Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain... Je crois que là est tout le problème : l’envie d’avoir un enfant n’exclut pas de regarder la viabilité du bébé, son éventuelle souffrance, le cas échéant les règlementations possibles sur l’euthanasie... Et quand bien même il devrait vivre tel quel, il faudrait aussi considérer la capacité des parents à l’élever sans le traumatiser ni en faire un abruti.
Pour le moment, de mon point de vue on en est grosso modo à un test génétique négatif sur un foetus créé par FIV monétaire, sans même avoir essayé d’avoir un enfant par les voies naturelles. On peut donc raisonnablement déjà douter en amont de la viabilité du couple, non ?
L’Europe, si elle doit exister, ne se fera pas à marche forcée pour que les dirigeants actuels écrivent leur nom en minuscule dans les manuels d’histoire future. Elle prendra des détours, et au bas mot un minimum de 2 siècles encore.
L’Europe telle qu’elle existe actuellement n’est pas vraiment une machine angélique... Les états-nations peuvent constituer une solution viable également.
Il y a effectivement beaucoup à dire sur la démocratie de l’information ainsi que sur celle de l’Europe actuelle... Cependant, on peut s’accorder à dire que la « dette espagnole » par exemple n’est pas si espagnole que cela, puisqu’elle implique dans un monde financier interdépendant des acteurs européens commerciaux sur des montants colossaux, appuyant eux-mêmes de manière extrêmement importantes sur les états dont ils sont créditeurs.
Une réforme globale du système semblerait s’imposer, mais chacun, à l’instar notamment de la Finalnde ici, cherchant à tirer la couverture à soi, si ce n’est à profiter de la situation, seule une vision politique cohérente pourrait arriver à démêler cet écheveau de tentations protectionniste vs. volonté de monde libre et ouvert. Ce n’est apparemment pas demain la veille, une solution (capitaliste vs. socialiste) comme l’autre impliquant actuellement l’abandon de (presque) la moitié de ce qui en ferait une politique globale cohérente.
Qu’un pays s’en sorte par des moyens de protectionnisme ne remettra pas en cause les théories de sortie de crise, bien qu’elle risque alors de fortement compliquer leur réalisation - de la même manière qu’une banque aie réussi à y faire des bénéfices records en cas de bulle parce qu’elle a su se retirer plus tôt que les autres ne prouve pas la viabilité du modèle, qui est évidemment plus général (et ici hautement critiquable !).
Ma position n’est alors pas de tout accepter, loin de là, et de nombreux points obscurs pour la démocratie me semblent à prioriser (BCE/MES/OTAN/commissions), mais il faut sur le fond bien se garder de tout mélanger : Quelle cohérence politique donner à cette crise ? Socialiste, libérale ? Il faut choisir, les deux étant viables, mais ne passant pas par les même étapes, n’agissant pas sur les mêmes leviers, ne nécessitant pas les mêmes règles, n’aboutissant pas aux mêmes réalisations. La bataille actuelle est bel et bien politique.