Entièrement d’accord avec l’auteur. « Ce sont toujours les mêmes qui bossent ! »
Aujourd’hui, nous avons besoin d’ingénieurs informaticiens pour sortir des bulletins de salaires. Demandez à vos parents leurs bulletins de salaire des années 60 : Salaire brut-TVA ( 6%)=Salaire net.
Et le système tournait. Et la Sécurité sociale remboursait encore tous les médicaments.
Quant aux prestations sociales versées aux particuliers, il y a matière à faire un article : comment les hommes politiques UMP/PS gâtent leur clientèle électorale respective (les plus riches/les plus démunis) depuis 30 ans. En ajoutant les niches fiscales, et les exonérations d’impôts pour les plus faibles, on se dit que la solidarité nationale et l’équité devant l’impôt souffre de quelques exceptions. Il est en effet nécessaire de payer notre millefeuille administratif, le train de vie luxueux de nos élus, les engagements électoraux mentionnés ci-dessus, les intérêts de la dette des copains banquiers (merci à la loi du 3 janvier 1973 Pompidou-Giscard et au Traité de Lisbonne).
Le débat sur l’identité est une initiative louable. En effet, il est temps d’imaginer un projet commun pour les différentes communautés résidant en France. Pourquoi réveiller une notion, la nation, qui semble venue du XX ième siècle dans ses heures les plus sombres ? Et bien en raison du « Droit de peuples à disposer d’eux-mêmes ». Cela a l’air anachronique, mais ce mécanisme historique est à la base : -de l’éclatement de l’Empire Austro-Hongrois à l’issue de la WWI. -du pangermanisme de regrouper les territoires germanophones lors de la WWII. -des guerres de décolonisation et de l’émancipation des peuples. On continue ? -du génocide Rwandais. -de l’éclatement de la Yougoslavie dans les années 90. -de la scission pacifique de la Tchéckoslovaquie. -des affrontements chiites-sunnites en Irak. -du problème Kurde en Turquie/Irak/Iran. -de l’indépendance du Kosovo. etc...etc... L’histoire passée et récente montre qu’il est utopiste de vouloir garder des peuples sur un même territoire plusieurs peuples qui ne peuvent pas se blairer, sauf à les « maintenir » par un système totalitaire. L’exemple de l’Irak (Sadam Hussein) et de la Yougoslavie (Tito) est particulièrement parlant. Le pays éclate dès que le dictateur est renversé. A ce titre, la situation des pays occidentaux suscite des interrogations, tant le multiculturalisme, la « diversité » et le communautarisme deviennent la norme. En temps de paix, la cohabitation peut exister, mais les tensions sont excerbées dans un contexte de crise économique. Dans le cas de la France, le dilemme est de conjuguer la population européenne, crispée par la perte de son empire colonial, de la pression à la baisse sur les salaires, et du rejet de l’islam pour certains, avec la population africaine et nord-africaine, affectée par le colonialisme et l’esclavagisme, rejetant les valeurs de l’occident pour certains et victime de racisme. Nous pouvons nous questionner en quoi le libéralisme peut-il estomper les différences et susciter le vivre-ensemble. Il n’en est rien. La concurrence mondialisée du marché du travail tend à favoriser les mouvements de population et à affaiblir les états nations. Si l’assimilation dans le nouvel état d’accueil était possible au début du siècle, les nouveaux moyens de communication (internet, TV satellite, téléphone) et de transport (voiture,avion) permettent de garder un lien plus fort avec le pays d’origine. Au vu du « Droit de peuples à disposer d’eux-mêmes », le débat sur l’identité nationale de peuples différents (quoi qu’on en dise) reste entier...
Tout à fait d’accord. Low cost ? Plus cher et moins bonne qualité pour le consommateur, moins payé pour le producteur, et des plus values énormes pour les distributeurs. En un mot cela accentue les inégalités et pèse sur la consommation en détruisant la classe moyenne. C’est une des raisons de la crise actuelle. Les délocalisations engendrées pèsent sur les salaires des pays occidentaux, et au final, la classe moyenne vit à crédit pour maintenir son pouvoir d’achat. Et lorsqu’il n’y a plus de crédit, le système explose. Sans classe moyenne, il n’y a plus de consommation (et de démocratie).
