L’auteur ne fait que vivre et régurgiter le mythe libéral : on a pas assez d’argent pour payer les retraites.
C’est... juste une contre-vérité. Un mensonge. Une tromperie. L’auteur fait comme les autres, il répète et ne consulte pas les faits, pourtant disponibles aisément : - Le PIB a été multiplié par 4 entre 1980 et 2011 - le RNB / Habitant dollars PPA a été multiplié par 3 entre 1980 et 2011. On manque d’argent ? Vraiment ? Ou est-ce juste qu’il est parti dans les revenus financiers de quelques uns au détriment des salaires d’une majorité ?
N’oublions pas que le système de retraite, la sécurité sociale et les allocations chômages sont financés par les COTISATIONS SOCIALES, depuis appelée « charges sociales » par les libéraux et que pour « relancer l’économie » avec une efficacité des plus douteuses, les gouvernements successifs ont diminué les charges sociales, enfin, de leur vrai nom « COTISATIONS sociales »
Et oui, les charges sociales, ce n’est pas une charge, que ce soit pour l’entreprise ou pour le salarié. C’est le financement d’un système qui est pour le bien commun de tous. Lutter contre la pauvreté, lisser les inégalités sociales, augmenter le bien-être de la population et augmenter sa sécurité, bien plus efficacement que des caméras de sécurités, des radars et des flics à tous les coins de rue.
Étrangement, suite à 30 ans de diminutions des charges sociales, on manque d’argent pour financer la sécurité sociale, les retraites et le chômage. Sérieusement ? Est-ce étonnant ? Et la baisse du chômage, on attend toujours ! Ici, je vois que la pauvreté qui s’installe durablement dans nos pays européens...
Le discours libéral dominant a bien empoisonné l’esprit de l’auteur, il me semble. L’auteur a raté une étape, fondatrice dans la crise, la perte du pouvoir régalien de battre monnaie.
Avant, l’état dit « providence » battait sa propre monnaie et investissait, surtout en période de crise, dans l’économie réelle, argent emprunté à 1% d’intérêt à sa banque centrale. l’inflation oscillait entre 5% et 15% (de mémoire) et 99% de la population s’en fichait éperdument... les salaires étaient indexés sur l’inflation. les emprunteurs adoraient ! Seuls les rentiers pleuraient et étaient forcés d’investir dans l’économie réelle, la finance ne permettant pas des gains aussi importants. C’était ainsi pendant les 30 glorieuses.
Quand les états ont payés pour les banques, depuis 2008, ils empruntent a un taux entre 2% et 15% aux marchés obligataires, surtout aux.. banques... qui n’ont pas l’argent, et qui l’empruntent à 1% d’intérêt ou moins à la BCE. Avec une inflation autour de 2% qui n’allège absolument pas le poids de la dette et qui permet aux rentiers d’avoir des revenus supérieurs dans la finance plutôt que dans l’économie réelle, qui est en récession.
L’auteur n’a pas remarqué la différence notable entre avant et maintenant, il n’a pas lu ’article 123 du traité de Lisbonne« et sa version originale dans le traité de Maastricht. Peut-être remarquera-t-il maintenant à quel point la différence était énorme, au niveau du coût pour l’état, et donc POUR NOUS TOUS, car, l’état, c’est... nous in fine.
J’aimerais poser une question : »les impôts financent les dépenses du trésor public« ou »les dépenses du trésor public financent les impôts" ? Quelqu’un qui raisonne comme le discours dominant le désire pense que c’est la première affirmation qui est vrai. Quand l’État, souverain, bat sa monnaie... c’est la deuxième qui est vrai. Il est facile de croire fondé une analogie entre un état et une entreprise ou un ménage. Mais un État est souverain. Pas une entreprise ou un ménage. celui qui affirme le contraire est une personne qui doit réviser ce qui constitue l’acte de création monétaire.
Pour conclure, j’aimerais rappeler une chose fondamentale : il est faux de dire que les états manquent d’argent. Les états n’ont JAMAIS produit autant de richesse dans l’histoire de l’humanité. Jamais. Ou sont passés les richesses ?
Et bien, Nicolas doit bien encourager l’état français à donner plein d’argent public à ses potes marchands d’arme (Dassault, Lagardère...). Car c’est les seuls gagnants d’une guerre. Sérieux ! Comment cela se fait que l’on chasse des pauvres chômeurs alors que de telles sociétés sont les plus grands assistés, avec les banques, de nos pays européens. Les montants qu’on leur donne sont sans commune mesures avec les supposées « fraudes » des pauvres...
Enfin, après la guerre du Golfe, et ses armes de destructions massives fabriquées de toute pièce, il faudrait croire à ce qu’ils nous racontent ? Un peu comme Kadafi ? En place depuis 50 ans ? Et on découvre tout à coup... qu’ils seraient des méchants ? Après leur avoir vendu des armes, on en achète aux mêmes pour casser les armes déjà vendue ? Comme l’impression que nous marchands d’arme se font payer plusieurs fois la...
Il n’y a pas de paresseux. Il n’y a pas de travail pour tout le monde. Le progrès technique a tellement augmenté la productivité, que l’invention de nouveaux besoins ne peut combler la diminution de nombre de postes à pourvoir.
Notre modèle socio-économique, en plus d’être injuste, destructeur et polluant date du 19eme siècle et refuse de laisser la place à un modèle du 21eme siècle. La richesse produite par les états européens a été multipliée par 4 entre 1980 et 2011. Nous avons les richesses pour mettre en place une société de loisir, ou nous n’avons pas besoin de beaucoup travailler, l’essentiel étant fait par des machines. Mais pour cela, il faut... changer les mentalitées.
Il y a une chose à dire très importante sur le marché intérieur européen :
Article 63 (ex-article 56 TCE) 1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. 2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
Et oui, c’est OPEN BAR pour... les pays tiers. C’est à dire qui ne sont pas dans l’union européenne. C’est un marché commun dans lequel tout le monde peut faire n’importe quoi, notamment quand ils ne sont liés d’aucune façon à l’Europe. La libre circulation des capitaux et marchandises, c’est pour tout le monde, pas juste les européens.