Franchement vous n’avez aucune excuse à me présenter, et votre article soulève un réel écrasement de la culture.
Si vous ne le connaissez pas déjà, je vous invite à regarder Franck Lepage dont certains spectacles sont sur youtube, et qui partage votre sensibilité et votre amertume. Il m’a apporté bien des notions sur les tournants politiques récents concernant la culture et l’éducation en France, même si je reste en désaccord avec sa vision binaire d’une culture des pauvres ou des riches.
Pour ma part, je pense que l’art reste un des seuls vecteurs de discernement et de partage, et comme vous semblez penser et chanter, je vous encourage à continuer !
@Jean Keim Ah ! je me demandais justement si vous étiez l’auteur dont vous aviez oublié le nom ou Paul lui-même. Mais il me semblait bien vous avoir croisé à la mine...
Excuse-moi, Luc, je n’avais pas vu ta réponse et ta question, me voici !Tu as raison de dire que les gifles sont bonnes à prendre pour se réveiller. Mais je préfère au chaud des tu-ils de nos toi le froid des je-nous peut-être un peu courbés, et une bonne fessée dans le cul claque mieux qu’un hautain lancé de mouchoir.
« Chantal, la gouvernance mondiale des banksters, elle est déjà en place. » Comme ça, à sec, c’aurait été magnifique non ? Ma seule suggestion, c’était que s’en tenir là aurait été plus énergétique que cette suite de frottements, et c’est ce que j’ai exprimé à JC. D’ailleurs les bonnes réponses à Chantal n’ont pas manqué, et franchement je n’en ai pas de meilleure que celle de Cesar qui finit par :
« Je ne veux pas d’un Etat global. Comme le disait [le philosophe] Karl Jaspers, ce serait un cauchemar. Parce qu’il n’y aurait plus aucun endroit où fuir. Un seul Etat pour toute l’humanité serait un cadre pour le totalitarisme comme le monde n’en a pas encore vu dans ses pires cauchemars. »
Pour finir de vous répondre, je n’attends rien de personne. JC a apporté une réponse à Chantal, celle qu’il veut, et j’en ai fait autant.
Méfions-nous de ne pas nous laisser cataloguer de rêveurs ou de bisounours, de marginaux, ou comme dirait Oxmo, « [accuser] d’écrire depuis la Lune »... (oui, trolls, je ne cite que les poètes modernes)
Cet ailleurs que je pointe est en nous et j’aimerais que chacun l’en ressorte, non pour un monde de paix, de justice, mais pour un monde d’hommes et non d’humains. Je suis certain qu’un monde d’hommes qui pensent par eux-mêmes est ce paradis ou aucun vice ne peut peser. Pour le reste, l’imagination de mon individu ne compte et ne suffit pas.
Je pense n’avoir effectivement répondu qu’à une partie de votre article, mais pas à côté.
Le prix de la culture est selon moi gratuit, sauf s’il faut payer l’artiste, le maçon qui a construit la salle, ou le seigneur de votre cité.
J’ai donné mon avis sur ce qui me semble juste, ce qui n’empêche personne de jalouser les injustes favorisés. Il y a bien les bardes des rues et les bardes des rois.
La culture déficitaire ? Il y a plusieurs manières de comprendre la question, ce qui donne plusieurs réponses.
Déficitaire au sens pécunier ? Car elle est improductive, et pendant que l’on chante, l’on ne récolte pas. (pour l’inverse, se référer au blues)
Déficitaire en ceci qu’elle manque : car elle est improductive, et tout ce qui n’est pas « utile » comme l’entend l’utilitarisme est à bannir. On en est déjà à supprimer l’ouvrier, alors l’artiste...
Déficitaire en ceci qu’elle régresse : car elle est peut-être utile, finalement, un peu trop. Remarquons que la culture actuellement aux antennes tend au simple divertissement. Plus de message, plus de visage, peut-être encore un peu de rage... Il en faut, oui, si, il en faut bien, il faut du pain et des jeux. Autrement encore déficitaire, alors.
Enfin, pour le prêt d’une salle par votre ville... Je pense que le maçon a déjà été payé par vos impôts. Peut-être s’en prendre à votre seigneur, qui vous en a pris les clefs... Car votre ville, c’est vous.
Surtout si la salle était vide, comme elle est vide 300 jours par an.
300 jours de vide par ans, ça c’est un vrai déficit culturel.