Pas seulement non. Mais sur ce point, il n’est pas dit « inéligible à vie » donc parler de deux catégories de citoyens c’est aller trop loin. « aux élections suivantes » demande évidemment à être déterminé. Mais il n’y a pas de problème juridique qui ne trouve de solution juridique. Par définition quand on propose une refondation constitutionnelle on est pas contraint par un cadre constitutionnel préexistant. Et je ne vois pas très bien pourquoi vous voulez voir par principe dans cette disposition une atteinte potentielle à des droits fondamentaux, c’est aller trop vite en besogne. Pour le reste c’était juste à titre d’information.
Au lieu de faire des supputations sur des passages télévisuels dans lesquels un programme ne peut pas être exposé précisément, ça se serait bien de se renseigner avant. La proposition de processus constituant est proposée dans le programme l’humain d’abord depuis plus d’un an. Vous pouvez le télécharger ici http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/telechargez-le-programme-lhumain-dabord/ Pour ce qui est des modalités de ce processus(qui ne qu’un aspect de la proposition) je me permet de citer comme ça si ça vous intéresse vous aurez de quoi parler à partir d’autre chose que d’idées vagues :
"UN PROCESSUS CONSTITUANT,
UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE
Pour respecter pleinement
la souveraineté populaire et poser les bases de la République
démocratique et sociale que
nous voulons construire, nous
engagerons un processus constituant, mettant au cœur l’engagement
citoyen et le débat
public.
Une Assemblée
constituante distincte de la nouvelle Assemblée nationale, ayant
pour mandat de rédiger un projet de
Constitution nouvelle pour une
VIe République, sera élue au suffrage universel, dès 2012. Elle
sera élue à la
proportionnelle intégrale sans seuil, avec la
parité. Les parlementaires en exercice ne pourront s’y présenter
et les
élu(e)s de la Constituante ne pourront être candidats aux
élections suivantes. Les modalités de l’élection et du débat
public seront établies après consultation des organisations
sociales.
Le texte proposé sera
l’aboutissement d’un grand débat public réunissant citoyens,
organisations sociales et politiques
qui, sous des formes à définir
(assemblées populaires, États généraux, forums citoyens, etc.),
relayé par les médias,
devra permettre au peuple lui-même de s’en
approprier les enjeux.
Ce projet de Constitution
nouvelle, une fois voté par l’Assemblée constituante, sera soumis
à référendum populaire."
La « piste » des diminutions
d’horaires en terminale est en l’occurrence plus qu’une piste
puisqu’elle est explicitement prévue dans le projet de réforme du
lycée. Jusqu’à présent les terminales scientifiques ont 3 heures
de philosophie par semaine dont 1 heure dédoublée, les terminales
technologiques ont 2 heures dont 1 heure dédoublée : or ces
heures dédoublées risquent de disparaître.
Vous insistez à juste
titre sur l’effet d’annonce. Ceux qui font partie de l’éducation
nationale ne peuvent plus prendre au sérieux les déclarations
ministérielles, tant elles sont en décalage avec la réalité.
Chatel fait des annonces quasiment tout les jours, annonces destinées
en général à séduire les médias et l’opinion, faites pour faire
parler, pour donner l’illusion qu’il agit, qu’il réforme, pour
raconter une belle histoire. Faire diversion : masquer la
dégradation toujours croissante des conditions d’enseignement, qui a
franchi une seuil critique ces derniers temps sous l’effet d’une
politique purement budgétaire. Tout ce qui est présenté comme des
avancées est de l’affichage(réforme du lycée avec son
accompagnement personnalisé, qui n’a de personnalisé que le nom ;
réforme de la formation des enseignants qui fait que les stagiaires
sont dans l’impossibilité de bien faire leur travail, d’apprendre
leur métier ; multiplications des expérimentations gadget qui
sont vouées à rester expérimentales puisque qu’on refuse les
moyens qui permettraient éventuellement de les généraliser(« sport
l’après midi » « internat d’excellence »
« établissement spécialisés pour la réinsertion scolaire »,
tout ce qui concerne l’initiation aux arts au lycée, la renaissance
des cinéclub(où sont les équipements nécessaires ?))La seule
boussole de l’administration c’est la réduction des dépenses au
mépris des finalités du service public. L’importation des méthodes
de management qui ont fait des ravages dans beaucoup d’entreprises
privées progresse à grand pas, mettant les personnels dans la
situation de devoir soit renoncer à leur mission, soit compenser par
leur zèle l’incurie de la politique à courte vue qui est menée,
loin de toute préoccupation réellement éducative, pour limiter les
dégâts. On prétend améliorer la qualité de l’offre éducative
alors même que les rectorats recrutent à tour de bras des
contractuels, pour compenser un manque d’enseignants, non seulement
pour des remplacements ponctuels, mais sur des postes à l’année( en
l’occurrence il n’y pas de « surnombre »en philosophie
contrairement au déclaration de Chatel), ou qu’ils sollicitent de
plus en plus des retraités pour boucher des trous qui deviennent des
failles.
Mr Sarkozy souhaite faire
oublier son image de président bling-bling, en usant d’un
l’imparfait du subjonctif, et en instrumentalisant à présent
l’enseignement de la philosophie. Aucune personne qui connait un
minimum la réalité du « terrain » ne peut croire en
effet aux sornettes qui nous sont annoncées.