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Matthieu Poux

Matthieu Poux

38 ans, professeur en archéologie romaine et gallo-romaine à l’université Lumière Lyon 2. Etudes secondaires au collège Claparède de Genève ; licence d’archéologie des Provinces romaines soutenue à Bâle en 1995 ; doctorat-ès-lettres soutenu en 2000 à l’université de Lausanne ; thèse d’habilitation à diriger des recherches soutenue en 2005 à l’Université de Provence. Spécialiste des processus de romanisation en Gaule romaine et préromaine (commerce et consommation du vin, pratiques religieuses, urbanisation et conquête militaire). Responsable, depuis 2001, des recherches menées sur l’oppidum gaulois de Corent (Puy-de-Dôme), et depuis 2008, des fouilles de la villa romaine de Saint-Laurent-d’Agny (Rhône).

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  • Premier article le 03/04/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires



  • Matthieu Poux Matthieu Poux 7 mars 2012 13:22

    Sans oublier, M. Mourey, le site de Corent et ses quelque centaines de milliers d’euros alloués par l’état et les collectivités en l’espace de dix ans de fouilles, qui se sont soldées par des résultats quasi nuls !
    A force de vous lire et tenter de suivre vos mouvements stratégiques, les « corps intermédiaires » en attrapent des cors au pied...



  • Matthieu Poux Matthieu Poux 27 mai 2009 10:43

    Partiellement vrai pour Bourges (dont l’oppidum gaulois n’est guère documenté à l’exception du rempart), mais par pour Lyon. Aucun oppidum digne de ce nom n’y a été identifié. Si les vestiges du premier âge du Fer se concentrent surtout dans la plaine de Vaise (et sur l’éperon de Loyasse), ce secteur a également livré d’impressionnantes structures d’enclos datées de la fin de l’âge du Fer, comblées de milliers d’amphores comme à Corent, qui s’étendent jusqu’au plateau de Fourvière, où se développera la colonie romaine de Lugdunum. Ces deux zones sont délaissées à l’époque médiévale pour les abords de la presqu’Ile.
    Selon votre raisonnement, c’est à Clermont-Ferrand (et non au Crest) que devrait se trouver la Gergovie césarienne, siège d’un épiscopat majeur qui succède topographiquement à la capitale romaine d’Augustonemetum. Ce qui nous ramène aux... Côtes de Clermont, dont les partisans continuent de mettre de l’huile sur le feu en s’immisçant dans un débat scientifique qu’ils ne maîtrisent pas.

    Un dernier couplet pour la route ?

    La terre n’appartient qu’aux hommes
    L’oisif ira loger ailleurs.
    Combien, de nos chairs se repaissent !
    Mais, si les corbeaux, les vautours,
    Un de ces matins, disparaissent,
    Le soleil brillera toujours !





  • Matthieu Poux Matthieu Poux 26 mai 2009 23:27

    Gergovie, c’est la lutte finale

    A mon tour de m’interroger : ce cri de ralliement est-il bien convenable, sous la plume d’un ancien Saint-Cyrien ? 
    Ne pas oublier de citer les couplets suivants, qui s’accordent si bien avec la terre volcanique de nos ancêtres :

    La raison tonne en son cratère
    C’est l’éruption de la fin

    Et mon préféré :

    Du passé, faisons table rase



  • Matthieu Poux Matthieu Poux 26 mai 2009 08:42

    « Je suis désolé pour vous que les archéologues soient de purs crétins »

    Maladie revendiquée, en ce qui me concerne (je suis originaire des abords de l’arc alpin) !

    L’opposition Gergovie-Corent relève d’une polémique stérile montée de toutes pièces par une certaine presse locale, aiguillonnée par des associations partisanes.
    Je reproduis ci-dessous le texte d’un communiqué adressé la semaine dernière à l’ensemble des rédactions concernées. Curieusement, aucune n’a jugé bon de le reprendre. Trop consensuel, sans doute... 
    Certains ne manqueront pas d’y voir une réaction corporatiste du lobby des archéologues fonctionnarisés-qui-soutiennent-la-thèse-officielle-et-nous-cachent-tout. Erreur : ce combat n’est pas le nôtre et nous ne demandons qu’à travailler en paix - sans oublier de communiquer un état de nos recherches et des interrogations qu’elles soulèvent au public qui les finance...


