Analyser tout ce qui n’est pas du comportementalisme exclusif et acharné comme des errements a déjà enfermé le 3° plan autisme dans sa tour d’ivoire, exigeant l’impossible, l’alignement de toutes les energies sur une seule option, quand il faut les fédérer le plus largement possible.
Vouloir faire de même avec la 4° ne présage rien de bon. Le comportementalisme se defend tres bien tout seul, il n’est nul besoin d’en faire un credo de la seule vraie foi, avec excommunication à la clé pour les mécréants, en l’attente du bûcher pour les hérétiques persistants.
Pour les autistes adultes il n’existe pratiquent rien, ou si peu, alors toutes les initiatives qui comblent ce vide doivent être bienvenues, pour peu qu’elles s’inscrivent dans un cadre cohérent et respectent les recommandations de bonnes pratique en vigueur. Décourager les vocations en organisant l’inquisition de la Vrai Foi Comportementaliste n’est sans doute pas LA chose à faire en premier.
Ce sera du reste sur ce point qu’on pourra savoir a l’avance si ce 4° plan fonctionnera ou, comme le précédent, sera un coup d’épée dans l’eau.
ABA n’est pas un traitement miraculeux, raison de plus pour le rendre obligatoire, et pour interdire tous les autres, qui n’ont montré aucun resultats probants, et n’autont ainsi pas l’occasion d’en démonter davantage.
Il coute cher, tant mieux. Fermons les ,hopitaux psychiatriques de jour, ouvrons des ABAttoirs, partout, éduquons, éduquons, éduquons.
La fin de l’âge des dinosaures merite bien ça, vivent les temps nouveaux.
@Rincevent
Les interventions comportementales telles l’ABA c’est tout sauf bref, c’est intensif et long donc très cher. .
Quant à preserver une clientèle, celle des autistes n’est guère courue, croyez moi... Non, c’est bien autre chose, c’est dans la tête, le cerveau peut être, faudrait y aller voir...
Ça marche toujours, l’autisme, la psychanalyse, l’argent, les méthodes comportementales miraculeusement actives qu’un lobby à l’influence occulte empêcherait de prodiguer ses extraordinaires résultats....
Quel roman merveilleux, un vrai feuilleton, encore, encore, la suite, quand le Comte de Monte Cristo abattra-t-il les comploteurs ?
Le débat me parait un peu stérile : la définition de l’autisme a changé au cours des ans, et différemment selon les pays. Les USA, imité par le quasi reste du monde a pris le parti d’élargir la définition pour y faire entrer un grand nombre de personnes, utilisant pour cela une caractérisation permettant d’agglomérer l’ancien autisme décrit par Kanner, et le syndrome décrit par Asperger, la triade décrite par Lorna Wing, principale actrice de la relance du syndrome d’Asperger dans les années 80. En France, pour décrire ces états, on a utilisé une palette de termes : psychose infantile, dysharmonie d’évolution, etc. Alors vrai ou faux autisme, ça dépend tout à fait du choix opéré. Car il s’agit d’un choix, d’un choix subjectif, même si il possède une rationalité, choix qui est affaire de conscience, et pas de science, et peut être parfois affaire de majorité d’opinion. Alors, je ne doute pas que vous soyez autiste selon DSM (IV ou 5), CIM (10 ou 11), et je ne doute pas non plus que cela pusse parfois vous gêner dans votre vie quotidienne, et pas plus que vous ne puissiez scinder cet autisme-DSM5 de vous-même, et pas davantage que ce diagnostic vous soulage, vous indiquant en particulier que vous n’êtes pas seule dans votre style de personne. En ceci, je ne partage certainement pas la stigmatisation du « communautarisme », qui peut être entraide et soulagement. Las, Hochmann reste français, trop français, et devrait bien s’inspirer de l’usage étranger, et en particulier américain des « communautés ». Et il ne devrait pas manquer de vous entendre sur ce point Alors, vrai ou faux autisme ? It’s up to you.... Sauf que, pour le coup, on finit par oublier les autres autistes moins bien lotis peut être, qui ne parle pas, sont traversés par les stéréotypies, les troubles du comportement, l’automutilation, les transports d’angoisse constants, qui crient, se reconnaissent au premier coup d’oeil, ne peuvent vivre, s’habiller, manger, se promenee seuls. Cela sont AUSSi des autistes, même s’ils ne peuvent revendiquer la diversité neurologique, et s’en foutent de la neurologie du reste, mais qui sont noyés dans la masse des autistes DSM 5....