Bonjour à tous deux,
je trouve que cet échange de l’échange est très interessant.
Le ton de l’article initial est en effet extrêmement noir, ce qu’il doit être d’ailleurs compte tenu de la situation actuelle et à venir du Royaume-Uni, mais comme indiqué dans le commentaire, l’économie britannique est bien différente de celle de l’Islande.
Le secteur financier est sans doute hypertrophié ... mais dans des proportions moindres que celles de l’île du grand nord, presque trois fois moins en fait. Si le statut de monnaie de réserve de la livre est bel et bien du passé, l’économie britannique a de beaux restes.
Précisons d’ailleurs que si l’on raisonne en terme de pourcentages du PIB, l’industrie est même légérement supérieure à l’industrie française. Certes elle subit des revers encore plus importants, malgré l’avantage compétitif que donne la faiblesse de la livre. (Mais que nous réserve l’avenir ?)
Le poids geopolitique du RU est également un facteur important, et la force de ses universités de sa recherche constitue, comme signalé, un atout. Attention toutefois, dans le cas de l’enseignement supérieur, la fête est finie : les budgets seront plus limités dans le futur, et les étudiants étrangers hors UE (qui seront moins nombreux maintenant que le pays a moins à offrir en terme de débouchés sur son propre sol) constituaient une manne qui est en forte diminution, et le sera davantage à l’avenir.
Donc s’il s’agit de dire que le RU est sur la voie du déclin, oui, mais une faillite à l’Islandaise me parait très improbable.
Il faut reconnaître que le LEAP va plutôt crescendo dans ces previsions, ils sont sans doute enhardis par l’aggravation de la crise.
Ils étaient un moment revenus en arrière sur le dollar à 1,75 contre l’euro, mais sont revenus à cette parité, malgré les mouvements récents. Ils réagissent donc moins à l’actualité qu’ils ne tiennent leurs propres positions.
Je vous ai laissé un commentaire au sujet de la lecture de leur bulletin, malheureusement je ne sais pas comment entrer en contact en vous.
à bientôt j’espère.
Bonjour, je serais heureux d’échanger avec vous au sujet des prévisions de ce think tank, que je connais par ces communiqués publics depuis bientôt deux ans. Leurs prévisions pour la fin de l’année sont en effet des plus pessimistes, mais force est de constater qu’en dépit d’erreurs leur lecture globale du déroulement de la crise est plus que confirmée par les faits !
A bientôt
J