Alsacien de souche, ce qui à mon sens est un vrai privilège, j’ai de nombreux aïeux qui ont circulé d’un pas plus ou moins assuré entre les diverses wynstubs de cette belle région.
Par contre, certains, probablement trop curieux, ou atteints de démangeaisons, sont partis : les uns dorlotés par la Wehrmacht jusqu’à un cimetière de Smolensk, d’autres expédiés par l’Eglise Catholique ( sainte soit-elle ) à Montréal, d’autres encore, que j’espère trafiquants et piliers de casino, ont dérapé jusqu’à Wei-Hai-Wei, ancien comptoir allemand en Chine.
Ceux qui n’ont pas trouvé le courage de faire leurs malles sont devenus, comme dans toutes les familles, professeur, ivrogne, menuisier ou dilettante.
Personnellement j’aime trop l’Alsace pour la quitter, mais trop aussi pour y rester.
Je la trouve belle comme un tableau impressionniste, qu’il faut surtout contempler de loin.
Je me suis donc installé dans cette grande pieuvre anonyme qu’on appelle Paris, mais je reste un patriote alsacien, tolérant et pourtant sans concession.
Je suis d’ailleurs convaincu, et je le dis souvent à mes amis français, que l’Europe sans l’Alsace, aurait été bien différente. Un peu comme un munster sans cumin.
Mais beaucoup d’entre eux connaissent peu ou mal le munster, et ne comprennent pas.
Alors je leur dis « un peu comme une France sans grèves », et là ils situent mieux.
Je connais Ohlungen, du moins le centre historique.. C’est la moindre des choses étant natif de Haguenau, cette belle cité laborieuse, qui allie la culture la plus raffinée à la gastronomie la plus enivrante.
Puis-je vous demander de l’embrasser pour moi ?
J’ai un arrière-arrière-grand-oncle, malheureusement décédé, qui a passé sa vie à creuser de vieux tumulus dans la forêt de Haguenau à la recherche d’or et de joyaux. Il n’a jamais rien trouvé, sauf une très grande sagesse personnelle.
C’est un raccourci de notre belle province : « Creusez les vieux tas de terre, vous y trouverez peut-être des diamants ».
C’est avec ce genre d’optimisme que l’on fait des festivals à Ohlungen, et parfois ça marche.
Tous mes voeux de pérennité et de durabilité, comme disent les gens ici !
quand quelqu’un est « condamné » à tant et tant d’années, il est écrit quelque part que l’on divise par deux ?
vous recevez trente ans, ça va, vous en ferez quinze, au mieux ( ou au pire).
moi je pensais qu’après la moitié de la peine, on pouvait demander ( juste demander) à être dispensé du reste.Et que cette demande pouvait être refusée.
Eh bien voilà que c’est un droit absolu, on fait la moitié.
A ce moment, qu’on m’explique pourquoi on se ridiculise à condamner les gens à telle peine, qui ne correspond à rien.
Cette femme est une dingue inhumaine, et ne devrait sortir sous aucun prétexte.
votre article m’a réellement touché, mais une chose n’apparaît pas clairement :
vous affirmez que c’est votre coming-out qui a tout déclenché.
vous êtes sûr que c’est la vraie raison, qu’il n’y avait pas eu d’autres conflits auparavant, des choses qui remplissent le vase jusqu’à la dernière goutte ?
vous racontez votre version à vous, c’est comme les histoires de divorce.
Certains prennent le monde entier à témoin, mais ce ne sont pas toujours si blancs que ça.
Vous y avez pensé ?
Que votre père soit un peu sévère, soit, mais que toute la famille le suive, c’est quand même bizarre, en 1990, vous ne trouvez pas ?
Il me semble qu’ils vous avaient financé pour vos études, et jusqu’à un certain âge, vous pouviez voler de vos propres ailes, je crois.
Après tout cela me concerne assez peu, mais est-il bien utile d’encombrer ce site avec des règlements de compte familiaux ?
Bien sûr vous aurez la compassion de toutes les bonnes âmes, nombreuses, qui ne demandent qu’à s’enflammer pour une cause en plus,mais est-ce bien nécessaire ?
pas du tout , les routiers en général sont sympas, et les Bosniaques encore plus, et même davantage. Accueillants en diable. Dans les Balkans, on partage tout.
@gordon :
il y a plein de gens qui souffrent, mais rien n’est comparable avec ce que l’auteur nous expose.
Si vous ne comprenez pas que la souffrance des homos dépasse en intensité celle de tous les autres réunis, vous êtes à plaindre, coeur de pierre. Et vlan !