c’est vrai j’avais oublié les écoles de vendeur de moutarde ( qui sont d’ailleur payantes et très chères pour permettre une meilleure sélection). Concernant les universités américaines à la différentes des françaises c’est elles qui forme les élites.
80 % de bachelier et l’entrée pour tous à l’université (pas de sélection), c’est ça qui a fait couler l’université : plus de professeurs, plus de salles ... donc moins d’argent disponible pour l’ensemble des étudiants de l’université. Et maintenant, difficulté de trouver un logement d’étudiant (rareté + loyer de plus en plus cher).
Et oui, en faisant croire qu’il n’y avait plus de sélection, puisque tout le monde à l’université a accès aux mêmes diplômes, la sélection se fait par l’argent. Avant un enfant d’ouvrier pouvait, par ses résultats, obtenir une bourse (+ une chambre à la cité U) et entrer dans des prépas, puis plus tard dans une grande école. Il y a tellement d’étudiants de nos jours que l’accès à un logement devient par lui-même une sélection.
Et comme le mentionne -snoopy86- Pourquoi changer une des rares choses qui fonctionnent correctement dans notre système éducatif ?
Pourquoi, comme, Monsieur Allègre, fondre les écoles d’ingénieur dans l’université ? (c’est sûrement par vengeance parce qu’il n’y a pas pu y accéder) . C’est plutôt le contraire qu’il faudrait faire.
Vous proposez uniquement le nivellement par le bas. Si l’université veut aller mieux, il faut revenir à une sélection à l’entrée et ne pas faire croire à tous les étudiant qu’au bout des études tout le monde aura le même diplôme. Car cela ne peut que favoriser les enfants de riches ou personnes bien placées : qui seront choisies automatiquement pour occuper les meilleures places dans la société.
Vous mentionnez de rendre l’université plus compétitive dans l’enseignement supérieur international. Vous voulez parlez je pense du classement qui est fait par un pays asiatique qui classe les universités de tous les pays.
Ce classement est complètement bidon, seule la France a un système en marge des universités que sont les écoles d’ingénieurs donc ce classement compare par exemple le MIT aux pauvres universités françaises alors que l’on devrait plutôt faire une comparaison avec Polytechnique (ce qui n’est pas possible parce que ce n’est pas une université). Alors on entend constamment les journalistes faire mention de ce classement et donc vouloir prouver que notre mode éducatif est mauvais.
Concernant, la recherche, quand j’entend les chercheurs universitaires se plaindre de leur salaire, moi je voudrais juste leur dire que si les salaires étaient équivalent, par exemple, à ceux des USA, ce ne serait plus l’université qui ferait la recherche mais les écoles d’ingénieurs (c’est-à-dire là où il y a le plus de potentiel).
L’article porte essentiellement sur une partie du modèle Toyota qui correspond essentiellement au principe de production en système tiré TPS (Toyota Production System) à comparer avec le système (poussé) de production de masse occidental inventé par le constructeur américain Henry Ford.
Ce système de production est à la mode aujourd’hui comme l’indique l’article, cela est du essentiellement aux résultats de profitabilité obtenus par Toyota ces dernières années et qui aiguisent les appétits des grands groupes avides de faire encore plus de profits. Mais comme l’indique fort justement Forest Ent dans son commentaire, cela ne suffit pas pour obtenir des résultats identiques.
En effet, comme le fait l’article, il ne faut pas confondre le système TPS qui est le système de production Toyota et la « Toyota way » qui est le modèle Toyota. Je m’explique : tous ces grands groupes industriels ont copié seulement les parties qui les intéressaient mais pas le reste (évidemment , voir la suite) sans qui le système n’est pas totalement opérationnel et qui ne donnera pas les mêmes résultats.
Voici d’autres principes du modèle Toyota, qui vont à l’encontre de ce que l’on entend habituellement et qui vont faire plaisir les anti-mondialistes :
- Philosophie à long terme, même au détriment des objectifs financiers à court terme ;
- Utiliser la technologie pour aider les hommes, pas pour les remplacer... .
Je vous conseille la lecture du livre en français « le modèle Toyota » de J.Liker aux éditions Village Mondial.
On peut y découvrir beaucoup de principes qui semble évident, comme toujours, mais qui ne sont jamais appliqués dans nos chères sociétés industrielles occidentales.
Je prendrais par exemple :
- le fait de faire grimper dans la hiérarchie les personnes les plus méritantes (c’est-à-dire les plus compétentes) qui sont imprégnées de la politique et du modèle de l’entreprise et non l’embauche de personnes extérieures à l’entreprise, parasites embauchés par des cabinets de recrutement uniquement sur leur bagout et leur physique.
- L’utilisation de l’ensemble du personnel pour l’amélioration continu et non seulement les personnes travaillant dans des bureaux qui ne mettent jamais les pieds dans les ateliers. D’où des résultats exceptionnels de qualité et de fiabilité comparé aux autres constructeurs automobiles (le système TPS intègre totalement la qualité en tant qu’élément de la production et non comme un système de contrôle extérieur). Personnel sur qui on a capitalisé et que l’on ne vire pas au bout de trente ans pour aller fabriquer chez le pays voisin dont la main d’œuvre est moins chère.
Autre chose, le modèle de Toyota ne s’est pas fait du jours au lendemain, cela est du à l’amélioration et la continuité des actions menées depuis la création de la société. Et non modifié, comme cela est fait chez nous chaque fois qu’un nouveau PDG parachuté arrive.
Pour finir, j’ai suivi le lien donné par Zen concernant l’usine Toyota à Valencienne :
Ma réaction :
- Soit ce que j’ai lu sur le modèle Toyota est un ensemble de grandes paroles non appliquées comme chez nous, ce qui me semble peux probables aux vues des résultats de l’entreprise ;
- Soit Toyota a plus de problème en France comme aux Etats-Unis pour mettre en place son modèle de fabrication par rapport au Japon parce que cela demande un effort de participation totale de l’ensemble du personnel (mode de production inhabituel surtout pour les syndicats). Cependant si les licenciement sont avérés ainsi que les problèmes engendrés par les cadences infernales, tous cela est contre-productif, je pense que le management est bien français, et je n’aimerais pas être à la place de l’encadrement lorsque Toyota va s’en apercevoir.
Une précision concernant la première manche (ou palmarès) : à l’époque de Borg, l’open d’Australie était le dernier tournoi du grand chelem de l’année (proche de Noël) et non le premier comme aujourd’hui, de ce fait les grands joueurs ne le faisaient pas (à cause de la date, c’est pourquoi je pense que les dates ont été changées). Donc, Borg gagnait Roland-Garros , Wimbledon et a perdu beaucoup de finale de l’US open au grand désespoir des Australiens qui espéraient de ce fait voir Borg dans leur tournoi, en raison de la lévée du Grand Chelem. L’open d’Australie se jouant sur herbe comme à Wimbledon, on peut raisonnablement penser que si Borg l’avait joué, il l’aurait gagné presque autant de fois que Wimbledon, de la même magnière que Federer.La comparaison, sur ce point, entre les deux joueurs est donc plus difficle.