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  • lagabe 7 mai 2012 09:10

    totalement d’accord avec vous , la justice passera à coté



  • lagabe 4 mai 2012 12:27

    on dirait le même discours



  • lagabe 4 mai 2012 12:26

    oui mais fallait faire ça , y a 35 ans , dans les années 80
    discours de mélenchon

    Je propose d’inscrire dans la Constitution ce que nous appelons la « règle verte », qui protège la planète, plutôt que la règle d’or qui saccage toutes les protections sociales. C’est dire que nous aurons un modèle productif et d’échan­ges nouveaux. Pour, y parvenir, il faudra donc un grand effort d’invention, d’innovations techni­ques, une véritable bifurcation qui fait appel à des investissements matériels et humains massifs. Nous nous soucierons à chaque endroit, chaque localité, chaque production de faire en sorte que la façon de produire et d’échanger ne coûte pas plus à la Terre que ce qu’elle est capable de reconstituer : voilà ce qu’est la règle verte. La France serait le premier pays au monde qui choisirait d’acquitter sa dette écologique. Nous, Français, nous avons une responsabilité à l’égard de l’écosystème et devant l’humanité universelle : si tout le monde vivait comme nous, il faudrait alors deux planètes et demie pour y pourvoir !

    Comment s’y prendre pour réussir cette transi­tion ? Face à la tyrannie du productivisme, nous proposons la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’inté­rêt général de l’humanité et de l’impact de l’activi­ té économique sur l’écosystème. Elle permettra de préciser les orientations et les investissements pu­blics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable, créateur d’emplois et facteur d’égalité sociale. Elle s’appuiera sur un plan écologique débattu et voté au Parlement, assorti d’une loi de programmation financière. Elle impliquera les citoyens eux-mêmes dans les grands choix du pays : ainsi, sur la question du nucléaire, le peuple devra trancher par référendum.

    Pour agir tout de suite, le Front de gauche appli­quera un moratoire à toutes les politiques de déré­glementation de l’énergie. Nous mettrons en place un plan de financement pour la sobriété et l’efficacité énergétiques et pour la diversification des sources d’énergie. Nous créerons un Pôle public de l’eau pour une gestion dans l’intérêt général et non dans le seul but d’enrichir des sociétés privées qui exploitent cette ressource fondamentale et pratiquent des prix injustifiés : les premiers mètres cubes seront gratuits car l’eau comme l’air sont vitaux et ne se marchandent pas ! Nous empêcherons l’exploitation des gaz de schiste, qui menace l’équilibre des sols et des réserves d’eau. Pour offrir au grand nombre une alimentation saine, nous romprons avec le pro­ductivisme en soutenant l’agriculture paysanne. Enfin, il est urgent de changer radicalement le mode de transport et d’en finir avec le tout-camion, destructeur des hommes, des infrastructures et de l’air que nous respirons. Le ferroutage de toutes les traversées du pays entre frontières doit être réalisé en cinq ans !

    Qu’on ne me dise pas qu’il y a plus urgent. Ce n’est pas vrai ! La catastrophe écologique s’avance. Nous devons y faire face, et c’est un moyen de construire une société de progrès humain et d’intelligence collective. Voilà le beau défi que je propose de relever. Il s’adresse spécialement à la jeune génération et aux travailleurs expérimentés, femmes et hommes, ingénieurs, ouvriers et techniciens qui sont tous disponibles pour mettre leur savoir-faire au service

    d’une grande ambition collective.



  • lagabe 4 mai 2012 12:08

    les enfants croient au père Noël , les adultes votent Pierre Desproges



  • lagabe 4 mai 2012 12:06

    //C:%5CDOCUME%7E1%5CGABAIX%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_image001.gif" height="2" width="522">LE samedi 6 avril 1974, l’agronome René Dumont, toujours en va­drouille aux quatre coins de la planète, revient d’Alger. A l’aé­roport d’Orly, où il débarque en djellaba, deux hommes l’attendent, Georges Krassovsky et Brice Lalonde. Ils lui expli­quent que, Pompidou venant de défuncter subitement et l’élection présidentielle appro­chant, le mouvement école tout juste naissant a décidé d’y participer et que ses représen­tants ne voient qu’un seul candidat possible : lui. Dumont demande une nuit de réflexion, au terme de laquelle il accepte.

    Certes, il ne fait pas l’una­nimité chez les écolos : « L’on sent que M. Dumont est un converti de fraîche date », fait remarquer le précurseur Bernard Charbonneau, dans « La Gueule ouverte » (n° 21). Mais, ayant découvert sur le tard les méfaits du productivisme et de l’agriculture moderne, Dumont a fait son mea culpa et a livré, dans « L’utopie ou la mort », une critique argumentée, éco­logique, tiers-mondiste du monde comme il va.

    Au cours de sa brève cam­pagne, Dumont dénonce «  la poursuite absurde de la crois­sance industrielle » et lance en feu d’artifice une série d’idées nouvelles. Rechercher un type de société à basse consomma­tion d’énergie. Construire de nouvelles villes ne dépassant pas 100 000 habitants (« Au-delà, les inconvénients l’em­portent sur les avantages »). Arrêter les industries d’armement. Restreindre « la cons­truction démente de voitures in­dividuelles  ». Réduire la durée du travail : « En se contentant du niveau de vie de 1920, avec l’équipement de production dont nous disposons au­jourd’hui, il suffirait de tra­vailler quatre heures par jour, de 25 à 40 ans  ». Manger moins de viande (« Pourquoi fabriquer des protéines avec les pro­téines ? C’est absurde  »). Sup­primer la publicité. Bloquer la croissance de consommation énergétique (« En doublant tous les dix ans, elle nous condamne à recourir à l’éner­gie nucléaire  »). Réduire la croissance de la population dans les pays riches en supprimant les allocations familiales après le deuxième enfant. Diminuer les pouvoirs de l’Etat et des bureaucrates. Décréter la croissance zéro de l’agglo­mération parisienne. Empê­cher la spéculation foncière en municipalisant les sols. Enga­ger partout la plus grande au­tonomie possible de toutes les entreprises, de toutes les ré­gions, communes, de tous quar­tiers, villages : « Il est très im­portant que les gens participent aux décisions qui les concer­nent. » Obtenir, notamment d’EDF, une gestion tripartite : les consommateurs, les ingé­nieurs et les ouvriers (et les re­présentants de l’intérêt natio­nal). Instaurer une médecine préventive : « 80 % des médi­caments sont inutiles  !  » Refu­ser toute centrale nucléaire. Stopper le bétonnage des terres fertiles. « L’écologie implique un changement complet des structures de production. »

    Comme on le voit, il y avait à boire et à manger. Pourquoi ce bref rappel historique ? Sim­plement pour montrer que, il y a trente-huit ans, l’écologie po­litique était plus radicale, of­fensive, inventive que celle d’aujourd’hui. Celle qu’incarne Eva Joly, qu’on entend si peu et mal qu’elle a, nous dit « Le Monde  » (29/1), «  disparu des radars de la présidentielle »...

    Jean-Luc Porquet

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