Holà, Bijou ! tout doux, mon gars Armand !
J’ai jamais dit que j’admirais les talibans, afghans pachtounes et autres porteurs de bérets rigolos !
Simplement de constater que c’est pas des bisounours, que justement on ne les connait pas assez pour comprendre leur pays, et que par ailleurs, j’ai aucune crainte qu’ils ne fassent le voyage pour venir me mettre des bombes sur la gueule, eux !
De quel droit ?
Par quel impératif devoir humanitaire à la con devrions-nous nous sentir obligés de "sortir ces populationsdu moyen-âge" ?
De quel moyen-âge d’ailleurs ??
Tout boursouflés de notre prétention de civilisés gros et gras, confortablement logés, chauffés, surnourris, nous n’imaginons même pas la profondeur abyssale du fossé qui nous sépare de ces populations et à l’instar de ces gros cons d’américains, nous sommes persuadés, détenant la vérité issue des lumières, que notre mode de fonctionnement politique et social DOIT etre étendu à tous les peuples de la planète !
Mais regardez-les seulement, ces afghans des montagnes : ils sont tout durs, tout secs, longilignes, la peau tannée par le soleil des sommets où y a pas que des bons UV bronzants !
Depuis tout petits, ils sont habitués à SURVIVRE, à faire des kilomètres à pied en montagne en alignant des dénivelés impressionnants, juste pour troquer dix kilos de blé contre deux tapis de laine...
L’Islam est leur religion, rigoriste, dure autant qu’eux parce que c’est aussi un excellent moyen de renforcer leur résistance à une nature quasi désertique, hostile, intolérante aux faibles...
Relisez les trois tomes de l’excellente BD : "LE PHOTOGRAPHE", vous y trouverez peut-etre, comme je crois l’avoir trouvée, l’explication de la volonté farouche de ce peuple qui n’a jamais plié devant l’envahisseur.
Ils étaient sympas, les French Doctors romantiques des années quatre-vingt, qui venaient leur apporter médicaments et soins pour les soutenir dans le combat contre ces salauds de soviétiques ! Mais, maintenant qu’ils arborent le même drapeau que les soldats qui viennent tout péter dans leurs villages, que ces avions qui leur balancent au pif des bombes tellement intelligentes qu’elles devraient pouvoir faire demi-tour en arrivant sur les femmes et les enfants... Désolés, on s’est un peu gourrés ! PARDON AUX FAMILLES, TOUT çA...
Qu’on accorde donc sur nos chaines, le même temps d’audience compassionnelle et dégoulinante de bons sentiments qui a été offerte aux familles des dix soldats tués là bas (j’ai pourtant trouvé ces gens assez dignes dans leurs interventions) le même temps, donc, aux survivants des familles afghanes victimes de "Dégâts Collatéraux" ! Seulement voilà ! faudra multiplier les temps d’antenne par cent ou par mille pour accéder à la parité tellement les "bavures" ont été nombreuses !
Chaque civil afghan tué suscitera de nouvelles vocations de "résistant" ou de "terroriste", tout dépend de quel côté on se place...
Emploi de la force, promesses non tenues, gabegie, corruption, clanisme, toute puissance des potentats locaux vallée par vallée... En voilà un cocktail particulièrement toxique pour des "occidentaux" qui se rendent là bas en ne connaissant absolument rien des spécificités locales
On y envoie nos militaires au casse-pipe, pour rien car on prendra la branlée, comme les autres, c’est juste une question de temps !
Psychologie à deux balles, réthorique de café du commerce, cet article est un ramassis de non-réflection sur un sujet qui fâche l’agoravox tant il est patent au fil des articles que la majorité des lecteurs-intervenants sont particulièrement méfiants vis à vis des explications officielles...
C’est sûr, l’auteur va au casse-pipe avec un argumentaire pour le moins dogmatique calqué sur la réthorique de l’administration bush...
Quand au couplet sur "l’hygiène de la pensée" en forme de conclusion, je crois me retrouver 40 ans en arrière sur les bancs du catéchisme qui nous était dispensé par une brochette de bonnes-soeurs torturées par leurs poussées d’acide virginique...
Notre structure bicéphale du système éducatif supérieur a, certes, de quoi en dérouter plus d’un !
Chez nous, même, l’agencement "universités / grandes ecoles" reste incompréhensible à la plupart des citoyens, particulièrement ceux qui n’ont eu que peu ou pas de parcours post-baccalauréat.
Les choses se compliquent quand on sait que, (en très gros), l’université pratique une sélection (même si elle n’est pas affichée) continue au fil du cursus d’enseignement, alors que les grandes ecoles sont particulièrement attachées à l’épreuve du grand saut d’obstacle à l’entrée... Encore que certaines universités (médecine, pharmacie...) ont depuis longtemps mis en pratique la sélection par concours en début des études...
Faire comprendre toutes ces finesses à des anglo-saxons pratiquant un pragmatisme lourd me semble tenir de la gageure..
Il n’en demeure pas moins vrai que l’éclatement du système conduit à une dispersion des crédits et des moyens, à l’incitation au cloisonnement, considérant en plus que certaines ecoles sont rattachées non pas au ministère de l’enseignement et de la recherche, mais à celui de la santé, de l’agriculture, etc....