En relisant l’article il me semble que l’auteur appelle « trader » plusieurs fonctions.
Celui qui se contente de passer à la corbeille (même électronique) les ordres des clients s’appelle un « courtier » en français et un « brooker » en anglais.
Celui qui travaille en continu avec un capital que lui a confié sa banque et son fond d’investissement et qui prend lui-même la décision d’opérer s’appelle un « trader » en anglais comme en français malheureusement. Ce sont deux professions qui n’ont rien à voir.
On ne peut pas diriger un pays comme la Lybie avec un système démocratique. Kadaffi a maintenu la paix intérieure et développé son pays de façon fantastique. Vous auriez pu citer le plus gros projet d’ingénierie civile du monde qui consiste à reverdir la côte en pompant de l’eau dans les nappes phréatiques du désert au sud. Ce projet est assez critiqué pour son impact à long terme sur l’eau potable mais il permet à toute la population de bénéficier d’eau et de verdure là où ils se disputaient quelques rares puits.
Si les rois nègres adulés par nos gouvernements suivaient son exemple, l’Afrique ne serait pas dans le chaos où elle se trouve.
Le vol qualifié a été commis par les ministres qui ont voulu placer votre argent dans les banques sans accepter en contrepartie les droits de vote et de regard qu’ont normalement les actionnaires importants.
Il y a quelques semaines on a écrit des articles sur Goldman Sachs, le faiseur de bulles. Lors de la bulle sur le pétrole qui le vit monter à 150$ le baril avant de retomber à 70, il y avait en moyenne 14 ventes à des intermédiaires avant d’arriver à l’acheteur final (l’une des majors pétrolières). C’est tout le problème du marché des futures qui mélange en même temps de trés bonnes choses et de trés mauvaises. La bonne chose (et encore, pas toujours) c’est qu’il permet aux gros consommateurs de fixer un prix pendant une campagne. C’est ainsi qu’Air France croyait avoir bien joué en garantissant son prix du baril à 90$ pour un an alors qu’il partait vers 145. Manque de bol, la chute subite du baril fait qu’Air France surpaye son pétrole à 90$ alors qu’il n’en vaut plus que 70. Il y a de quoi rire.
La fixation que fait l’auteur sur le pauvre trader est grave. Le problème n’est pas là du tout. JL a trouvé la solution pour ce qu’il appelle lui-même un épiphénomène - le non plafonnement des tranches d’imposition.
Le problème vient des politiques Keynesienne qui jettent l’argent du contribuable par les fenêtres en créant des milliards dont on ne sait plus quoi faire. Cet argent va dans les banques et finit dans des bulles. Le vrai problème vient de la création de monnaie illimitée et du surendettement qui l’accompagne. Cela crée des distorsions sur tous les marchés et pénalisent ceux qui travaillent comme le montre bien l’exemple d ’Air France que je cite au début.
Les politiques jettent en pâture aux foules des boucs émissaires faciles afin de cacher leur propre responsabilité dans la crise économique que nous vivons. De Fabius à Sarkozy en passant par Bayrou et DSK ils sont bien plus responsables que le pauvre trader qui se fait 100 millions de $ de bonus. De grâce, ne vous précipitez pas sur les chiffons rouges que les députés agitent sous votre nez. Le trader n’a volé personne tandis que votre député vous vole en vous mettant de force en concurrence libre et faussée avec les esclaves du tiers monde.