@velosolex Je suis fondamentalement d’accord avec vous sur cet embauche de profs venant de tous horizons (ce qui m’a valu lynchage sur place publique dans un groupe facebook sur lequel j’ai posté mon sondage). J’ai fait les études pour devenir enseignante, qu’est-ce que j’ai pu me faire ch... avec des collègues de fac ennuyeux, peu cultivés et sans aucune autre ambition que d’aller au parc Disneyland (véridique !). Je suis pour la mixité dans tous les métiers. D’ailleurs il me semble que c’est l’avenir du monde du travail. Le recrutement par compétence et motivation plutôt que par diplôme. Modèle Suisse. Bravo pour être resté dans la fonction publique hospitalière. Là aussi il y aurait des articles à écrire sur le mal être salarial. Une prochaine fois peut-être ! ;)
@Eric F Vous parlez de cliché, je parle de réalité. Aujourd’hui, 88% des contrats sont des CDI. Les 12% qui restent constituent donc cette population au travail intermittent, du spectacle, mais pas seulement. Masse salariale indispensable qui occupe des postes parfois épuisants, aux horaires impossibles, mais néanmoins avec un avantage : ce chômage. Les saisonniers agricoles, les intérimaires, les travailleurs du tourisme ou de la restauration, les jeunes. Beaucoup choisissent de profiter des périodes entre deux jobs pour prendre soin d’eux, partir en Thaïlande ou ailleurs. Ils sont même sur-représentés dans certaines régions rurales, dans mon bassin d’emploi, il y a 25% de chômage en dehors des périodes touristiques.
Je suis tout à fait d’accord avec vous. J’ai fréquenté le système éducatif pendant 5 ans en temps que « pionne ». 5 collèges, 5 ambiances, mais 1 constante : la désillusion ambiante...et l’attente des vacances. L’expression de "bon petit soldat
" était aussi dans la bouche de mon témoin. Une métaphore de ceux qui marchent au pas. Merci pour votre commentaire. C’est appréciable d’avoir des témoignages de ceux qui ont vécu l’EN et non seulement des critiques ouvertes et gratuites.
@velosolex Je comprends que mes propos vous dérangent. Cependant, entendons-nous bien, je parle de « milliers » de profs. Or, l’éducation nationale, c’est 1,1 MILLIONS de fonctionnaires. Et beaucoup de convaincus, de motivés, qui se battent pour enseigner à nos enfants dans des conditions pas toujours au top et avec des programme peu intéressants. Définitivement, la Thaïlande n’est pas pour tout le monde. Quant au travail au noir, il me semble que vu que les profs n’ont pas le droit d’exercer un autre emploi, ni même de tester une autre activité avant de partir, ça ne me choque pas ; En ce qui concerne les arrêts maladie, les profs ne sont pas plus absenteistes que les salariés du privé
Bonsoir, Je pense que vous n’étiez peut-être pas faite pour l’éducation nationale, que vous n’aviez pas les motivations qui dirigent bon nombre de profs : la peur. La peur du lendemain, la volonté d’avoir une situation stable. Si certains veulent partir, ils ont besoin d’une béquille. Je trouve ce plan de départ bénéfique. Ce n’est pas une purge. Mais bel et bien une porte de sortie. Un manque de courage, non, je ne pense pas.