Vous avez raison. C’est une course aux ressources naturelles tout azimut. Le petrole est egalement abondant au Groenland. Reste a savoir comment la France va s’employer pour securiser ses approvisionnements a l’avenir. La creation d’entreprises de negoce est une solution, mais elle pourrait ne pas etre suffisante a long terme puisqu’il s’agit aussi de securiser les approvisionnements a des couts bas.
La creation d’un champion national, voire europeen qui aurait des exploitations sur tous les continents du monde peut etre une solution. A condition de s’engager tres vite puisqu’il faut en moyenne 8 ans de demarche pour commencer a exploiter une mine.
Je suis d’accord
sur beaucoup de critiques à l’encontre de l’UE. Mais souvent on oublie de dire
que la crise que traverse les pays « anciennement industrialisés » a débuté
dans les années 70 avec l’entrée dans le commerce international de nouveaux
concurrents, les NPI, puis la Chine, l’Inde, le Brésil, etc. En plus de ça, on
a déréglementé le marché financier international, un projet néolibéral né dans
les tiroirs de Thatcher et de Reagan et qui a été imposé d’une manière ou d’une
autre a quasiment toutes les régions du monde. Reformer le système financier et
commercial international ne passe pas nécessairement par la destruction de l’Union
européenne.
Evidemment que le
quantitative easing est très néfaste pour l’économie américaine et mondiale,
mais c’est le niveau d’endettement de l’économie américaine qui a mené à cette
situation. Cette politique de facilitation des liquidités a toujours été pratiquée
en France (jusqu’a la creation de la BCE) et applaudi, alors pourquoi critiquer les USA ? Après tout ils
tentent de sauver ce qui peut encore l’être chez eux sans penser aux conséquences
mondiales (une habitude américaine sans doute).
Sans soutien de la FED, les américains
auraient déjà tout perdu avec l’explosion du secteur bancaire et financier et
la fin de leur monnaie chérie. Les USA ne font que gagner du temps en attendant
une probable implosion de l’UE ou de la dette chinoise.
La solution la
plus appropriée est celle d’un défaut de paiement de la Grèce sur une partie de sa dette
dans le cadre d’un accord global entre les Etats membres de l’Union européenne.
Cela permettrait à la Grèce de partager son fardeau avec les banques qui ont
ces derniers mois fortement augmenté leur prime de risque sur le pays et donc engendré
des bénéfices énormes. C’est un processus nécessaire qui va prendre du temps
car tous les pays europeens en crise voudront avoir de pareils avantages et cela sans
froisser le secteur financier et bancaire dont de nombreux pays européens ont
encore besoin.