A tous mes détracteurs ou lecteurs qui pourraient éventuellement être tentés de penser que cet article est l’oeuvre de quelqu’un en manque d’un nouvelle polémique concernant le réseau des réseaux, je dirais que lorsque la satire de haut niveau s’en mêle, c’est peut-être qu’avoir un œil sur ce problème n’est pas complètement superflu.
Je veux parler de cet article des plus ironiques du célèbre site « the Onion » (un faux journal d’actualités pour ceux qui ne connaissent pas) daté du 9 mars 2010 (donc quelques jours à peine après la rédaction mon propre article) et qui a été remarqué sur la toile :
La lecture sur écran n’est effectivement pas intuitive du tout. D’ailleurs, il y a une quinzaine d’années, lors de l’impression de mon rapport de stage d’école d’ingénieur, je me suis dit qu’il faudrait vraiment que quelqu’un invente une imprimante qui permet de reprendre une impression « brouillon » plutôt que de la jeter à la poubelle car on ne voit que difficilement les fautes les plus flagrantes sur l’écran. C’était un véritable gâchis tant financier (encre, papier) qu’écologique.
Petite note aux lecteurs sur le sens du titre. Le mot « illettrisme » (notez aussi le « ? ») renvoie au fait que, de plus en plus, nous ne lisons plus vraiment en profondeur sur Internet. Sur la toile, nous perdons chaque jour un peu plus le sens de ce qu’est la lecture (et de l’écriture, on le sait tous, avec les textos). D’où le mot « illettrisme » (et pas « analphabétisme » ) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Illettrisme J’avais constaté cette tendance, souvent aux détours de commentaires qui montraient qu’un texte n’avait pas été lu en entier avant d’être commenté par certains. La lecture de l’analyse de Techradar m’a motivé à faire part de cette interrogation aux internautes sur Agoravox. Mon expérience personnelle de rédacteur web pour d’autres sites m’a montré que le format standard du contenu semble devenir des « brèves ». Le succès de Twitter est représentatif à ce niveau. On écrit moins d’actualités ou de dossiers de fond par exemple. C’est tout simplement la lecture des statistiques de visite des sites par les professionnels du web qui incitent ce changement. J’ai été heureux de voir que certains chercheurs apportent une tentative d’explication de nature « biologique » à ce comportement.