Je suis expert-comptable, et j’ai dans mes clients une entreprise de ce type (à plus petite échelle). La différence entre ce que touche le salarié et ce que paye le client est constitué en quasi-totalité de charges sociales et d’impôts. Ce que garde la dirigeante en bénéfice et en salaire cumulés représente 3,8% du CA TTC. Et c’est une excellente dirigeante, qui gère tout au plus près.
Si vraiment ces entreprises se gavaient, l’une d’elles en profiterait pour piquer tout le boulot des autres en cassant les prix. Or, cela n’arrive pas, car c’est le prix minimum permettant de payer charges/impôts et sortir 3-5% de bénéfice.
Ah, et c’est à cause de ces charges et impôts que le crédit d’impôt existe. Il n’est pas « payé par les contribuables », il est payé par les entreprises, et rendu (en partie et par l’intermédiaire du client) à celles-ci.
Bon, la partie correspondant à ma spécialité, la fiscalité, est ridiculement fausse, au niveau le plus basique. Emprunter pour payer des dividendes ne dispense pas de payer d’IS.
Ensuite, le rapport McKinsey établit clairement que 20 à 25% des citoyens de l’OCDE, et non les deux tiers, ont vu leur revenu disponible diminuer. Et donc, il a augmenté pour 75 à 80% des citoyens. Ces rigolos ne sont même pas foutus de lire le bonne colonne.
Ah, et le Glass-Steagall Act, un grand classique. Aucune des banques ayant tiré profit de l’annulation du GSA n’a été en difficulté. Celles qui ont coulé ont toutes continué à séparer banque d’affaires et banque de dépôt (ce à quoi servait le GSA). Pour en conclure que l’annulation du GSA est responsable, il faut vraiment ne rien avoir dans la cervelle.
Le reste de l’article n’est pas factuel, ou alors sur des points de détail sans intérêt.