"Une solide dévaluation qui tondrait à peu près tout ce qui se compte
d’actionnaire et d’investisseurs en bourse en France, mais franchement,
qu’est-ce qu’on s’en fout ? ça ne représente pas du tout l’ensemble de
la population, au contraire, ça représente uniquement la frange la plus
parasitaire de l’économie, celle là même par qui la crise est arrivée.
Une telle dévaluation contribuerai à virer cette armée de tiques qui
sont en train de tuer le bestiau !"
En gros, cela signifie que si tu as de l’épargne, tu es un parasite et en plus tu es responsable de la crise... C’est exactement ce genre de propos (tout à fait démagogiques) qui conduit à une guerre civile.
En plus l’argument dans le détail est mauvais, les actionnaires ne sont pas du tout les plus mal logés lors d’une dévaluation...
... encore faut-il avoir l’habitude de manipuler ce genre de chiffres... et si tu n’as ni une idée du montant de la dette ni même la capacité de prendre deux minutes pour la rechercher ; ce chiffre de 1 400 000 000 000 euros te diras probablement rien du tout.
D’après Le dictionnaire des sciences économiques, les
prélèvements obligatoires (c’est-à-dire les impôts et les cotisations
sociales) « mesurent l’influence des pouvoirs publics sur l’activité
économique et le poids des charges pesant sur celle-ci ». Par ces
prélèvements, les pouvoirs publics développent des interventions
productives (offre de biens collectifs purs par exemple), incitatrices
(pour orienter certaines productions) et redistributives (des hauts
revenus vers les bas revenus, des ménages célibataires vers ceux avec
enfants et entre les générations). « Par la redistribution, les
pouvoirs publics tentent de concilier différents objectifs : inflation,
croissance, emploi. Ainsi, la progressivité de l’impôt sur le revenu et
la redistribution qui en découle peuvent être à l’origine de la
croissance par l’impulsion donnée à la consommation (en raison des
différentes propensions à consommer en fonction des niveaux de revenu) ».
En deux mots, les PO, ce n’est pas pour les affreux fonctionnaires qui glandent sur le dos des boites privées qui bossent ; mais un système qui permet d’assurer dans un soucis d’égalité un certain de nombre de services. Moins de PO, signifie moins de services « gratuits » (ou a prix modéré) pour tous et plus de boites privés pour fournir ces services, donc payant avec rétribution du capital, car le proprio n’est pas un philanthrope, donc inégalité pour l’accès.
Bref la question ne se pose pas vraiment en terme de public ou privé... mais plutôt en terme d’efficacité pour le client/usager.