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phildiogene

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Enseignant, pour les migrants chez Renault puis dans le secteur associatif, puis à l'éducation nationale, musicien de formation. Aujourd'hui retraité. Toujours observateur du quotidien, spécialiste du commun...

Tableau de bord

  • Premier article le 11/09/2007
  • Modérateur depuis le 08/03/2011
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Derniers commentaires



  • phildiogene phildiogene 27 juillet 2012 20:18

          Rentré à 40 ans à l’éducation nationale, à un an d’une retraite d’autant plus souhaitée après la « casse » de ces dernières années, je ne vois plus chez mes collègues que lassitude et découragement. En contraste, je trouve votre dynamisme positif et encourageant !

     Je partage pour l’essentiel votre analyse juste et lucide. Mais, enseignants en milieu rural, le  Rased est resté pour nous à l’état de sigle : les maîtres E et G concentrés sur la ville voisine et ses quartiers en difficulté, n’ont eu ni le temps ni les moyens de se décentrer d’un état d’urgence permanent. Nous avons heureusement pu bénéficier des éclairages des psychologues scolaires ; d’autant plus utiles qu’aucun d’entre nous, ni à l’IUFM, ni à l’occasion des séances de formation annuelle, ne s’est jamais vu proposer la moindre approche de ce type. Les Rased démantelés, les psys relégués désormais au rôle itinérant de pompier urgentiste du « mal être à l’école », les enseignants se voient seuls face à une tache bien trop lourde. La demi-heure quotidienne d’ « Aide Personnalisée » instituée par le précédent gouvernement était censée permettre à ces spécialistes de la pédagogie différenciée de faire face à tous les cas de figure. Le résultat ne pouvait être que le constat d’échec d’un saupoudrage auquel personne n’a jamais cru. De quoi renforcer encore ce sentiment de dévalorisation des enseignants qui se sentent pris en étau entre une hiérarchie pesante, inutile et volontariste, et des parents consuméristes de plus en plus laxistes. Quant aux médias ils dénoncent une école qui ne joue plus son « rôle d’ascenseur social » et les titres du style « Ecole, peut mieux faire » commentent des statistiques qui voient la place de la France baisser dans les classements internationaux ! Sombre constat que Les Rased ne suffiraient pas à inverser. Mais les supprimer est tout le contraire de ce qu’il faut faire, de même que supprimer la formation des enseignants est incompréhensible, injustifiable !

     Finalement, il me semble que le mal être à l’école n’est que le reflet du profond mal être d’une société qui ne veut pas se remettre en question, le retour en miroir d’une image dont elle se passerait bien. L’école du quartier ghetto en difficulté pourra et devra toujours « mieux faire » ; elle sera toujours une « école en difficulté ». L’école irait très bien s’il n’y avait pas de quartier ghetto. En attendant, elle est un parfait « bouc émissaire ». Constat plutôt sombre, mais qui ne se veut pas démobilisateur : dans ces conditions difficiles, il me semble que l’école a, plus que jamais, besoin de psys, de maitres E ou G formés, et d’enseignants guidés et soutenus. Ne baissez pas les bras !



  • phildiogene phildiogene 12 septembre 2007 21:55

    Cher « Chat », Je pense que vous avez mal lu l’article : il n’est pas ici question d’élèves « pauvres... laissés sur le carreau » mais d’élèves issus des classe moyennes pénalisés au niveau des prêts bancaires accordés et donc devant obligatoirement passer par l’alternance. Les chiffres donnés sont vérifiables ; les exemples concrets et tout à fait réels concernent effectivement des cas relevés pour des étudiants des grandes écoles de commerce. Le propos ici n’est pas de débattre de la qualité de l’enseignement et encore moins de faire des comparaisons écoles/universités mais plutôt de relever comment le marquage « social » est présent tout au long du système scolaire, jusqu’au plus haut niveau...







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