    COMMUNIQUÉ

    Mercredi 6 mai 2009

    Gergovie et les oppida du bassin clermontois : pour un débat scientifique de qualité !

    La région Auvergne recèle un patrimoine archéologique exceptionnel, qui donne lieu chaque année à des découvertes spectaculaires dont la presse nationale et internationale se fait régulièrement l’écho. À la fin de l’époque gauloise, pas moins de trois pôles d’agglomération majeurs (Gergovie, Corent et Gondole) se concentrent dans un rayon de quelques kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, un cas unique à l’échelle de l’Europe ! Ils mobilisent, depuis plusieurs décennies, l’investissement de scientifiques issus de diverses institutions, qui en explorent la surface avec le soutien de l’État, des collectivités locales et de mécènes privés.

    Les fouilles menées simultanément sur ces trois sites apportent des informations fondamentales sur le processus d’urbanisation et de conquête de la Gaule. Année après année, les vestiges qu’elles mettent au jour suscitent de nouvelles hypothèses et des débats qui constituent l’essence même de toute démarche scientifique.

    Afin que ce travail se poursuive dans la sérénité, nous tenons à réagir solidairement aux allégations inexactes et tendancieuses véhiculées par certains articles récemment parus dans la presse auvergnate, en précisant les points suivants :
    L’affirmation, selon laquelle aucun vestige gaulois n’aurait été découvert sur le plateau de Gergovie, est totalement erronée et ne saurait être imputée à aucun des signataires du présent communiqué. La localisation du site de la bataille de 52 av. J.-C. fait l’unanimité au sein de la communauté des chercheurs, qui reconnaît également la qualité et le sérieux des travaux menés sur les trois oppida du bassin clermontois. Seules la nature et la chronologie des occupations reconnues sur chacun d’entre eux font encore l’objet de discussions, qui ne peuvent encore être tranchées définitivement en l’état de la recherche.

    Ces discussions se poursuivent, hors de toute considération partisane, entre archéologues spécialistes de l’âge du Fer qui oeuvrent en Auvergne. Elles se déroulent sans esprit de concurrence entre les différentes institutions auxquelles ces archéologues sont rattachés (universités, opérateurs d’archéologie préventive…), dont les signataires réaffirment la complémentarité des apports.

    Le public auvergnat continuera à être informé régulièrement, comme nous en avons toujours eu le souci, de l’avancée des travaux et des hypothèses qui en découlent.


    Matthieu POUX, Professeur d’archéologie à l’université Lumière Lyon 2, vice-président du Laboratoire Universitaire d’Enseignement et de Recherche en archéologie Nationale (LUERN), responsable des fouilles de Corent et membre de l’ARAFA.

    Vincent GUICHARD, Directeur de Bibracte / Centre Archéologique Européen de Bibracte, président de l’Association pour la Recherche sur l’Âge du Fer en Auvergne (ARAFA).

    John COLLIS, Professeur émérite à l’université de Sheffield, président d’honneur de l’ARAFA

    Yann DEBERGE, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), responsable des fouilles de Gondole et membre de l’ARAFA

    Magali GARCIA, doctorante à l’université Lumière Lyon 2, responsable des fouilles du temple de Gergovie et membre de l’ARAFA

    Christian CHANY, Président du LUERN, membre de l’ARAFA



  • Matthieu Poux Matthieu Poux 26 mai 2009 08:42

    « Je suis désolé pour vous que les archéologues soient de purs crétins »

    Maladie revendiquée, en ce qui me concerne (je suis originaire des abords de l’arc alpin) !

