Journaliste scientifique. Actuellement indépendant. Travaille et réside à Paris, France. Suit depuis 30 ans les hautes technologies. Voir mon profil sur Linkedin.
Voila précisément le genre de sources d’information qui, à force de tout mélanger, obscurcissent le sujet plutôt que d’aider à comprendre et à se défendre.
Ben non, justement. C’est le contraire d’une « conspiration », au sens habituel du terme, en tout cas.
** Les marchands vendent leur camelote, qu’elle marche ou pas, qu’elle sécurise ou insécurise, bof, l’objectif c’est de toucher le pactole.
** Le ministre vend au bon peuple un nouveau passeport pour sa sécurité et pour la sécurité nationale en même temps.
** Le technocrate achète la camelote, parce que c’est un vomi pour un rendu : tu me renverra l’ascenseur un jour, par exemple en finançant une campagne électorale ou en me filant un job quand j’en aurais marre de la politique.
** La télé merdique fait des sujets à la con sur la « RFID qui sécurise » parce que c’est ce que raconte l’attaché de presse et que ce serait trop compliqué de faire l’enquête et surtout que c’est plus vendeur, coco, de faire un sujet que une « baguette magique » que sur un truc qui n’est ni tout blanc ni tout noir.
** La plupart des cabinets qui vendent de l’expertise en sécurité ferment leur gueule alors qu’ils savent bien que la RFID n’est pas une bonne approche, parce que bon, si les cleinst en veulent, c’est toujours du business.
Bref, je vois là plutôt un puzzle, avec des intérêts qui partent dans tous les sens. Mais qui trouvent une configuration qui maximise les intérêts des puissants au détriment des... gens.
Pas de chef d’orchestre, pas de plan, rien que du contingent, du darwinisme.
Voila un discours que je reçois beaucoup mieux que le « chef-d’orchestrisme ».
Je ne connaissais pas ces paroles de Ferrat, elles me plaisent bien.
D’accord avec vous, nous sommes cernés, disons par des « forces » qui ne nous veulent pas du bien. Et nous nous laissons fourguer toutes sortes de drogues dures qui nous abrutissent grave. « Zique », « Look », « Food »... sans oublier la PSP, Lost, etc.
À quoi sert un Coca, si ce n’est à me donner envie d’en acheter un autre ?
Là-dessus nous sommes d’accord (me semble-t-il).
Mais précisément, cet ennemi là est diffus. Appelons-le « le marché » ou « la loi de l’offre et de la fabrication de la demande ». Ou pourquoi pas le libéralisme ultra. Mais ce n’est pas quelqu’un. Je ne vois pas de chef d’orchestre.
Bien sûr cet ennemi diffus peut ourdir des plans démoniaques. Mais ce n’est pas si facile. Des tas d’intérêts contradictoires sont en présence.
Par ailleurs, ce que vous dites montre aussi qu’un flicage généralisé de la population n’est pas du tout nécessaire pour la couillonner dans les grandes largeurs.
Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire en parlant de com. Et nous sommes au moins d’accord sur un moint : la guerre des mots fait rage. Un certain nombre me font hurler chaque jour. Comme « sans domicile fixe ». Qui laisse planer la possibilité d’un « domicile variable », cool, non ?
Mais là n’est pas le sujet du jour. Désolé si vous l’avez mal pris. En employant le mot « conspirationniste », je n’ai pas voulu me débarrasser d’un interlocuteur. Cependant, je pense que vous voyez une « conspiration » là où je vois quelque chose de plus compliqué. Dans les bandes dessinées, dans les séries américaines, on rencontre quantité de gens qui veulent devenir « maître du monde ». Et qui pour cela organisent, structurent de vastes réseaux interconnectant des milliers d’agents de toutes sortes prêts à agir selon un plan prédéterminé.
D’ailleurs, on nous vend aussi des descriptions (bidons) de réalités comme Al Qaeda ou les francs maçons calquées sur ce modèle.
Mais le monde réel est très différent. Il n’y a pas de chef d’orchestre. Pas de « main derrière tout cela », comme vous dites.
Je ne peux pas vous démontrer cela proprement en quelques mots, mais il est facile de voir que dans ce cas précis cela ne tient pas debout.
Vous dites : « Leur souci, c’est de ficher tout le monde, de pouvoir nous suivre dans notre quotidien, nous cataloguer. »
Si vous avez un passeport, à puce ou sans puce, vous êtes catalogué. Vous l’êtes d’ailleurs pour beaucoup moins que cela. Depuis le jour où vos parents ont déclaré votre naissance à la mairie. Vous avez un emploi ? Vous payez des impôts ? Vous avez la sécu ? Vous êtes salement catalogué.
Alors maintenant : « suivre dans notre quotidien ». Vous vous baladez avec votre passeport ? Si vous le faites, je vous recommande de l’emballer dans du papier alu, les barbouzes qui vous filent seront bien attrapés.
Non, je crois que si Big Brother veut nous pister tous, seconde après seconde, il ferait bien de voir ailleurs. Mais au fait, à quoi ça lui servirait, à Big Brother de nous pister tous ?