Merci de vos précisions, cher Paul VILLACH. Ellles ont bien-sûr toute leur importance.
Je suis étonnée de la rage aveugle de notre interlocuteur, de son mépris inconditionnel du milieu des enseignants.Tant de virulence et de part-pris ne peuvent jouer en faveur d’une défense objective de l’enfant. Elle laisse supposer beaucoup trop de rancoeur personnelle.
Je crois avoir dit tout ce que j’avais à dire pour aller dans votre sens qui est celui de l’équité.
Soyez assuré de ma considération. Si j’avais eu l’aide d’une personne comme vous au bon moment, je n’aurais jamais quitté l’enseignement, qui peut être aussi, lorsqu’on n’est pas en butte à ce genre de personnes pleines de vindicte, un métier passionnant .
Je vous remercie d’avoir le courage d’opposer à l’esprit de vengeance, des principes sains et constructifs, ainsi qu’une bénéfique jurisprudence.
Je ne sais quelle sera l’issue du procès. Je souhaite pour mon collègue un jugement raisonné et non la hargne des loups.
Je vous quitte en vous remerciant. Mathilde Dubois.
Je n’agis pas par esprit corporatiste. Je défends des perincipes uniquement.
PAS D’ INSULTE à l’école, car l’insulte appelle les dérapages ! Elle est de toutes manières une circonstance atténuante quant au délit !
Autre principe:PRESOMPTION D’’INNOCENCEdu présumé coupable. Ce que la hiérarchie doit soutenir avant l’’instuction du procès n’est pas le coupable en lui-même mais le fait qu’’aucune preuve formelle n’ait encore été donnée de sa culpabilité ! Point barre !
Si vous aviez lu plus attentivement mon courrier vous aurez vu que dans certains cas, je considère qu’il est absolument nécessaire de porter plainte.
N’essayez pas de me dissocier de Paul VILLACH, qui a toute ma considération. Car son combat est le mien.
Je n’entrerai pas dans votre système d’invectives, car il est le lot des petits esprits qui ne savent pas garder hauteur et sérénité dans un débat.
A mon sens un procès digne de ce nom devrait évoluer ainsi :
Que l’enseignant ait eu tort ou raison n’est pas le vrai problème. Il a eu un geste d’exaspération à l’endroit d’un élève récalcitrant. C’est le seul geste "déplacé" qu’il ait jamais fait au cours de sa longue carrière. Qui peut prétendre n’avoir jamais été exaspéré par un enfant difficile ? Errare humanum est. !Admettons que l’enfant ( personnellement j’en doute fort mais je n’étais pas là) ait eu raison dans les faits ; il n’en demeure pas moins vrai qu’il s’est mis en tort dans la situation où il se trouvait : à savoir dans une salle de classe sous l’autorité de principe du professeur au sein de l ’Education Nationale, où l’injure n’est pas de mise.(défendre cette position de principe !)
La réaction toute passionnelle du père prouve sa faiblesse en la circonstance, faiblesse en ce qui concerne l’éducation de son fils, mais aussi faiblesse en ce qui concerne son rôle professionnel et sa fonction dans la société. Lui aussi fait partie d’une instituiton. Cette institution lui attribue un rôle précis : celui de l’ordre public Le professeur en face de lui est pratiquement investi de la même mission.Jouant des attributs de son pouvoir, c’est à dire l’apparence, il ( le gendarme) a remis en en cause le contenu même de sa propre mission en essayant de la contester en l’image du professeur. En un mot comme en cent il a scié la branche sur laquelle il était assis.En tant que père il pouvait exprimer ses doléances mais non en tant que gendarme ! Personne ne peut être dupe de ce manège ! C’est ce que veut mettre en avant Paul VILLACH.
A mon sens le professeur bénéficie de solides circonstances atténuantes : L’iINJURE de l’élève dans un espace où elle est proscrite par principe . La FAIBLESSE du père jouant sur la confusion des rôles, de l’autre.
Le professeur ne s’est impatienté qu’une SEULE FOIS dans sa vie. Il mérite que l’on tienne compte de ce fait !