Et les évidences de délits d’initiés ne s’arrêtent pas là. Dans
les heures précédant les attentats, les ordinateurs installés dans les
Tours Jumelles enregistrent un flux de transactions financières
anormalement élevé en valeur comme en volume [17] (
Reuters, 17/12/01 ; 12/01">CNN, 20/12/01).
Il y aurait eu pour plus de 100 millions de dollars de transactions
illégales selon l’évaluation de l’expert Richard Wagner de la société Convar,
une société allemande spécialisée dans le recouvrement de données qui
fut chargée d’extraire les informations contenues sur les disques durs
retrouvés dans les décombres du WTC [18]. Peter Henschel, le directeur de Convar déclare à l’agence de presse Reuters : «
On soupçonne que l’information sur les attentats a été obtenue par des
initiés qui l’ont utilisée pour envoyer des ordres et des
autorisations de transactions financières ». L’objectif des « spéculateurs criminels » - c’est ainsi qu’un expert financier les qualifie - était d’accomplir un crime parfait : «
Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne
pourraient pas être récupérés après la destruction des systèmes centraux » [19] affirme Richard Wagner en décembre 2001 (Reuters, 17/12/01).
Selon
le rapport de la SEC, les spéculations à la baisse sur la valeur
du titre American Airlines qui ont eu lieu le 10 septembre 2001
sont à imputer à un bulletin d’information émis par Options Hotline
le dimanche 9 septembre. Ce bulletin d’information recommandait à
ses abonnés l’achat d’options de vente sur American Airlines
parce que cette compagnie subissait « des pressions » et que l’action allait probablement baisser (rapport de la SEC, 15/05/02, pp.9-10 ; Commision sur le 11/9, rapport officiel, juil. 2004, p.499, note 30).
Cette
recommandation d’achat d’options de vente sur American Airlines
pourrait effectivement expliquer les spéculations à la baisse sur
cette valeur. Toutefois, sa véracité n’est pas prouvée et elle est
en totale contradiction avec une dépêche du 10 septembre 2001 de
l’agence Reuters dont le titre annonçait : « Les actions des compagnies aériennes pourraient être sur le point de re-décoller ». L’article rapportait notamment que « Goldman Sachs [était] aujourd’hui un acheteur agressif d’actions de compagnies aériennes » et qu’American Airlines figurait parmi les titres les plus prisés de la banque d’investissement [**].