Quelques mois après la rédaction de cet article, comme Edith Piaf, je ne regrette rien (j’ai pu en regretter d’autres, un notamment).
Alain Finkielkraut est un homme indépendant, preuve en est qu’il est souvent détesté par tous ceux qui l’écoutent sur les plateaux de télévision, sans jamais pour autant l’avoir lu. Je n’éprouve aucune admiration pour aucune personne vivante, et il ne fait pas exception à cette règle. Néanmoins, j’ai parlé de respect : c’est un honnête citoyen, faillible comme tout un chacun, qui donne une opinion - la sienne - et qui s’avère être un écrivain instruit et instructif.
Les chiffres de l’augmentation de la délinquance, c’est pas par la
méditation que je les trouve, mais dans les journaux, et dans ma rue,
surtout dans les journaux. Jean Sarkozy, il est réel. Le fait que ma
perception soit unique (ce qui est déjà discutable) ne nous prive
nullement d’une réalité, d’un monde commun. « L’Humain » n’existe pas
dans la réalité, il y a des humains, et ceux ci vivent ensemble que
vous le vouliez ou non, dans un monde commun. La perception n’est
nullement piégée, elle n’est une partie du processus de pensée, du
jugement éventuellement qui peut porter sur ce monde, ou sur les
humains.
Ce que vous dites est un faux dépassement du problème,
parce que si une bombe explose à côté de chez moi, le problème ne vient
pas de "l’Humain, qui s’ignore et continue de rejeter la faute sur ce
qui est extérieur". Le problème vient de la bombe, qui n’est pas un
problème « extérieur », mais un problème qui me concerne en tant que
citoyen. Le problème de vulgarité et de brutalité de NS ne vient pas de
mon pauvre petit coeur qui souffre, ou de ma perception piégée comme un
canari dans sa petite cage, le problème vient de là ; et il marque -
selon moi - l’introduction progressive et sournoise d’une forme de
violence dans le pays, dans l’Etat, dans la société.
Avant toute chose, je dois rappeler que si fraude il y a, jugement il doit y avoir... Ce qui veut dire qu’il faudra prouver l’authenticité de ces « preuves », et surtout savoir si elles sont concluantes. Pour l’instant, des « discussions » entre scientifiques ne prouvent pas grand chose.