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Patrick Legembre

Patrick Legembre

Patrick Legembre est chercheur à l'Inserm. 
Le parcours de ce chercheur en oncologie. 
Patrick Legembre, né en 1974, étudie à l’université de Bordeaux où il s’oriente vers l’oncologie et l’immunologie. Il y décroche son doctorat en 2002.
Il poursuit ses études en s’engageant dans un post-doctorat aux États-Unis, à l’université de Chicago, avec le Professeur Marcus Peter. Ses recherches portent sur la production de métastases en lien avec les récepteurs de mort.
A son retour à Bordeaux en 2005, il intègre l’INSERM et devient professeur associé à l’université. Au cours des années suivantes, il poursuit sa carrière à l’INSERM de Rennes (2010) puis à l’unité de Limoges en 2020 comme directeur de recherche. En parallèle, il travaille pour la Ligue contre le Cancer jusqu’en 2019.
Ses travaux de recherche pour le traitement du lupus et du cancer du sein
Depuis une quinzaine d’années, les travaux de ce chercheur visent à développer des médicaments pour le traitement du lupus érythémateux disséminé et du cancer du sein.
Le lupus,qui touche de nombreux organes, est une maladie auto-immune dans laquelle les cellules sont détruites par le système immunitaire du malade. Les manifestations inflammatoires du lupus sont diverses : fièvre, douleurs et gonflements articulaires, troubles de la vision, etc.
Les cancers du sein dits « triples négatifs » qui représentent entre 10 et 20% des cas, sont particulièrement agressifs et de mauvais pronostic ; ils sont associés à un taux de rechute important et à une augmentation du risque de métastases.
Patrick Legembre consacre ses travaux au mécanisme d’interaction entre le récepteur Fas (ou CD95) et son ligand FasL (CD95L), qui sont impliqués dans le processus de mort cellulaire programmée, encore appelé apoptose. En situation « normale », le ligand FasL agit au contact du récepteur d’une cellule pathologique et provoque sa mort, évitant ainsi la prolifération des cellules cancéreuses.
Il arrive cependant que le FasL soit coupé par un certain type d'enzymes et qu’il devienne soluble : le cl-CD95L ne peut plus déclencher la mort des cellules anormales.
Les recherches de cette équipe montrent que la présence de cette molécule dans le sang a un effet néfaste sur l’évolution du lupus érythémateux disséminé, en augmentant son caractère inflammatoire, et sur la prolifération des métastases dans certains cancers du sein « triple négatifs ».
Patrick Legembre et ses collaborateurs sont précurseurs dans le développement de molécules thérapeutiques agissant sur le Fas ligand. Les expériences menées sur des souris ont permis le développement d’un médicament, le DB550, qui, en agissant sur le CD95L, permet de soigner le lupus chez les souris : un formidable espoir pour le traitement du lupus, mais aussi pour la prévention des métastases dans le cancer du sein.
Il a publié ces derniers résultats en 2018 dans la revue Nature Chemical Biology. Par ailleurs, il a publié ses travaux antérieurs dans un grand nombre de revues scientifiques et d’ouvrages et a reçu plusieurs récompenses internationales. Il est aussi à l'origine de plusieurs brevets.
La poursuite de ses recherches vise désormais à développer de nouvelles molécules pour la production de médicaments pour l’Homme. Les résultats prometteurs permettent d’espérer l’obtention d’un traitement réduisant le risque associé aux métastases dans les cancers du sein triples négatifs, lorsque le marqueur cl-CD95L est présent à un taux élevé dans le sérum des patientes.

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  • Premier article le 22/01/2021
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