« Le rôle de Staline est minimisé, celui de la destruction d’Hiroshima et Nagasaki grandi, parce que ça arrangeait Américains et Japonais. Soixante-dix-huit années de politiques nucléaires seraient-elles fondées sur un mensonge ? »
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Le Japon ne s’est pas rendu qu’à cause des bombes atomiques
Le 6 et le 9 Août 1945 deux bombes atomiques, larguées par des bombardiers de l’armée des Etats-Unis frappent les villes japonaises de Hiroshima puis Nagasaki, les détruisant presque totalement. Quelques jours plus tard, le 15 Août 1945, l’empereur japonais Hirohito annonce à la radio la capitulation du Japon. Il met ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale. Le lien entre ces deux événements : les bombes atomiques d’une part, et la capitulation japonaise de l’autre, paraît souvent évident et logique. Pourtant on oublie souvent un autre événement essentiel qui pousse alors le Japon à se rendre : l’entrée en guerre de l’URSS et la conquête très rapide de la Mandchourie qui s’en suit.
« Le public russe, tout comme les Occidentaux, a été habitué à des chiffres tout autres. Quarante millions de gens tués par Staline, disait Roy Medvedev, un dissident célèbre ; 80 millions, disait Antonov-Ovseenko ; 100 millions, disait le cardinal gris de la Perestroïka, associé très proche de Gorbatchev, A. Yakolev, dont l’opinion était particulièrement importante ; en effet, elle avait été présentée comme « toute la vérité, et rien que la vérité », pendant les années critiques 1987-1991. Ce nombre incluait « les enfants qui n’étaient pas nés, mais qui auraient pu naître », ajoutait-t-il sotto voce, en s’inspirant probablement des calculs pro-vie sur les millions de bébés assassinés dans les cliniques d’avortement. Quoiqu’il en soit, il s’est trouvé dépassé par le dirigeant assassiné de l’opposition Boris Nemstov, qui avait compté pour sa part, en 2003, 150 millions de victimes de Staline, ce qui fait beaucoup pour un pays qui ne comptait que 200 millions d’habitants. »
Deux ans après le séisme de janvier 2010, le pays est loin de s’être remis debout. Peut-être est-ce parce qu’il a à peine vu la couleur des dons promis ? L’enquête du site américain CounterPunch détaille dans quelles poches sont tombées les sommes versées par Washington.
Jean-Pierre Petit, ancien chercheur au CNRS sur les armes sismiques et la possibilité pour les armées de créer des tsunamis https://odysee.com/@elby1984:0/PICCE1:3