@Pascale Mottura Encore une fois nous ne sommes pas d’accord, du moins sur votre avis sur les intervenants ( en général et pas ceux du 13 je vous l’accorde). Mais je ne voudrais pas avoir l’air de chipoter donc clôturons.
Un compliment ? Diable ce n’est pas trop mon habitude mais s’il vous fait plaisir je vous l’offre bien volontiers, mais n’en faites pas une habitude, vous en avez bien assez dans les commentaires vous risqueriez de prendre la grosse tête !
Article magnifique et témoignage fort. J’avoue ne pas avoir de solution pratico pratique à suggérer, et je pense ou plutôt j’espère, que ces solutions finiront par émerger, et c’est certainement grâce à des endroits de parole et de témoignage comme ici que cela se produira.
Malheureusement l’évolution des sociétés humaines nous a mené vers cette impasse concernant les plus faibles.
De par votre formation Pascale vous savez parfaitement que les sociétés plus anciennes pratiquaient la solidarité envers les faibles, ( malades, handicapés, anciens) il en existe des preuves jusque chez Neandertal.
Nos sociétés dites « évoluées » ont délégué cette solidarité à des institutions. En fait c’est la charge lourde , les obligations du quotidien qu’il faut déléguer à ces institutions, et avoir à coeur d’utiliser le temps et l’énergie ainsi libérée pour apporter à nos proches affaiblis toute l’affection et l’attention que nous sommes capables de leur offrir.
C’est ce que nous faisons pour un proche très âgé, dépendant et atteint de cette pathologie, nos visites et l’amour que nous lui offrons sont rendus plus faciles du fait de sa prise en charge par une institution.
Il serait si simple de se déculpabiliser en se disant « elle est prise en mains ». Prise en mains oui, pour l’intendance et le coté pratique, mais personne ne peut apporter l’amour et la tendresse, personne à part chacun de nous quand il le veut.
Encore faut il le vouloir.
Désolé si tout n’est pas toujours bien clair mais cet article m’a énormément touché.
Il semblerait que j’ai touché un point sensible pour provoquer une telle réaction......
Ce n’est pas moi qui suis condescendant envers le public du Tedx, je n’ai fait que constater qu’il y avait nombre de bobos parisiens dans la salle, ce n’est nullement un jugement de valeur, tout en disant ( auriez vous mal lu mon message ?) qu’ils n’étaient pas seuls...
Par contre je vous trouve quelque peu ironique et piquante avec ce même public,
"Le public est au rendez-vous des TED Shows car il vient puiser dans ces
boîtes à idées grandeur nature de l’optimisme béat réconfortant. Mais il
n’y apprend pas à penser par lui-même.«
»Au final, saisi d’émotion, le spectateur oublie de réfléchir à ce que le speaker a voulu dire d’essentiel."
Je ne cherchais nullement à vous blesser ni à présumer de vos valeurs que je ne pux juger ne les connaissant pas, je me demandais seulement, et vous ne m’avez pas répondu sur ce point, sur quelle échelle de valeurs justement vous vous basiez pour juger le niveau intellectuel des intervenants plutôt inégal....
Mea Culpa pour ce qui est de la secte, c’était dans un commentaire et pas dans le corps de votre article, même si vous avez jugé ce commentaire excellent.
Allez Pascale, acceptez donc qu’on puisse penser différemment, ce n’est pas si grave. Et croyez moi sincere si je vous dis qu’il n’y a nulle haine ni mépris dans mes propos, je n’ai vraiment pas assez de temps pour cela.
Que Dieu bénisse les bobos moralisateurs !!! Chaque jour ils apportent leur lot de soleil dans notre quotidien !!
J’étais moi aussi à cette dernière session Ted X Paris, c’était une première pour moi et je ne le regrette absolument pas !
Comme vous toutefois j’ai vu beaucoup d’autres bobos dans la salle, venus se payer leur quota de frisson empathique et pérorer autour d’un boulgour bio à l’entracte.
Mais ils n’étaient pas seuls, d’autres étaient présents dans la salle, dont votre serviteur, qui étaient là pour la découverte et pour tenter de voir cet invisible qu’on nous promettait.
