Un jour un musulman a qui je faisais visiter une synagogue me demanda comment l’on récitait la Torah !
Grand fut son incompréhension lorsque je lui répondis que l’on ne récite pas la Torah dans le Judaisme, on l’étudie !
Le Judaisme est un anti-littéralisme, la base du judaïsme est non pas le religieux, mais l’étude.
Le but est non pas de connaître, mais d’apprendre. On apprend à tout âge. Si l’on n’apprend pas, on se sclérose, tant au niveau individuel que collectif. C’est pourquoi la première chose qui guide une communauté juive, c’est qu’elle dispose d’un lieu d’étude.
Quand on ne connait rien au Judaisme on évite de se ridiculiser.
Le premier souci de l’enseignement du Judaisme n’est pas celui de l’existence de Dieu, d’un théisme par rapport à un athéisme, mais plutôt la lutte contre l’idolâtrie.
Or il y a un danger d’idolâtrie dans tout théisme. Tout théisme est une idolâtrie, car l’expression le signifie et, par là, le fige ; sauf si, d’une certaine façon, son discours se nie lui-même et devient donc athée.
Autrement dit, les paradoxes du langage et de ses significations sont tels que le seul discours sur Dieu qui ne soit pas idolâtre ne peut être qu’un discours athée. Ou encore, que dans tout discours le seul Dieu qui ne soit pas une idole est un Dieu qui ne soit pas un Dieu.
Tous les maîtres de la pensée juive, depuis les prophètes jusqu’aux maîtres contemporains, ont compris cela.
Lisez donc Rabbi Marc-Alain Ouaknin, La Philosophie du Talmud,
Le député-maire Claude Goasguen (Les Républicains) a interpellé mardi le ministère des Affaires étrangères après le vote de la France en faveur d’une résolution antijuive approuvée par l’UNESCO.
« J’interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les raisons qui ont conduit la France à voter en faveur d’une résolution du conseil exécutif de l’UNESCO visant à nier tous lien historique entre le peuple juif et plusieurs sites sacrés à Jérusalem », a écrit le député dans une question adressée au ministre Jean-Claude Ayrault.
« Cette nouvelle a suscité beaucoup de réprobations, au-delà même de la communauté juive, chez ceux pour lesquels l’histoire ne peut faire l’objet de falsifications aussi grossières. Beaucoup ont eu le sentiment que la France ne semblait même plus en mesure d’imposer la vérité historique à l’UNESCO, à l’inverse des autres pays occidentaux, devant la pression de certains états musulmans les plus extrémistes », poursuit le député du 16e arrondissement de Paris.
« Monsieur le Ministre, pouvez-vous et de manière motivée, exposer les raisons qui ont poussé la France à voter en faveur de cette résolution scandaleuse ? », interroge l’élu en conclusion.
Une lecture littérale de la Torah fait ressortir que la
plupart des personnes nommées dans la Bible hébraïque sont présentées
par leur seule ascendance paternelle. La charge sacerdotale et lévitique ne sont transmises que par le père. Les Samaritains continuent à pratiquer la patrilinéarité.
Le principe de la matrilinéarité aurait été introduit je pense au II siecle. Plusieurs raisons pouvant avoir justifié le choix d’une transmission matrilinéaire
l’explication biologique : l’identité de la mère
est certaine, celle du père peut être remise en question
l’explication sociologique : l’éducation est le fait de la mère. Selon ce point de vue, l’identité juive est fortement tributaire de l’éducation.
l’explication politique : au cours des guerres
judéo-romaines, les enfants de femmes juives violées par les Romains
étaient reconnus comme Juifs et non Romains.
l’explication démographique : de nombreux Juifs mouraient à la guerre, et il fut décidé de considérer comme Juifs les enfants nés de père étranger.
l’explication judiciaire : dans le droit romain,
les enfants nés de Romains et de mères illégitimes recevaient la
nationalité de la mère et étaient exclus de l’héritage du père et des
avantages conférés à sa nationalité romaine. Le droit talmudique serait
l’exact contre-pied de cette loi, en ce que la mère permettrait à l’enfant illégitime de jouir de ses droits de citoyen judéen.