Et les immigrants ne se sont pas arrêtés en si bon chemin. Tout en reproduisant de façon exacerbée les structures sociales issues de leurs pays respectifs, le plus souvent en passant de fausses alliances avec les tribus rencontrées, alliances qui n’avaient pour but que de monter les autochtones les uns contre les autres jusqu’à destruction. Une autre technique consistait à accorder un droit de propriété foncier à une tribu qu’on pensait soumise, jusqu’à ce qu’un groupe de nouveaux arrivants décrète l’accord nul et non avenu. Le foncier considéré incluait aussi ce qui se trouvait sur les sol, à savoir la nourriture sur pied, à la fois ressource et justification de l’installation coloniale. Et de détruire cette ressource en cas de conflit. De proche en proche, les Rocheuses et ensuite le Pacifique ont freiné et stoppé l’avancée mortifère qui a duré plusieurs décennies.
Chaque année, ce sont 300 milliards € européens qui partent majoritairement aux US, soit pour acheter de la dette, soit pour des investissements directs dans une moindre mesure. Ce sont autant de milliards qui ne servent pas à l’investissement ici, donc ni à l’innovation, ni aux salaires ni aux retraites.
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia Pardon, mais j’attribue plus l’illusion de « démocratie » eltsinienne au bordel généralisé et à la disparition des structures de l’état qu’à une volonté structurée de sortir le pays de 70 ans de black-out. Même si cette volonté a existé, elle a vite été submergée par la loi de la jungle et l’appropriation des secteurs rentables par les amis du pouvoir. Le fait d’avoir une presse libre en apparence n’est pas l’indicateur absolu d’une démocratie, qui est un processus. J’imagine que Poutine a sur-réagi à l’éventualité d’une dislocation de la Russie plus ou moins perceptible sous Eltsine. Avec bien sûr un autoritarisme hors de contrôle. Reste quand même à comparer l’état de la Russie disons dans les années 2000 et celui dans les années 2015, avant l’imbécile et néanmoins inévitable guerre contre l’Ukraine.