Très juste analyse... j’ajoute que cette dissolution n’est absolument pas dans l’esprit gaullien des institutions de la Cinquième, cf. mon court apport à la réflexion : « Macron à bout de souffle »
Cela me replonge au moment où j’ai découvert l’horreur en train de se commettre. Le 22 mai 1994, depuis une boîte de nuit dans laquelle j’avais pris l’habitude de griffonner, je confiais :
"Ce soir, encore une fois, le Rwanda à l’honneur sur
les planches de Big Média avec
ses monceaux de cadavres. Le reportage de TF1 montre en préliminaires les beautés du pays avec ses chutes
abondantes, sa nature grasse et féerique. L’image suivante cristallise d’un
coup la nausée : des corps d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards
nus flottent, charognes imbibées, dans les eaux bouillonnantes. A hurler, à
crever de douleur, tellement l’outrage à la nature humaine est profond.
Barbarie programmée, massacres systématisés : il nous faut bouffer de ces
irréductibles bastions de charcutage pour saisir le penchant premier de l’homme
et admettre que cette déliquescence peut atteindre et anéantir n’importe quelle
civilisation, quel que soit le stade de son évolution.
Griffonner, au
rythme des balancements endiablés, sur ce drame directos issu de la Terreur la
plus définitive : pour un contraste, il est maousse, mes frères.
Confortable sous les sunlights, je songe aux épreuves morbides de ce peuple.
Ici on danse, on
boit, on fume, on s’observe pour l’éventuelle fornication, on cultive ses
plaisirs. Là-bas, on n’attend que la seconde qui suit pour éviter de rejoindre
les charniers flottants ou les à-côtés cadavériques. Atrocités qui hantent tout
un chacun.
Nous avons aussi notre lot d’horreurs au seuil de la
CEE. La feue Yougoslavie connaît toujours de funestes
soubresauts.
Et Prince bat la
mesure. Les Kiss ont leurs
contrées de prédilection, les coups de machettes ont les leurs. A chacun ses
dérives..." (Journal à œillères— 1994 — Au Purgatoire)
@mmbbb A suivre votre logique, il faudrait ne plus aspirer à rien parce que le monde a sa part de sagouins ? Visons le nihilisme dans ce cas.
Je circule à vélo’v, respecte les feux tout comme les priorités à droite et ne roule pas sur les trottoirs, je n’ai donc aucune leçon de civisme à recevoir. Quand je vais au parc de la Tête d’Or, si j’ai quelque chose à jeter, je vais évidemment le mettre dans une poubelle prévue à cet effet. Etc.
Je ne crois pas que ceux qui réclament des espaces verts et ceux qui les dégradent soient les mêmes, mais si c’est le cas, alors conchions-les ensemble ! Admettez la diversité, du vice à la vertu. Alors oui, je réclame du végétal pour pour ce coin de Lyon, que vous soyez las ou pas...
@Fergus Merci pour votre réaction. Je n’ai pu l’illustrer comme je le souhaitais suite à un problème technique, notamment une photo des bâtiments classés de l’école élémentaire qui vont devoir subir cette massive présence.