Je dis bien que la pratique du jeu vidéo serait, peut-être, responsable du décrochage de l’élève (celui qui ne va plus du tout à l’école) et non de son échec scolaire.
Bonjour Manu. Je suis comme vous à me questionner sur l’impact des jeux vidéos (plus précisément) et notamment s’ils seraient, non plus en corrélation, mais directement responsables du décrochage scolaire des jeunes que je perçois plutôt comme un grand découragement. A l’école, on perd. Au jeu vidéo, l’on gagne facilement et l’on retrouve sa dignité. C’est un constat qui me semble dur et, en tout cas, à vérifier.
La télé pour les générations précédentes a été accusée de produire des élèves fatigués, passifs et non critiques : des poissons rouges, en résumé.
Au fait, quelle différence, en effet, entre « Omar m’a tué » et « Omar m’a tuer » ? Juste que la mise en évidence de l’innocence d’un accusé à tort.
Pour revenir à ce que je viens de dire plus haut, à savoir que la baisse de la notation a, essentiellement, profité aux enfants très moyens des familles aisées qui ont pu, ainsi, passer et obtenir un bac, même très difficilement et accéder en fac. Savez-vous qu’en fac de droit, même avec 150 de QI (une jeune fille inscrite sur Nice), vous avez peu de chances de passer en 2ème année si vous n’êtes ni fils ni fille de juriste et pas susceptible de reprendre un cabinet ou une étude (discours d’accueil d’un prof de fac à ses 600 étudiants qu’il engageait à quitter l’amphi, tout de go. J’y étais.) ? Les examens sont pipés de A à Z. Le système est fermé : c’est une corporation qui protège ses avoirs au-delà de ses murs, car ce sont bien les juges, tant du siège que du parquet, les avocats, les huissiers, les notaires qui gèrent le foncier du territoire. Ne sont « reçus » que parents et alliés de la corporation. N’en déplaise à beaucoup de ce que je dénonce.
Pour revenir à nos enfants en difficulté de lecture au collège, il faut aussi tenir compte d’un paramètre : l’école a perdu de son attrait car, au-dehors, les enfants sont au numérique et c’est tellement plus amusant. L’Ecole française, en complet décalage sur notre temps, doit passer au numérique pour redonner de l’intérêt à l’étude.
Non seulement c’est l’élimination directe mais, en plus, on est en droit de se demander comment un nullard peut se présenter aujourd’hui à un CAPES. Comment passe-t-il les obstacles, si ce n’est par la triche organisée pour favoriser et placer dans les meilleurs emplois, bien sûr, les enfants des familles aisées, loin d’être les plus performants ? Soyons clairs : un enfant de 11 ans qui faisait 5 fautes dans sa dictée n’était même pas admis en 6ème, dans les années 60 ! Son orientation se faisait vers le « Certificat d’études primaires » et l’apprentissage, en suivant, à 14 ans.
A force de piper les dés, notre société formée et gérée par des médiocres est, aujourd’hui, au fond du gouffre.
Je dis simplement que la baisse du niveau est notable dans le corps enseignant. J’ai lu sur un cahier de mon petit-fils, écrit par la maîtresse de CP, sur la page de présentation « Recueil de champs et de poésies ». La suivante, du CE1, ne faisait pas la différence entre les participes passés et les infinitifs.
J’ai appris à lire à mon petit-fils (entre mi-janvier et mai) car l’enseignante utilisait la méthode globale qui est toujours utilisée par certains enseignants, contrairement à ce qui est écrit dans cet article.
Ce que je voudrais surtout souligner, c’est que les bons résultats obtenus auprès des élèves le sont grâce à l’investissement des parents qui anticipent, parfois, sur le programme scolaire. Il n’y a pas de miracle. Il faut du travail même si certains enfants sont plus favorisés intellectuellement
Mais, de bons enseignants, de bons programmes, me semblent la base d’une bonne instruction publique.
Vous me demandez si les enseignants d’aujourd’hui décrocheraient seulement le « certif » : c’est pas gagné, sans médire.