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Michel THYS

Michel THYS

Libre penseur athée, à Waterloo.

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Derniers commentaires



  • Michel THYS Michel THYS 28 mars 2013 15:07

    D’accord ave Njama. 

    Aussi bien en France qu’en Belgique, la conception laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité favorise de plus en plus les revendications inspirées par des préceptes religieux. 
    Dans moins de 20 ans, Bruxelles par exemple, sera islamisé. Nous sommes piégés ...


  • Michel THYS Michel THYS 28 mars 2013 15:00

    Je ne suis pas d’accord avec la « logique » de Vincent Verschoore : l’interdiction faite au musulmans de manger du porc n’implique évidemment pas l’obligation d’en manger pour les non-musulmans, et encore moins qu’on puisse imaginer une « religion » qui l’imposerait. 

    En effet, la laïcité, qu’elle soit politique, à la française (mais elle favorise en fait le prosélytisme de toutes les religions !) ou philosophique, à la belge (antidogmatique et anticléricale, mais pas antireligieuse) favorise la liberté de conscience et de pensée, et elle est donc tout le contraire d’une religion qui impose toujours la soumission à un dieu, à un prophète, à un livre « sacré », et à des dogmes.

    « L’émergence ûber-laïque » (! ?), pour autant qu’elle existe, est seulement une saine et légitime réaction aux tentatives des religions en perte de vitesse (sauf l’islam) de reconfessionnaliser les consciences, de réinvestir l’espace public, surtout médiatique, et de recléricaliser la politique, surtout européenne, via l’Opus dei, notamment.

    Les laïques, qualifiés de « minorités revendicatrices » (ne) ramènent (pas) tout à la religion, à la race« , et ils ne cherchent pas à museler les débats ». 
    (J’en témoigne modestement).

    Ce sont plutôt les croyants qui ont besoin d’un « bouclier » pour refuser de constater l’absence concrète et persistante de tout dieu réel et de devoir conclure dès lors à son existence seulement subjective, imaginaire et illusoire. Je pense que tout être humain, malgré sa composante irrationnelle héritée de nos ancêtres et malgré l’animisme infantile, naît athée. Ce n’est que si cette virtualité religieuse est exploitée précocement par les religions qu’il devient croyant, et qu’il risque de le rester en l’absence d’alternatives laïques.

    L’athéisme bien compris n’a pas pour but de s’imposer : il attend que chacun, à son heure et à son rythme, choisisse de croire ou de ne pas croire, en ayant eu connaissance des alternatives religieuses ET des options non confessionnelles hélas occultées ou dénigrées par toutes les religions.





  • Michel THYS Michel THYS 4 octobre 2012 10:12

    En France, la laïcité « politique », séparant l’Etat et les religions, favorise hélas leurs revendications et leur prosélytisme. Elles profitent en effet de la conception laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité. Il en va de même en Belgique, où existe la notion de laïcité « philosophique », certes antidogmatique et anticléricale, mais pas antireligieuse, et pourtant occultée par l’enseignement confessionnel subsidié. J’y vois une malhonnêteté intellectuelle.


    Alors que, dans la plupart des pays européens, la religiosité était en chute libre, les religions tentent de réagir en reconfessionnalisant les consciences, en réinvestissant l’espace public via les médias, et en recléricalisant la politique, notamment européenne (sans oublier la prolifération des sectes). 
    Les affrontements entre les trois monothéismes ne pourront, je le crains, que s’amplifier dans les prochaines décennies. C’est dramatique si l’on considère que « Dieu » ne s’étant jamais manifesté concrètement, il n’a qu’une existence subjective, imaginaire et donc illusoire ...

    La Constitution est hypocrite : ainsi, l’égalité entre citoyens ne concerne au mieux que la liberté d’expression. Les libertés de conscience et de religion ne sont en effet que symboliques. Exemple extrême : un Musulman de chez nous, à qui le Coran et imposé dès la prime enfance, n’a pas le droit de « changer de religion ou de confession », malgré l’article 18 de La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme" de 1948, puisque l’apostasie est théoriquement punie de mort par le Coran.




  • Michel THYS Michel THYS 30 août 2012 12:31

    Le fait qu’en l’absence de raison médicale (phymosis), des parents fassent mutiler leurs enfants prouve qu’ils sont inféodés à une religion ou à une tradition culturelle, et qu’ils ne sont donc pas libres, quoi qu’ils en pensent. Ils profitent hélas de la liberté constitutionnelle d’éducation et d’enseignement, datant d’un autre temps, ce qui leur donne le droit (légal mais pas moral, à mon sens) d’imposer leur croyance religieuse et d’occulter les alternatives, religieuses et surtout non confessionnelles, ce qui constitue à mes yeux une malhonnêteté intellectuelle et morale.

    C’est pourquoi j’estime que l’école devrait avoir le droit de compenser les influences familiales unilatérales et souvent communautaristes, a fortiori lorsqu’elles sont fondamentalistes. En effet, dès l’âge de 2 ou 3 ans, les amygdales du cerveau émotionnel sont déjà capables d’enregistrer des souvenirs à forte charge affective, tels que l’atmosphère « envoûtante » d’une église ou les comportements religieux des parents, ce qui laisse des traces indélébiles, jusque dans le cerveau rationnel. Cela expliquerait pourquoi même d’éminents intellectuels soient restés croyants.

    http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html



  • Michel THYS Michel THYS 13 avril 2012 12:56
    L’auteur de l’article, Johan LIVERNETTE, du fait de son fondamentalisme religieux, s’attaque à la laïcité « politique » française, séparant l’Etat et les religions, sans voir qu’elle favorise pourtant toutes les religions (mais évidemment pas uniquement la sienne), et sans voir non plus qu’il existe aussi une laïcité « philosophique », certes antidogmatique et anticléricale, mais par pour autant antireligieuse, puisse qu’elle prône un enseignement pluraliste qui compenserait les influences religieuses familiales, certes légitimes et constitutionnelles, mais unilatérales et communautaristes. Chacun devrait en effet pouvoir se forger ses propres convictions, religieuses ou laïques, en connaissance de cause.
     
    Johan LIVERNETTE tente même de réagir à la chute croissante de la religiosité dans la plupart des pays intellectualisés. Elle est pourtant la conséquence du fait de l’absence du moindre indice concret de l’existence réelle d’un dieu et de l’aspiration croissante à l’autonomie de la conscience et à la responsabilité individuelle. 
    L’idée que « Dieu » pourrait n’avoir qu’une existence subjective, imaginaire et donc illusoire, à la suite d’une éducation religieuse unilatérale et occultant les alternatives non confessionnelles, ne l’a évidemment jamais effleuré ! J’ai proposé une hypothèse explicative de l’origine, à mon sens, exclusivement psychologique,éducative et culturelle de la foi, ainsi que de sa fréquente persistance dans les neurones du cerveau émotionnel :

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