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La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu’il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice.
[Didier LACAPELLE] Manuel d’anti-économie

Si la logique en place est si tenace, c’est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l’angoisse et du déni de notre condition d’humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l’économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles.
[Christian ARNSPERGER] Critique de l’existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l’économie

Lire : Transition écologique et transition économique : Quels fondements pour la pensée ? Quelles Tâches pour l’action ?

Tableau de bord

  • Premier article le 25/06/2008
  • Modérateur depuis le 04/11/2008
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Derniers commentaires



  • ploutopia ploutopia 31 mars 2010 12:51

    Ce n’est pas parce que cela figure sur plusieurs sites que c’est à prendre comme vérité absolue. Et ce n’est pas non plus parce que certains s’en réclament sous une forme qu’il s’agit de LA vérité.

    Insatisfait, l’homme s’est toujours servi de belles idées ou messages pour façonner certains actes sous l’apparat du bien. Dans le domaine de la science, pensons à toutes les avancées technologiques aux dérives étiques et sanitaires de plus en plus menaçantes : pesticides, OGM, nucléaire, nanotechnologies, télécom… « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait déjà Rabelais. Dans le domaine de la théologie, le christianisme ou toute autre religion sont-ils dépourvus de toute dérive ? Nombreuses sont les pages de l’histoire tachés de sang au nom de ceux qui savent ou prétendent savoir. Même au Sri Lanka, on tue au nom du Bouddhisme. Un comble pour une religion centrée sur le respect de toute forme de vie !

    N’en déduisez pas pour autant que les religions soient responsables de tous les maux. A ce poncif, Thierry VERHELST répond (en page 333 de son livre « des racines pour l’avenir ») : « Napoléon était-il un frère des écoles Chrétiennes ? Hitler ou Staline, des grenouilles de bénitier ? Pol Pot un pieux moine bouddhiste ? Les chefs terroristes d’aujourd’hui sont-ils des gens particulièrement religieux ? N’utilisent-ils pas la religion à d’autres fin et en particulier pour se laver ‘frénétiquement’ de l’humiliation qu’ils ressentent ? »

    En page 304, Thierry VERHELST ajoute : « Il s’agit d’opposer au fondamentalisme le goût du fondamental et de ne pas laisser aux intégristes de tous bord le monopole du discours sur le religieux. Cela vaut pour les barbus farouches et exaltés de l’islam et leurs équivalents dans le christianisme et dans chaque religion, et cela vaut également pour les rationalistes étroits et tout aussi «  fondamentalistes » qui croient pouvoir disserter doctement de « l’irrationalité » des religions. Il s’agit de mettre en lumière le potentiel d’humanisation des grandes traditions religieuses et leur contribution essentielle à la culture humaine et à l’appréhension du mystère grandiose qui habite chaque être humain et le cosmos tout entier. »



  • ploutopia ploutopia 31 mars 2010 12:05

    Ce n’est pas parce que l’on prétend connaitre que l’on connait. Si c’était le cas, tous les suffisants de la planète seraient déjà docteur en toutes sciences et rois du monde… Alors, orgueil ou connaissance ?

    La connaissance (étymologiquement : naître avec) est le résultat intériorisé de l’expérience individuelle de chaque individu, consubstantiel à son histoire. Recombinaison spécifique de l’information prélevée par chacun dans son environnement, la connaissance est en lien avec l’affectif, le social, les valeurs, le désir, donc empreinte de subjectivité.



  • ploutopia ploutopia 26 mars 2010 21:58

    Politiciens, financiers, économistes ou scientifiques, peu importe, le fait est que tout ce beau monde n’a d’yeux que pour maître pognon et sa rémunération antinature… Tout ce qui existe sur terre fini toujours par se dégrader, à dépérir. Par quelle alchimie, l’argent, non seulement ne dépérit pas, mais « gagne en valeur » ? L’agent, déjà vecteur de tous les échanges et donc déjà pourvu de « supers-pouvoirs », se voit, en plus, décerné le pouvoir de gagner de la « valeur » avec le temps. Mieux que l’immortalité ! Tout système fondé sur ce principe n’est pas viable sur le long terme. Si ce principe a pu perdurer, c’est uniquement parce qu’il nous restait du temps et de l’espace. Or, tout porte à croire que « la mondialisation à fait son temps ». Cfr. Argent et Intérêts. Mais ce maître pognon érigé en dogme n’est-il pas le reflet de notre égo et de nos peurs les plus profondes ?



