Sur les durées des recherches : attention je ne veux pas être méprisant. Je vous cite un exemple : si je modélise un phénomène donné, souvent, cela peut prendre bien moins de temps que si je l’étudie et l’observe. La seconde voix sera sans doute moins facile à valoriser en terme quantitatif malheureusement. La publication au fil des études, pour être efficace, demande souvent un saucissonage budgetaire, thematique et logistique que je trouve peu souhaitable. Cela dit, comme vous le dites, dans le privé les choses peuvent paraitre différentes, et je ne suis pas en connaissance de cause pour en parler, merci donc de votre réponse (j’ai volontairement évité le sujet).
En aucun cas je n’ai parlé d’étude « bidon ». Mais des études théoriques sans validation, ça existe, c est tres fréquent, et ça se publie bien. Pour les choses sans intérêt, je maintiens un peu : si vous « reviewez », vous avez peut etre deja vu passer des papiers pas interessants ou pas nouveau, malheureusement, ça se publie aussi beaucoup (pression sur le nombre de publi oblige, dans le public au moins, pour vous je ne sais pas).
Pour les financements, ça peut dépendre des secteurs. Il est nombre de secteurs où les financements du privé sont ... inexistants. Reste le mécénat, en effet. Je suis conscient de mon point de vue très partiel, la diversité des situation est peut être mal représentée dans mon propos.
Assez d’accord avec vos ajouts . Je n’ai pas voulu m’appesantir sur le cas des labos universitaires, mais comme je le disais, ils ont des problèmes autrement plus compliqués que les instituts. Sauf que bien sur, la plupart de ces labos sont en UMR (unité partagée entre un institut au moins et l université), donc ça rejaillit sur les instituts.
Sur les statuts, on pourrait discuter, mais la, la toute puissance des syndicats sous représentés constitue un frein important à toute évolution. Attention, mon discours n’est pas de dire il faut privatiser ou autre, c ’est juste réfléchir au statut. Exemple : si on demande à un institut de rapporcher ses statuts du milieu universitaire, les syndicats dudit institut vont défendre leurs adhérents (et c est bien normal) mais ils le font au dépend de considérations plus générales sur le fonctionnement de la recherche.
A peu pres d’accord avec vous, cela dépend beacoup des secteurs, même si le 20 % me parait optimiste, mais mon point, c ’est que cela est en augmentation, et c’est ça qui est inquiétant, alors qu’on a en même temps de plus en plus d’administratifs autour de la recherche, cherchez l’erreur. Si les chercheurs passaient tous 80 % de leur temps a faire de la recherche, je crois qu’ils seraient quasiment tous parfaitement contents, et on le dirait .
Côté usine ... en ai-je parlé ? Mon raisonnement vaut pour une durée de travail normale. Je ne suis volontairement pas rentré dans cet aspect, car si les chercheurs sont en grande majorité des fonctionnaires, je doute qu’ils comptent fortement leurs heures sup. Cela dit, et la encore c’est etrange, le suivi du temps de travail s’est introduit dans nos instituts, et cela, ce n’est pas très bon pour la performance non plus, sauf si on fait l’hypothèse que le chercheur travaille (travaillait ?) en moyenne moins que ses 35 heures légales. Vous y croyez vous ? Moi je n’en suis pas sur