@Fergus ... Bonjour. Ne régulons absolument rien, laissons les faire ! Je dis et maintiens que je ne conseillerais aujourd’hui, AUCUN pays à mes Enfants, alors que j’ai rêvé mille fois de partager des émotions lointaines avec eux. Aller s’entasser où ? Supporter qui ? Combien ? Quelles normes, parce qu’ils faut bien les protéger des tracasseries liées à toute aventure - dont un voyageur aguerri sait qu’elles commencent dès le tout premier Transport. Qu’on me face l’article sur l’article en globish au fin fond de l’Amsud ? Des exemples par millions, Fergus, j’en prendrais un « global » que je pense explicite. Pour moi, les dragons de Komodo, restaient un souvenir de l’épique époque de feu Christian Züber et ô grand jamais ne me serait venu l’idée d’aller les prendre en selfie groupé. Manque réparé par le bras armé du capital, via ses porte-conteneurs à touristes manquant d’images pour épater leur smala sur FB. Un ponton a suffit pour que les dinosaures se retrouvent aussi sur Instagrammes avec quelques désastreuses face d’en.dimanchés. Vivement que les varans aient leur droit à l’image rémunéré, que tout le monde profite de l’aubaine de la globalisation des émotions photographiables sur Terre. Mars est promise à TOUTES & TOUS évidemment, ils doivent déjà préparer une appli démocrato-géographique avec sa sacro-sainte adresse GPS, indispensable aux caduques et aux débutants, comme disait l’autre ...
Bonjour. Merci à l’Auteur, c’est aussi didactique, que bien enlevé. Doit-on dès à présent ajouter une lettre à GAFAM ? Ou s’arrangeront-ils entre eux, dans une big party-data ?
@velosolex et Fergus. Bonjour. Je mets mes pas dans ceux de Velosolex, citant le propos du fil de Fergus : « Gageons que l’inscription du site au Patrimoine mondial encouragera de nouveaux visiteurs à découvrir in situ ... ».
Aïe ! Fergus, ça m’a piqué et je vais décrire brièvement cette morsure.
J’ai passé trente années professionnelles à parcourir le Globe, je me
suis rincé les yeux, j’ai mené mon estomac dans des contrées divinement
barbares, j’ai été amoureux plus souvent qu’à mon tour pour au moins
trois Vies. Bref, sans rentrer dans les détails, j’ai bouffé le monde
par les deux bouts et découvert des monceaux de merveilles d’une confondante banalité pour l’autochtone. Hors UE, j’ai même mesuré encore mieux qu’Albert, la
relativité du temps. D’autant que le Voyageur Professionnel Solo, se
fait offrir de bouche-à-oreille quelques découvertes locales
inaccessibles au Routard, même avec son guide. Puis
cette passion des voyages s’est étiolée avant de totalement s’évaporer
et j’y cherchais de furieuses explications. L’âge, la fatigue, le boulot
? Peut-être. Les p. de formalités aéroportuaires post onze septembre ?
Assurément l’impact était fort, mais pas suffisant. Comment étais-je
arrivé à cette stupide incapacité ? Pourquoi visionner tout reportage
d’endroits sublimes m’ayant transcendés me filait de télévisuelles nausées ? Puis un jour par la seule grâce de la littérature (bout bas si tu nous lis) sous la plume d’un être savant probablement illuminé
par la grâce d’une Muse de voyages, j’ai affreusement tout compris en lisant ceci : « L’avènement du tourisme de masse, en tuant la possibilité d’un ailleurs, a rendu le voyage impossible ».
Ca fait plusieurs années que j’ai pris ça en pleine face et je continue
néanmoins patiemment à décortiquer cette phrase, ô combien globale, désespérément universelle, jusqu’à la fin de la nuit des temps ...
@Paul Leleu ... Bonsoir. Tel Monsieur Jourdain, j’étais haut-bourgeois. Les bras m’en sont tombés. Si j’avais su je serais allé voter (et pas n’importe, du Fillon examiné). Par contre ce « bas-peuple » auquel s’adresseraient les deux égoutiers en pâte Fimo doit probablement être une bonne douzaine d’étages sous le statut des Irulas en Inde, déjà pas vernis par le destin, qui là-bas a encore tout son sens. S’il n’y avait qu’un seul message à faire passer aux deux unicellulaires en phase de prototypage avant cuisson, se serait clairement : « Vas-y cousin, fume le ! » Mais serais-je suffisamment audible, pour garantir l’extermination du binôme ? Un bon Bescherelle de 72 enfoncé au marteau entre les cotes flottantes (colle en tas n’a pas encore les droits). Et je découvre en plus ce nouveau concept sous votre clavier, une esthétique socialement transposée. A-t-on des nouvelles de Lepage ?