    L’opposition Gergovie-Corent relève d’une polémique stérile montée de toutes pièces par une certaine presse locale, aiguillonnée par des associations partisanes.
    Je reproduis ci-dessous le texte d’un communiqué adressé la semaine dernière à l’ensemble des rédactions concernées. Curieusement, aucune n’a jugé bon de le reprendre. Trop consensuel, sans doute... 
    Certains ne manqueront pas d’y voir une réaction corporatiste du lobby des archéologues fonctionnarisés-qui-soutiennent-la-thèse-officielle-et-nous-cachent-tout. Erreur : ce combat n’est pas le nôtre et nous ne demandons qu’à travailler en paix - sans oublier de communiquer un état de nos recherches et des interrogations qu’elles soulèvent au public qui les finance...


    COMMUNIQUÉ

    Mercredi 6 mai 2009

    Gergovie et les oppida du bassin clermontois : pour un débat scientifique de qualité !

    La région Auvergne recèle un patrimoine archéologique exceptionnel, qui donne lieu chaque année à des découvertes spectaculaires dont la presse nationale et internationale se fait régulièrement l’écho. À la fin de l’époque gauloise, pas moins de trois pôles d’agglomération majeurs (Gergovie, Corent et Gondole) se concentrent dans un rayon de quelques kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, un cas unique à l’échelle de l’Europe ! Ils mobilisent, depuis plusieurs décennies, l’investissement de scientifiques issus de diverses institutions, qui en explorent la surface avec le soutien de l’État, des collectivités locales et de mécènes privés.

    Les fouilles menées simultanément sur ces trois sites apportent des informations fondamentales sur le processus d’urbanisation et de conquête de la Gaule. Année après année, les vestiges qu’elles mettent au jour suscitent de nouvelles hypothèses et des débats qui constituent l’essence même de toute démarche scientifique.

    Afin que ce travail se poursuive dans la sérénité, nous tenons à réagir solidairement aux allégations inexactes et tendancieuses véhiculées par certains articles récemment parus dans la presse auvergnate, en précisant les points suivants :
    L’affirmation, selon laquelle aucun vestige gaulois n’aurait été découvert sur le plateau de Gergovie, est totalement erronée et ne saurait être imputée à aucun des signataires du présent communiqué. La localisation du site de la bataille de 52 av. J.-C. fait l’unanimité au sein de la communauté des chercheurs, qui reconnaît également la qualité et le sérieux des travaux menés sur les trois oppida du bassin clermontois. Seules la nature et la chronologie des occupations reconnues sur chacun d’entre eux font encore l’objet de discussions, qui ne peuvent encore être tranchées définitivement en l’état de la recherche.

    Ces discussions se poursuivent, hors de toute considération partisane, entre archéologues spécialistes de l’âge du Fer qui oeuvrent en Auvergne. Elles se déroulent sans esprit de concurrence entre les différentes institutions auxquelles ces archéologues sont rattachés (universités, opérateurs d’archéologie préventive…), dont les signataires réaffirment la complémentarité des apports.

    Le public auvergnat continuera à être informé régulièrement, comme nous en avons toujours eu le souci, de l’avancée des travaux et des hypothèses qui en découlent.


    Matthieu POUX, Professeur d’archéologie à l’université Lumière Lyon 2, vice-président du Laboratoire Universitaire d’Enseignement et de Recherche en archéologie Nationale (LUERN), responsable des fouilles de Corent et membre de l’ARAFA.

    Vincent GUICHARD, Directeur de Bibracte / Centre Archéologique Européen de Bibracte, président de l’Association pour la Recherche sur l’Âge du Fer en Auvergne (ARAFA).
    John COLLIS, Professeur émérite à l’université de Sheffield, président d’honneur de l’ARAFA

    Yann DEBERGE, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), responsable des fouilles de Gondole et membre de l’ARAFA

    Magali GARCIA, doctorante à l’université Lumière Lyon 2, responsable des fouilles du temple de Gergovie et membre de l’ARAFA

    Christian CHANY, Président du LUERN, membre de l’ARAFA

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