pas bourrés d’antibio et de farines douteuses. Et certaines races de lapins feront de la viande grasse et insipide même en étant nourries le mieux du monde...
Tout à fait. Mais comme je l’ai dit, il y avait une formation de prévue. Et pour écouler la production, une coopérative déjà en place. Franchement, les lapins c’est le type d’élevage le plus simple qu’il m’ait été donné de voir. Mais bon, tout ça est fini : quelques années après le cours c’est effondré. Explication officielle, les français mangent pas assez de lapin. Explication officieuse, la France a vendu des frégates à Taïwan, ça n’a pas plus à la Chinois, pour se faire pardonner on a alors commencé l’importation de lapin chinois sous vide...
Esclave 7j/7, voilà une bonne définition pour pas mal de métiers du monde agricole ! Plus sérieusement, je me suis sans doute mal exprimé... il ne s’agissait pas de chercher des employés, c’est l’ANPE qui proposait aux chômeurs des aides à l’installation (formation et aides financières) afin qu’ils puissent monter leur propre activité (d’où le fait que cela s’adressait à ceux d’entre eux qui avait du terrain et du bâtiment). Ils venaient visiter pour voir à quoi s’attendre. Et donc oui, s’occuper d’animaux ne prend pas 8h par jour ouvrés. Cela représente moins d’heures par jour, mais 7j/7 et toute l’année. C’est le point que je soulève, on mécanise et automatise quand on peut pour se libérer de cela, et ça ne fait pas d’emploi en moins, ça compense le fait que peu de monde veuille le faire.
C’est sûr que nourrir des lapins c’est d’un compliqué... Plus précisément, cette visite était pour des chômeurs de la campagne, qui disposaient d’un peu de surface terrain/bâtiment, ce qui est fréquent dans ce coin là des Vosges. Il suffit d’hériter de ses parents, les générations précédentes étant souvent dans le monde agricole. Il s’agissait d’un programme avec formations et aides financières pour démarrer. En fait, ceux qui se sentaient de faire ce genre de reconversion l’avait probablement déjà fait, sans avoir besoin de l’ANPE... Tout ça pour illustrer que pour ce genre de métiers, il ne faut pas résonner en terme d’emplois. On choisi de le faire, c’est pas un emploi ou un métier, c’est une vie.
Très amusant cet article, il me fait penser aux dessins animés des années 50 où l’on imaginait la vie à l’an 2000... Nan mais sérieusement, l’eau sous les pont aura le temps de passer, voir de s’assécher, avant que l’on puisse avoir un déploiement significatif de ce genre de technologies... Vu la rentabilité d’une exploitation, il va en falloir des années... Le robot de traite je vous l’accorde, car c’est effectivement en premier lieu un gain de liberté. L’évocation de la perte d’emploi est amusante aussi. Certes, à l’arrivée du tracteur et autres machines, oui il y a eu de la perte d’emploi comme conséquence, mais voyez vous ça fait un moment que cela n’est plus une conséquence, mais une cause. L’agriculteur de nos jours a du mal à trouver un employé pour traire ses vaches, le temps de travail journalier, les horaires, le salaire, rien d’intéressant ! Mes parents, quand ils étaient en activité, avait un élevage de lapins dans les années 90, et suite à une demande de l’ANPE locale, des chômeurs sont venus le visiter. Ce type d’élevage à l’époque, c’était pas énormément d’investissement, et une rentabilité rapide, les lapins se reproduisant justement comme des lapins... Et bien pas un de ces chômeurs n’a été intéressé... car voyez-vous ces bêtes là, ça mange AUSSI le week-end et les jours fériés, et pire encore, pendant les vacances ! Il ne faut pas voir les technologies uniquement comme destructrices d’emploi, mais aussi comme solution pour effectuer les travaux ingrats que plus personne ne veut faire.