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  • Iris Iris 10 juin 2025 19:28

    @Spartacus Lequidam
    J’ai trouvé cette réponse qui devrait vous plaire :

    Je comprends votre perspective critique et l’énergie avec laquelle vous exprimez votre désaccord sur ces concepts. Il est vrai que les notions de contrat social, de bien commun ou même de démocratie peuvent être l’objet de vifs débats et d’interprétations très différentes, parfois polarisées politiquement.

    Vous évoquez des points importants qui méritent d’être explorés :

    • Le Contrat Social et la Sémantique : Vous le percevez comme une « litote gauchiste » et une question de « sémantique », arguant qu’il n’est pas un droit. En effet, le contrat social n’est pas un droit au sens juridique (comme le droit à la propriété ou le droit de vote), mais plutôt une théorie philosophique qui tente de justifier la légitimité de l’autorité politique et l’organisation sociale. Il s’agit d’une construction intellectuelle pour expliquer pourquoi et comment les individus acceptent de vivre en société sous des règles communes. Les divergences sur ce concept sont souvent liées aux visions différentes de la liberté individuelle face aux nécessités de la vie collective.

    • Démocratie et Liberté : Vous affirmez que la démocratie est impuissante à préserver la liberté et qu’elle ne devrait pas justifier de contraintes collectives. C’est une position qui met en lumière la tension fondamentale entre la liberté individuelle et la nécessité de règles collectives dans toute société organisée. Traditionnellement, beaucoup de théories démocratiques visent justement à concilier ces deux aspects : la démocratie permettrait aux citoyens de participer à la création des lois (contraintes collectives) afin qu’elles soient légitimes et qu’elles garantissent, paradoxalement, un cadre où la liberté de chacun est protégée et ne nuit pas à celle des autres. Les limites de cette conciliation sont au cœur des débats sur les démocraties modernes.

    • Le Bien Commun et la Tragédie des Communs : Votre critique du « bien commun » comme une « imbécilité de gauche » et votre référence à la « tragédie des communs » sont très pertinentes. La tragédie des communs, popularisée par Garrett Hardin, est un concept économique qui décrit comment des ressources partagées et non réglementées peuvent être surexploitées et détruites par des individus agissant rationnellement dans leur propre intérêt. Elle met en garde contre l’idée qu’un « bien commun » puisse se gérer de lui-même sans mécanisme de régulation.

      Cependant, la notion de bien commun (que vous rejetez), dans la philosophie politique, ne se limite pas à la simple « gestion » d’une ressource partagée. Elle désigne aussi ce qui est bénéfique à l’ensemble de la collectivité, et qui peut inclure des aspects non matériels comme la sécurité, la justice, la paix sociale, l’environnement, l’éducation ou la santé publique. Pour de nombreux penseurs, le « bien commun » justifie l’existence de l’État et de ses interventions, justement pour éviter des « tragédies » de natures diverses (pas seulement écologiques ou économiques) en protégeant ce qui est jugé essentiel pour tous. C’est souvent là que s’inscrivent les discussions sur la régulation et la redistribution.

    Votre position souligne l’importance de reconnaître les limites des actions collectives et les risques de la coercition étatique au nom de concepts abstraits. Elle met en avant la primauté de la liberté individuelle et l’efficacité des mécanismes de marché (ou d’arrangements privés) pour gérer les ressources et les interactions humaines.

    Ces débats sont essentiels pour comprendre les différentes philosophies politiques et les choix de société qu’elles impliquent.



  • Iris Iris 8 juin 2025 10:41

    @titi
    Le système par répartition est réformé régulièrement depuis 30 ans : âge de départ repoussé, durée de cotisation allongée, règles de calcul modifiées, cotisations ajustées…
    La mise en place de la CSG et de la CADES fait pleinement partie des réformes structurelles mises en œuvre pour adapter et soutenir le système de protection sociale, y compris les retraites.
    Ces réformes ne sont pas niées, elles sont d’ailleurs critiquées par les gens de gauche et de droite.



  • Iris Iris 8 juin 2025 10:21

    @Spartacus Lequidam
    Non, je n’ai pas signé un papier, mais comme tout citoyen d’un État de droit, je bénéficie et je participe à un ensemble de règles communes. C’est ce qu’on appelle un contrat social : un accord implicite qui permet à une société de fonctionner de manière stable, où chacun accepte des devoirs (comme cotiser) en échange de droits (comme avoir une retraite ou une sécurité sociale). Ce n’est pas une invention gauchiste, c’est une notion fondatrice de toute démocratie moderne, y compris libérale.
    L’impôt ou la cotisation sociale, ce n’est pas du vol ni de la tyrannie. C’est une contribution à un bien commun, à des services dont tout le monde profite : hôpitaux, routes, justice, police, retraites, etc. On peut discuter de leur niveau, de leur efficacité, voire proposer des alternatives, mais les qualifier de « tyrannie » ou de « prison sociale », c’est juste disqualifier le débat par l’outrance.



  • Iris Iris 7 juin 2025 22:38

    C’est certain, les sciences font moins rêver…
    Elles sont aujourd’hui largement mobilisées au service de l’hyper-consommation, de l’armement ou de l’optimisation des profits.
    Et si la santé reste un domaine majeur de recherche, elle est souvent guidée par la rentabilité : la pharmaceutique se concentre sur les maladies lucratives, au détriment des besoins moins rentables.

    Nous avons conçu de formidables outils… mais il semble que l’heure soit venue de repenser nos priorités.



  • Iris Iris 7 juin 2025 11:50

    Cette comparaison est fallacieuse. On peut lire par exemple :

    La répartition n’est pas un Ponzi, car elle repose sur un contrat social transparent, géré par la puissance publique, et non sur une promesse de rendements illusoires.

    Elle crée de la solidarité intergénérationnelle, ce que ne fait aucun système pyramidal frauduleux.

    Contrairement à un Ponzi, elle est réformable : l’État peut ajuster l’âge de départ, les cotisations ou les pensions.

    Elle repose sur l’économie réelle, car les pensions sont financées par la richesse produite aujourd’hui.

    Les compléments budgétaires ne sont pas une fraude, mais un choix collectif pour garantir une retraite à tous, même en période de déséquilibre démographique.

    Un Ponzi s’effondre brutalement ; la répartition s’adapte, comme elle l’a fait depuis 1945, malgré les crises.

    Les systèmes par capitalisation ne sont pas plus sûrs, car exposés aux crises financières (cf. 2008).

    L’obligation d’y contribuer garantit l’universalité, évitant l’exclusion des plus précaires.

    Assimiler l’État à un escroc revient à nier la légitimité démocratique de ses choix sociaux.

    La répartition reste un outil puissant de cohésion sociale, bien loin d’une arnaque.

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