Je suis un vieux rêveur de quelques dizaines d'années. J'en ai passé quelques unes dans le monde scientifique et quelques autres, parfois les mêmes, dans le monde littéraire et artistique. Oui, je sais, c'est affreux...
Je ne dis pas que la simplification sert le libéralisme.
Je dis, plus simplement, que le discours sur la simplification cache souvent (pas toujours), et surtout chez les gros patrons (ayant beaucoup de salariés), des valeurs tres « libérales » (avec lesquelles on peut etre ou ne pas être d’accord).
C’est un point de vue que l’histoire illustre assez bien. Non ?
Je connais la question de la paperasse. Il s’agit au premier lieu des organismes sociaux (URSAFF, ASSEDIC, UNEDIC, AGIRC, ARCCO...). Il est vrai qu’une declaration unique a un seul organisme, chargé de répercuter les montants ici et là, simplifierait bien des choses : le bulletin de paie, les déclarations annuelles, les paiements..
C’est vrai.
mais que l’on écoute attentivement les revendications de (certains) patrons : la simplification idéale des cotisations serait tout simplement de les supprimer (rappelons que ces cotisations couvrent la Sécu, le chômage, les allocations familiales, etc... ) et de les remplacer par des cotisations privées (telles qu’aux US).
Toujours selon eux, simplifier ainsi permettra de faire des économies (de fonctionnaires) et donc de baisser les impôts (qui les étranglent).
Voila pourquoi la question de la simplification pose une question de libéralisme..