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Léa Renoir - AgoraVox le média citoyen

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Léa Renoir

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Vous voulez savoir qui je suis ? C'est simple, un jour j'ai mis l'académie traditionnelle de côté. Pour une liberté absolue. J'aime l'école de la vie, les expériences, les drames, les cailloux dans les chaussures. Rebelle passionnée, décloisonnée, j'ai écrit partout où l'on sème des mots, des luttes en corps de rêves... Nouvelle aventurière des étoiles, j'adore briser les certitudes et chercher des alternatives. Ici je veux partager avec vous toutes mes trouvailles littéraires et artistiques... Et plus... alors offrons aux rebelles le lieu de leur indépendance... Ma photo est à l'image de qui je suis, réalisée par un artiste des rues parisiennes. 

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  • Premier article le 15/05/2024
  • Modérateur depuis le 06/03/2025
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Derniers commentaires



  • Léa Renoir Léa Renoir 27 novembre 2025 11:18

    @Étirév Merci....



  • Léa Renoir Léa Renoir 14 octobre 2025 06:19

    @LeMerou
     smiley) C’est justement le danger... 



  • Léa Renoir Léa Renoir 14 octobre 2025 06:18

    @confiture smiley



  • Léa Renoir Léa Renoir 14 octobre 2025 06:15

    @LeMerou

    Merci pour votre lecture attentive et pour votre remarque très juste. Vous avez raison : cette dépendance ne date pas d’hier. Elle plonge ses racines dans l’après-guerre, lorsque les États-Unis se sont imposés comme « protecteurs » du monde libre, un rôle que beaucoup de pays, Australie en tête, mais aussi une bonne partie de l’Europe, ont accepté avec soulagement.

    Ce que souligne Andrew Fowler, et ce que j’ai voulu pointer dans l’article, ce n’est pas tant l’existence historique de cette dépendance que son acceptation docile aujourd’hui, dans un monde profondément transformé.
    Autrement dit : il ne s’agit plus seulement de sécurité, mais de choix politique et de volonté d’indépendance.

    Vous évoquez fort justement le chien et son maître. Fowler dirait sans doute que le maître a changé de nature : il nourrit toujours, mais il surveille, impose, contrôle, jusqu’à rendre inutile tout réflexe d’autonomie. Et c’est bien là le danger : quand la dépendance devient une habitude, on cesse d’imaginer une alternative.

    Quant à la France, vous avez raison encore, croire qu’un contrat industriel pouvait rééquilibrer un siècle d’alignement anglo-saxon relevait presque du rêve. Mais c’est ce rêve, aussi naïf soit-il, qui méritait d’être tenté : celui d’une coopération fondée sur la réciprocité, et non sur la vassalité.

    Atomisé, au fond, pose cette question dérangeante : à quel moment avons-nous cessé d’essayer ?



  • Léa Renoir Léa Renoir 13 octobre 2025 18:39

    @Nicolas36

    Merci pour votre commentaire très documenté. Il est précieux, car il rappelle à juste titre le contexte historique de la Seconde Guerre mondiale et la peur fondatrice de l’Australie : celle de l’abandon.
    Oui, l’alliance américaine s’est construite sur cette mémoire collective, celle d’un pays qui, face à la menace japonaise, n’a dû son salut qu’à la flotte et aux Marines des États-Unis. C’est un fait indéniable.

    Mais c’est précisément là qu’Andrew Fowler frappe fort : il montre que ce traumatisme historique a été instrumentalisé par les élites politiques australiennes pour légitimer une dépendance devenue structurelle. Autrement dit, la peur du passé a été recyclée pour justifier l’allégeance du présent.

    Le livre démontre que l’AUKUS n’est pas seulement une décision de défense — c’est une décision d’abandon politique.
    Les États-Unis n’ont pas « protégé » l’Australie : ils l’ont enfermée dans un dispositif stratégique où elle perd toute capacité de choix autonome.

    Quant à la France, bien sûr qu’elle ne pouvait pas « protéger » l’Australie comme un allié nucléaire. Mais le contrat des sous-marins représentait autre chose : une tentative (fragile, certes) de bâtir un partenariat industriel et technologique non aligné. Ce projet n’était pas absurde ; il était simplement contraire aux intérêts américains.

    En somme, votre commentaire éclaire la racine historique du problème ; Fowler, lui, en révèle la mécanique contemporaine : comment une dépendance née d’un traumatisme légitime devient, à force d’être entretenue, une forme de servitude volontaire.

    Et c’est bien cette servitude-là que Atomisé met à nu : celle d’un pays qui croit choisir sa sécurité, alors qu’il ne fait que céder sa souveraineté.

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