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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 13:07

    Bonjour,

    Complément à l’article au fil de l’information par l’auteur de l’article.

    Une mise de 5 millions de dollars pour un possible rapport de....100 millions de dollars : la spéculation que permet et favorise l’euro contre 16 Etats se renforce selon cette information émanant du Wall Street Journal :

    http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-02-26/de-grands-hedge-funds-americains-joueraient-l-euro-a-la-baisse/916/0/428317

    On est loin, très loin des discours de 2002 sur les vertus anti-spéculatives supposées de l’euro. La réalité est là, bien vivante.

    La question qui reste posée est : qui va payer ces 100 millions de dollars pour 5 misés aux spéculateurs ? La réponse est assez simple : les 325 millions de citoyens de la zone euro et aussi, dans une part variable, les habitants des 11 autres pays de l’UE.

    Pendant que ces informations tombent, la BCE, les gouvernements, les institutions européennes ne font rien contre cette spéculation cynique et destructrice, tous laissent faire, bradant ainsi clairement l’intérêt public des populations au bénéfice direct des spéculateurs qui annoncent déjà sans vergogne leurs probables profits fondés sur l’appauvrissement des citoyens de 16 pays !!!

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 12:51

    Tristan Valmour,

    En temps de crise grave, beaucoup ont des idées et ont le droit de les énoncer.

    Il n’en reste pas moins que toute idée, tout projet, ne peut faire l’impasse sur la monnaie, l’existence de la sphère financière actuelle, sur le système existant, qui organise et structure les sociétés humaines.

    Ainsi, mettre la charrue avant les chevaux, ou rêver de solutions- même sympathiques- sans qu’elles puissent découler d’une volonté collective organisée qui puisse déjà empêcher les difficultés annoncées, peut sembler une attitude de déni des réalités, une forme psychologique qui a beaucoup de force surtout en France en 2010.

    Les réalités sont les réalités. Il faudra partir d’elles pour quiconque entend changer les choses pour l’avenir : les constructions intellectuelles sont jolies, mais on ne construit rien sur de l’abstraction.

    Quant à la question de ne pas être esclave aujourd’hui, elle recèle divers niveaux de compréhension.

    Ce qui semble primordial n’est pas un combat moral, mais de sauver la civilisation humaine des reculs que des dirigeants publics veulent imposer aux populations de la zone euro et ailleurs afin de continuer leurs affaires communes entre appareils d’Etats et spéculateurs financiers.

    Là se concentre tout. Si les acquis civilisationnels ne sont pas préservés par l’action collective des citoyens, alors, toute construction intellectuelle est vaine par avance car on ne construit rien de bon, ni de positif sur un monde qui serait devenu chaotique et totalement désorganisé.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 12:40

    BA,

    L’attitude des banques allemandes, nationales ou liées aux Länder, est naturellement prudente car elles ne veulent pas se retrouver piégées avec des créances insolvables.

    La crise continue, et ce qui par contre, étonne dans l’actualité nationale française, c’est que plus le danger est proche, plus on évite d’en parler.

    Quand un typhon arrive en Asie, on s’y prépare collectivement afin d’y faire face. Là, un cataclysme est annoncé et prévisible, mais les guetteurs sont muets et les structures d’alerte silencieuses.

    Etrange actualité française, petite, ridicule, risible, qui s’intéresse à l’écume des choses et ne voit pas la vague déferlante qui arrive.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 février 2010 21:52

    Nilasse,

    Ce que vous écrivez sur divers pays de l’UE est très intéressant, mais vous n’expliquez pas pourquoi ces Etats que vous citez reculent, comme tous les autres en Europe, sur le plan social, et aussi quant à leur économie réelle ?

    Y aurait-il une origine commune à ces régressions sociales que vous citez pour les Etats scandinaves ?

    Avec un humour simple, je remarque qu’un Etat comme Taïwan ou la Corée du Sud développe ce que vous appelez « l »Etat providence" tandis que les pays de la zone euro et de l’UE le voient disparaître là où il existait, et s’envoler l’espoir d’en bénéficier là où il n’avait jamais vu le jour.

    Il est vrai qu’en France, des débats résolus partout dans le monde sont niés au nom d’une pensée fermée et immobile, mais rien n’interdit de sortir d’une pensée close pour s’ouvrir sur les faits, les causes et les conséquences.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 16 février 2010 21:42

    Mycroft,

    Un modèle de crise anglo-saxonne ? Qu’est ce que cela signifie ? Que le modèle de société, d’économie et de vie sociale serait fondamentalement différent entre les Etats-Unis et les pays de la zone euro ou du Japon ?

    Sauf si nous ne sommes pas sur la même planète, il semblait qu’un acquis était bien accepté par toutes et tous : nous sommes tous dans une crise mondiale, avec ses variantes selon les situations des divers pays, et le système qui dirige les sociétés de toute la planète est unique, bien que s’appliquant évidemment dans des circonstances sociales et historiques différentes.

    Vous évoquez donc des thèses. C’est intéressant, car les faits actuels ne permettent vraiment pas de « thèses », mais induisent pour tout esprit cohérent un CONSTAT et des conclusions, comme un médecin constate une maladie et peut, sans médicaments appropriés, en déduire le processus.

    Si le monde entier est d’accord sur un fait constaté, sauf quelques personnes en France, voire en Europe, cela n’est pas en soi important.

    L’essentiel demeure les évènements publics, les chiffres, les conséquences de ces situations et les développements qu’ils sont susceptibles d’avoir.

    Bien cordialement,

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