Oui au début il y eu ce moment incertain où il a fallu se tourner vers son voisin de derrière pour échanger avec lui sur ce qu’il entendait par « invisible ». Non ce ne fut en rien un échange sectaire ! En quoi échanger avec un inconnu sur un sujet aussi étrange est il sectaire ? Dans ce cas nous sommes ici en plein cœur d’une secte !!! Qui se propose comme gourou en chef ?
Vous qualifiez « d’inégales » les « qualités intellectuelles et morales » des intervenants, puis je savoir sur quelle échelle de valeurs vous vous basez pour poser ce jugement ? Qui vous a intronisé « juge en valeur humaine et intellectuelle » des autres ? Cet invisible qu’on nous promettait n’était il pas en fin de compte le fil qu’on suivi tout au long de leurs parcours les intervenants ? En quoi les compétences de ce mathématicien sont elles inférieures à celles de cette artiste ? Au nom de quels principes et surtout qui peut aujourd’hui se poser en juge en donnant une note ?
La condescendance est la mère du mépris, celui ci conduisant infailliblement à la haine.
Oh bien sur comme je vous l’ai dit plus haut il y avait dans la salle nombre de bobos venus faire oeuvre d’empathie bon marché, verser leur petite larme d’émotion en voyant ces magnifiques photos de « migrants » , il est vrai que les migrants ont du mal à s’acclimater au Marais ou au 17e arrondissement, et gloser à l’entracte sur « l’infinie détresse humaine ».
Au delà de ces migrants , que je croise régulièrement en banlieue au milieu d’autres laissés pour compte dont on ne parle pas, je me suis surtout attaché a scruter leurs regards, et de nouveau j’ai pu voir cet invisible attendu, le lien de ce regard et de celui de la photographe, elle même ne pouvait peut être pas mettre de mots dessus au moment de la prise de vue, mais ce n’est pas un hasard si la majorité des photos étaient des portraits dans lesquels les yeux nous accrochaient.
De « simples parcours de vie » dites vous d’un ton plutôt condescendant, mais qui a dit qu’un parcours de vie était simple ? Là aussi allez vous appliquer une échelle de valeur verticale ? Notant la douleur et les expériences des uns et des autres selon un barème allant de bouleversante à insignifiante ? Mais qui êtes vous donc pour juger ainsi de la souffrance ou du parcours de ces intervenants ? La souffrance de cette jeune femme qui a vécu un parcours menant à l’auto destruction avant de trouver sa rédemption dans le théâtre est il plus ou moins intéressante que celui de ce prêtre abandonnant ce qui était les fondations de sa vie par amour ? Encore une fois je serais curieux de connaitre l’échelle de valeurs vous permettant de classifier ainsi la valeur des parcours. Ancien militaire ayant servi des années en Afrique j’ai connu les souffrances des hommes et des femmes vivant la guerre et la misère au quotidien, mais je serais incapable de donner une note permettant de dire si la douleur de cette fillette de 10 ans violée à la chaine par des miliciens était supérieure à celle de jeune garçon de 5 ans ayant vu ses parents découpés vivants à la machette. Ces deux exemples sont deux parmi une trop longue suite qui me tient parfois éveillé la nuit 30 ans plus tard, pourtant je suis touché et je comprends , ou j’essaie, la douleur de cette jeune femme au parcours chaotique ou de ce prêtre qui choisis de bouleverser totalement sa vie par amour.
Alors oui je suis curieux de connaitre cette échelle de valeur qui vous permet de juger, de classifier , de noter la valeur de ces témoignages.
Une dernière chose sur le fait de « changer le monde », prétention qui semble vous faire rire de façon un peu dédaigneuse, dites vous que chacun de nous, à chaque instant par nos choix et nos non choix nous « changeons le monde », à petite échelle certes, mais personne ne prétend à lui seul transformer la planète, à part des prétentieux dangereux !
Merci beaucoup pour votre article qui m’a en tout cas permis de mettre des mots sur ce que je ressentais.