"Je suis en colère parce que les enseignements que je vois tirés de ce
nouvel attentat ne me font pas penser que demain sera meilleur
qu’aujourd’hui…"
Vivre avec le terrorisme s’apprend et c’est un travail de longue
haleine.
Il faut enseigner la vigilance et les gestes qui sauvent très
tôt – probablement à partir du collège et certainement à partir du
Lycée. Il ne s’agit bien sûr pas de former des petits soldats mais tout
simplement de bons citoyens. Il faut rappeler que l’écrasante
majorité des victimes de ce type d’attentat meurent d’hémorragie.
Il est urgent de changer d’approche de la doctrine anti-terrorist. Dans ce type de terrorisme suicidaire et
apocalyptique l’attente c’est la mort certaine. Il faut accepter que dans certains
cas une intervention immédiate de forces de l’ordre déjà présente et
bien moins bien formées que le RAID et le GIGN peut être la moins
mauvaise des solutions.
Lorsque le commissaire de le BAC arrivé le premier sur les lieux au
Bataclan a été au contact des terroristes et en a abattu un sans
attendre les renforts, il a fait exactement ce que l’on attend des
forces de l’ordre dans une telle situation.
Le but n’est pas de transformer de simples gardiens de la paix en super-gendarmes
du GIGN, ni de jeunes étudiants en urgentistes mais on se
doit de commencer à changer les mentalités quand il s’agit du
terrorisme. car la crème de la crème de l’antiterrorisme ne sera pas toujours là au bon endroit au bon moment.
L’Etat islamique et ses adeptes ne sont pas une bande de psychopathes en
mal d’exaltation.
C’est un groupe religieux et militaire organisé,
disposant de dirigeants compétents avec une stratégie cohérente au
service de la guerre sainte.
L’Etat islamique est vraiment islamique.
L’Etat islamique est transnational et porteur d’un idéal sans concession
et sans compromis sur ce qu’est l’Islam « authentique », sur les
relations entre le sacré et le profane, sur la primauté du religieux sur
le politique. Une explication du tout, un totalitarisme au sens propre.
Dire le contraire est soit de la naïveté, soit de la complicité avec la volonté de cacher la vérité sous toutes sorte de complotismes.
Soyons clair dans la situation actuelle, nous ne pouvons pas gagner la guerre contre Daech.
Les raids aériens ne suffiront pas à vaincre l’État islamique et les troupes syriennes et irakiennes sont incapables de les repousser.
Depuis l’intervention russe, Daech n’ est pas vraiment en difficulté, il vient de démontrer en l’espace de deux
semaines sa capacité à frapper en France, au Liban, en Égypte et en
Jordanie.
Les Occidentaux, surtout les États-Unis, disposent d’une supériorité
militaire dans tous les domaines. Mais elle ne sert à rien ou presque parce que la volonté de s’en servir pleinement n’existe pas.
Est-il possible alors de trouver une voie négociée et dite politique ? difficile tant les exactions des deux côtés ont atteint un tel niveau dans
l’horreur et la barbarie.
C’est un grand spécialiste, la semaine dernière il affirmait que la cause du crash de l’Airbus russe ne pouvait être une bombe. Et en super spécialiste évoquer la piste de la prise de contrôle de l’avion par l’Unité 8200 de l’armée israélienne, stationnée au Kibboutz Urim, à 80 km au nord-nord-est du site du crash de l’avion. Évidement ça ne pouvait qu’etre les israéliens !
pas de chance pour le spécialiste, le directeur du
Service fédéral de sécurité (FSB) Alexandre Bortnikov a annoncé le 16
novembre au président russe Vladimir Poutine que l’Airbus A321 de la
compagnie aérienne Metrojet (Kogalymavia) s’était écrasé le 31 octobre
suite à l’explosion d’un engin explosif placé à bord.