Ancien rédacteur en chef de la "Chronique congolaise" à Usumbura (Bujumbura) au Burundi. Expulsé et emprisonné par les autorité belge pour avoir pris la défense des autorités indigènes contre le gouverneur Harroy. Puis free lance puis journaliste au "Parisien". Actuellement en retraite.
Quand on parle de l’heure G.M.T. par exemple, ce n’est pas du tout, mais là pas du tout la même chose que quand on prend l’heure de référence de Greenwich pour « faire le point ». Mais il est vrai aussi que « faire le point » est tout à fait obsolète : on se situe très exactement (quand on peut disposer d’un matériel qui n’est pas d’entrée de gamme : une seconde d’écart, représente 300 mètres sur le terrain ! environ, bien sûr !) par rapport au système de satellites : la précision est telle que j’ai des copains qui donnent, sur les cartes d’invitation, les coordonnés de leur habitation... et cela suffit... pour ceux qui disposent du matériel nécessaire, ils se retrouvent devant le portail. Comme disent les gosses : « c’est bluffant ».
Non, pas du tout : Eratosthène ne connaissait (bon Grec) que le monde connu de son temps et de sa culture, c’est-à-dire le monde grec (le pourtour de la Méditerranéne), il a dont placé le point zéro (son Greenwitch) sur le colosse de Rhodes. Rien à voir avec l’équateur. Si vous préférez, c’était là le point de l’heure de référence. Et, de toutes façons, avec des horloges à eau, il ne pouvait pas compter sur une précision qui dépasse les deux ou trois jours.
Il faut me comprendre : j’ai eu l’occasion de voir et même d’apprécier l’« université privée » de Google. C’est, pour moi, la réalisation d’un rêve : avoir à nouveau vingt ans et pouvoir ainsi refaire mes études chez Google... Rendez-vous compte : on peut y étudier ce dont on a envie de connaître ; on peut s’intégrer, au contraire, à un panel de recherche... un rêve ! Si tant est que l’école existe encore dans dix ans - ce dont je doute - l’université, ce sera ça. Apprenez vraiment à suivre une recherche. Et vous verrez que vous pouvez tout étudier sur internet. Et je confirme : ces deux types veulent « simplement » recréer la bibliothèque d’Alexandrie... cela parait incroyable mais c’est vrai. Et, quant à l’anglais... face à l’espéranto... il n’y a pas photo !
Je confirme : je me souviens très bien que, quand j’étais enfant, « les grandes ondes » transmettaient l’heure de Paris en code Morse à l’usage des marins. Ce qui était une riche idée. Mais il aurait été tout aussi simple de transmettre l’heure de Greenwich ! Mais ça, les Français ne voulaient pas même en entendre parler !
J’avais oublié de dire aussi que, effectivement, les types qui ont créé Google, veulent, avant tout, même l’argent, recréer, sur le Net, la bibliothèque d’Alexandrie. C’est-à-dire mettre hors d’atteinte les livres, tous les livres. Et, ne serait-ce que pour ça, je suis de tout coeur avec eux.