Le village gaulois n’est pas très loin. Mais Agorix ça ne colle pas : ça fait presque Agoravice ou Agoravisque(ux). C’est un peu comme si ils avaient choisi PD au lieu de MoDem. Ils ont évité le pire.
C’est imagé, allégorique. Le principe de la BD est retenu : les textes ne répètent pas les images.
Les dessins sont trop petits pour être lisibles de la plupart des « malades ». N’étant pas obsédé de politicaille, et n’étant pas un fan de la maladie, je ne suis pas à mon aise dans ce salé-sucré.
D’ailleurs, les gens ont dû se trouver décontenancés au départ de l’article, puis se sont perdus.
Pulp Fiction est une merveille. Drôle et à l’équilibre entre le récit entrecroisé de l’imaginaire et les coincidences de la réalité. Des personnages dans des circonstances folles mais criantes de vérité, des dialogues qui servent des acteurs à leur meilleur. Il m’a fait découvrir Samuel Jackson, très bon aussi dans Jackie Brown. Kill Bill est un petit peu enfoncé dans la surenchère mais il y a de très bons moments. Les films qui dépassent les cadres confinés de genre entrent par la grande porte dans le septième art. La grande vadrouille de Gérard Oury, Les Valseuses, Il était une fois dans l’Ouest, Barbe-Noire, Les fantastiques années vingt, Préparez vos mouchoirs... sont des films populaires plus populaires que les films populaires, et des oeuvres majeures. Rien à voir avec l’intellectualisme du néant où chacun se force à y trouver un intérêt abstrait... et fait croire autour de soi que c’est « quelque chose » : on berne celui-ci, celle-là, on se fait passer pour une lumière... c’est bien le seul plaisir à en retirer. Ce n’est pas ce qui me fera entrer dans une salle pour me morfondre 90minutes (devant du Maurice Ronet par exemple) !
Bon, il a sniffé trop de coke ces dernières années, mais j’ai envie de voir le film parce que c’est Tarantino qui l’a fait.
L’état recherche à travers ce qu’il fait, à être l’état : il a besoin de moi de vous, de tout... d’amener qui le veut bien, plus vite que la vie n’aurait voulu... à une fin qui est une démission individuelle devant l’autorité. Une fin ratée qui est TOUJOURS censée être à sa gloire étatique, nationalement, religieusement.
C’est pourquoi les allocataires sont particulièrement « assistés » dans leur mode de consommation : ce qu’ils fument et avalent le jour de la Fête Nationale (qui a lieu le cinq et le six de chaque mois, et non pas le 14 juillet dans une garden-party), et puis leurs addictions médico-psychiatriques font le reste et prennent le relai. Et il faut, en années acquises, se faire une gloire d’être « suivi » !
J’ai arrêté de fumer tout seul et je ne suis pas seul sur ce site, mais j’ai quelques avantages. Pour l’alcool, je suis peu réceptif mais ma copine est une victime, et surtout une victime des cachetons qui lui ont enlevé toutes les perspectives de passer le temps autrement et la plupart des occasions d’aimer la vie... de sorte qu’elle finira bien par prendre le mal pour le bien (encore une fois).
Au total, on finit par entrer complètement dans une sorte de comédie de l’addiction en ayant définitivement oublié qu’il s’agit de tirer le rideau sur un horizon de liberté.