@Fergus je ne suis absolument pas d’accord avec vous. La spontanéité en matière d’écoute musical est une pure fiction. Je vais vous donner un exemple précis. Un accord dissonant est en lui-même spontanément déplaisant, pourtant si cet accord intervient à un moment adéquat dans la continuité temporel il est jouissif.
Disséquer des œuvres musicalement parlant (pas dans le style de France musique ou ils plaquent des clichés) est un enrichissement qui augmente la jouissance de l’écoute. C’est en fait comme un texte littéraire. Il n’y a pas de spontanéité dans l’émotion que procure par exemple un passage merveilleux de Guerre et Paix de Tolstoï. C’est une analyse des liens et de la construction des phrases qui fait que l’émotion et incroyable et juste qui ouvre des perspectives de découverte de la possibilité de décrire des émotions.
Fanny les mélodies de Schubert sont jolies mais il ne sais quoi en faire si bien que toute leur beauté s’évanouit avec le temps comme une rose. C’est un compositeur qui epuise l’auditeur et le déçoit constamment.
Quand à Mendelssohn sa musique revelle un travail de traitement insuffisant avec des transitions pauvres et des mélodies facile mais indigentes. Rien à voir avec un Brahms par exemple.
@Fergus j’ajouterai que j’entends par auditeur passif un auditeur qui sait un événement musical le touche mais sans avoir de retour sur le pourquoi.
Et c’est en sachant le pourquoi qui le transformera en un auditeur actif et multipliera son plaisir quant à la perception globale de l’événement en question.
@Fergus on peut avoir écouté des dizaines 2 milliers de disques et être un fanatique de concerts et cependant utiliser sans arrêt la même conception ou technique d’ écoute. L’écoute de la musique et une technique que l’on doit sans arrêt améliorer. C’est ce qui différencie l’auditeur passif ou moins passif de l’ auditeur actif qui attend ce qui va arriver exactement en tenant compte de ce qui a précédé.
Si cela vous intéresse et si vous ne l’avez pas déjà lu je vous conseille le livre de Léonard Bernstein : la question sans réponse.
Les livres d’Oliver Sachs ,grand mélomane neurologue maintenant décédé, sur la musique sont aussi très instructifs.
@Pierre Beethoven a intimidé tout le monde parce que sa musique est faite d’intimidation. Il n’est pas donné à tout le monde d’intimider par la musique. Mais désolé pierre , je ne suis pas d’accord avec vous concernant Haydn. Écoutez attentivement sa musique et vous verrez que malgré sa structure sans faille elle contient une impuissance intrinsèque émotionnelle qui est du à l’incapacité de Haydn de faire correspondre sa connaissance étonnante de la structure musicale avec le matériau émotionnelle requis.
Vous parlez avec raison des oratorios où sa puissance ou plutôt son impuissance se révèle le plus remarquablement. Dans ce domaine Haendel lui est largement supérieur.
Quant à mon amour de Mozart il ne vient pas comme par hasard mais par une étude attentive et par études j’entends écoute, de ses oeuvres , je veux bien sûr parler de celle des dernières années.
Si vous êtes un amateur d’opéra et d’opéra de Mozart je vous conseille de lire le livre extraordinaire de Jean-Victor hocquard sur les derniers opéra de Mozart. Il est fait une analyse exhaustive de la dynamique des thèmes employé de l’incroyable théâtralisation non seulement de l’action mais aussi de la pensée des personnages par la musique.
@Fergus vous plaisantez Fergus !
Schubert plus grand que Chopin ?
Je suis désolée d’être un tantinet arrogant mais je crois que vous avez encore des choses à apprendre en ce qui concerne la musique.
Schubert est resté quasiment constant dans sa « moyenneté ».
Pourquoi ? Parce qu’il ne sais pas faire des progrès contrairement à un Beethoven un Mozart ( le Speedy Gonzales de l’apprentissage et du progrès dans l’art de la musique) ou un Bach.
Haydn est du même tonneau. Quand on écoute sa musique que ce soit ses quatuors où ses symphonies on est saisi par la légèreté de l’architecture rigoureuse mais aussi par le peu de consistance de la puissance émotionnelle de sa musique. Elle en devient très artificielle. Haydn n’a fait que peu de progrès pendant toutes ces années de composition alors que Mozart à en 2, 3 ans fait autant de progrès qu’Haydn en 20 ans !
En 1789 Mozart s’est lancer dans l’étude de l’ œuvre de Bach pour y découvrir quelque chose de nouveau.
Et il a dit « c’est encore dans ce vieux maître que l’on trouve quelque chose de puissant et de nouveau ».