Les connaissances actuelles sont tout à fait capables de reproduire par simulation l’impact d’un avion sur un batiment. Ces calculs sont analogues à quelques modélisations près à ce qui ce fait pour la simulation du crash sur voiture, les matériaux très différents et les effets thermomécaniques en moins. Voir à ce sujet l’enquete passionante sur le crash du concorde [I]. Je ne dis pas que ces calculs éléments finis sont à la portée de n’importe quelle équipe et ordinateur [II]. Mais un travail de recomposition du modèle (batiment+avion) est tout à fait envisageable.
D’ailleurs, la simulation du 9/11 ne s’appuie que sur des faits : -Géométrie de la structure du batiment (provenant des plans) -Propriétés matériaux et loi de comportement associées (matériau déformable, sensible au fluage à haute température) -Géométrie de l’avion, matériaux et lois de comportement associées -Paramètre de l’impact (vitesse et angle d’impact : contrairement au crash du concorde, ces données sont disponibles avec les enregistreurs de vol).
Le scénario de rupture par flambage des poutres de la charpente apparait tout à fait plausible. N’oublions pas l’onde de choc provoquée par l’impact de l’avion qui a du fragiliser une bonne partie de la structure des étages impactés. Certaines poutres peuvent déjà être fléchies, ce qui augmente le risque de flambage. Et la température donne une sensibilité au fluage à l’acier (très importante à partir de T°C fusion/2).
Avant de remettre en cause la véracité du modèle, il faut s’armer de la même patience que les personnes qui ont effectué le maillage du batiment et de l’avion, analyser tout le jeu de données, et s’appuyer sur des caractérisations sur éprouvettes d’acier (traction à chaud, fluage) identique au WTC. Je me garderais bien de donner un jugement aussi hatif sans une analyse plus appronfondie.
Après quelques recherches, certaines simulations ont été menées avec MSC.DYTRAN et MSC.MARC, logiciels de calcul par éléments finis [II].
@ ’bdel Sans l’argent-dette, l’usure des USA et du reste du monde, les pétro-monarchies « pures » à vos yeux n’auraient aucun pétro-dollar à encaisser et à ré-investir dans l’économie obscure de l’occident. La sainte pureté n’est possible qu’en étant équipé d’une bonne pince à linge. Et ne confondez pas l’avidité de quelques puissants banquiers corrupteurs avec le destin de gens comme vous et moi. L’occident ne se porte pas si mal, ses multinationales prennent pied partout sur la planète. Si cela profite au commun des mortels, c’est une autre histoire.
Cela dit, je suis d’accord avec vous pour dire que la démocratie sombre avec son unique pilier, la classe moyenne qui se réduit en peau de chagrin. Maintenant que la guerre froide est finie, il n’y a plus à apporter de la richesse au plus grand nombre pour prouver que le libéralisme est meilleur que le communisme. Le modèle économique tend vers la competition fiscale et donc le dumping social.
@ arturh
Attendez un peu et les choses changeront. La chine ne pourra pas repartir indéfiniment, la consommation des pays occidentaux restera déprimée en raison d’un endettement excessif. Pour repartir, la chine devra compter sur elle-même et se construire un système social (assurance maladie) afin de libérer son épargne bloquée en cas de coup dur (maladie...). On peut toujours rêver. De toutes les manières, la chine n’est pas le pérou, nous attendons toujours le développement de son marché intérieur, bloqué par protectionnisme, et par manipulation du Yuan, visant à garder des salaires de misère. Ce n’est pas pour demain qu’il existera une classe moyenne et donc un marché. Et c’est d’autant plus improbable que les ressources naturelles ne suivraient pas.
La seule solution pour l’occident est de relocaliser les productions, d’économiser l’énergie et de construire des produits de qualité, de forte valeur ajoutée et qui durent un peu plus que ces m.... à trois francs six sous. La planète et le peuple ne s’en porteront pas plus mal.