  • ploutopia ploutopia 26 mars 2010 21:55

    @Alois Frankenberger

    Pourquoi et de quel droit un pays doit être redevable à des créditeurs privés ?

    Ce n’est pas parce que c’est écrit dans la « constitution Européenne » que c’est inaliénable. C’est terrible ce que l’homme peut s’auto-embourber dans les emmerdes. Ce qui crée l’inflation ce n’est pas tant l’émission monétaire mais les intérêts bancaires. Selon Helmut KREUTZ, le taux d’intérêt se répercute à tous les stades de la production et représente en moyenne 40% des prix des produits hors taxe ! Tout le monde augmente donc ses prix pour pouvoir rembourser ses emprunts à une sphère privée en possession de la sève de la société.

    Imaginez que vous fassiez un emprunt « travaux » de 100.000 euros sur 30 ans à un taux fixe de 5%. Votre banquier va créer 100.000 euros sur votre compte. Par contre, il ne créera pas les 80.000 euros d’intérêt qu’il réclamera tout au long des 30 années. C’est à  vous de vous  débrouiller pour trouver  ces 80.000 euros  dans la masse monétaire existante. 

    Cette « subtilité » se traduit par deux conséquences réellement nuisibles :

    1. Nous sommes collectivement contraints de nous engager dans la spirale de la croissance monétaire infinie, qui condamne les peuples à s’endetter toujours plus pour être capable de rembourser l’intérêt ;

    2. La production  humaine provenant des mains  et des idées  de la population  est sans cesse  transférée aux financiers.

    Encore une chose sur le fait que la création monétaire crée de l’inflation.

    D’après la tautologique et infantile équation d’équilibre monétaire MV=PQ (où M est la quantité de monnaie, V la vitesse de circulation de la monnaie, P le niveau des prix et Q les volumes produits) et l’interprétation qu’en font les monétaristes, la seule et unique cause de l’inflation réside dans l’accroissement de la masse monétaire. Pour eux, une augmentation de M, se traduit automatiquement par une augmentation de P. Ils ne pensent pas un seul instant qu’une augmentation de M peut aussi se traduire par une augmentation de Q, ou encore par un accroissement de l’épargne ou des achats (effet logique d’un accroissement de liquidité). L’un comme l’autre, dans un climat de concurrence, résorberait la crise  inflationniste (si l’offre de produits monte, les prix devraient baisser et  si l’épargne monte, il y a  résorption automatique de  l’excédent monétaire). Par ailleurs, en adoptant le  raisonnement inverse des monétaristes, s’il y a hausse des prix, il faudrait plus de monnaie pour assurer le même volume de transaction. Une création de monnaie est donc  nécessaire pour valider  la hausse de  prix, sinon il  y aurait baisse  des transactions. Dans  ce cas, l’augmentation des liquidités n’est pas la cause de la hausse des prix, elle en est au contraire la conséquence.

    Par peur des années inflationnistes 70-80, les monétaristes et les banques centrales jugulent la hausse des prix en utilisant le moins  bon des outils :  la hausse des  taux d’intérêts. Pratique  qui ne permet  de limiter l’inflation qu’en créant ou  en entretenant un  climat de récession. Dans le  contexte actuel  les moyens de production (notamment dans les services où il suffit d’embaucher) sont loin d’être saturés et où la concurrence est généralement très vive, le risque d’inflation est nul sauf dans certains secteurs spécifiques comme l’immobilier. Cfr. http://www.chomage-et-monnaie.org/?p=340

    Malgré de nombreux exemples et études empiriques qui invalident la théorie, les monétaristes persistent et signent dans leur acharnement à vouloir maintenir un taux d’inflation inférieur à 2%. Ils ne se soucient pas de la cause initiale de  la hausse des  prix ou des  conséquences de leurs mesures. Pour  eux, la science  économique est une science EXACTE.

    Pour en revenir aux intérêts, il apparaît, en fin de compte, que ce sont ceux-ci et la théorie monétariste, plutôt que l’inflation, qui accentuent la crise et  les inégalités en rémunérant les riches et en endettant les pauvres.

     

     



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