Vous avez beaucoup parlé du sens de la « fatwa » et pas assez de Kamel Daoud. A vous entendre on croirait presque qu’il n’y avait pas que des mauvaises fatwas. Que ceux qui les établissent n’étaient pas tous des ignares en train d’abrutir les peuples. De les jeter par milliers et par millions dans le chaos et de pervertir jusqu’à la religion elle-même.
Aujourd’hui, il faut avoir le bon réflexe de rejeter tout ce qui vient de ce côté-là.
Cela dit, Kamel Daoud est une des belles plumes de la littérature algérienne. Un peu provocateur certes. Parce que anti-fanatique. Anti-religieux. Il a tenu des propos pas très prudents surtout lorsqu’il était en lice pour le Goncourt. Quelques allégeances à l’Occident. Quelques boniments à la communauté juive. L’ivresse du succès ! si vous voyez ce que c’est. Rien de grave !?
Son compatriote Rachid Boudjedra a bien été plus loin. Sans compter Boualem Sansal - apparu un jour une kippa sur la tête en Israël.
Bref, en lisant ici et là Kamel Daoud, on ne peut que s’attendre à des avalanches de fatwas de la part de ces haineux prêts à se repaître du sang de ceux qui les montraient dans leur entière nudité. De ceux en effet qui répondent à la plume par le couteau.
Je n’ai rien contre Dieudonné ni contre Soral. Il m’arrive de les écouter avec intérêt.
Pour autant j’ai beaucoup d’admiration pour l’écriture de Nabe. J’ai passé des heures merveilleuses à lire son Alain Zannini.
Il faut rendre à César ce qui appartient à César...
Maintenant, pour Daech, je ne le suivrai pas. Ces gens, c’est ce qu’il y a de débile et monstrueux. ça tue, ça tue, pour n’importe quel motif. Et puis tôt ou tard ils finissent eux-mêmes par passer à l’abattoir.
Je ne le suivrai pas non plus s’agissant du 9/11. On peut ne pas être complotiste et réfuter la thèse officielle.
Quant à son ouvrage à paraître, je ne dirai pas que je ne le lirai pas. Il peut être intéressant sans être en accord avec mes convictions.
Vous n’avez pas digéré que je discute votre texte parce que tout simplement vous êtes rigide, irréductible, à force d’intolérance. Au lieu de laisser mon point de vue, certes adverse, à l’appréciation des commentateurs vous le qualifiez de diffamatoire et le faites lâchement disparaître. Vous êtes de ce fait un censeur monsieur Mourey et vous venez de le prouver ici : en balayant « militairement » ce qui ne s’accorde pas avec votre pitoyable vision ; en laissant tout le champ à vos instincts destructeurs - ce qui me donne grandement raison sur vous.
Je ne suis pas allé au-delà de votre premier paragraphe. ça a certes l’ambition d’enseigner des choses, mais j’ai dû vite vous retirer ma confiance.
En effet, vous parlez d’idéologie sans en connaître vraiment la signification. Et puis dans la foulée vous essayez de lui assujettir la notion de résistance - hélas de la façon la plus subjective qui soit, celle, en réalité, qui n’arrange que vos intérêts étriqués.
Autrement dit, vous noyez le poisson.
Si vous pensez que les peuples spoliés doivent passer par votre conception des choses, c’est que l’histoire ne vous a rien appris. Cher ami, Israël est un état colonialiste. Comme tel, il doit plier bagages un jour ou l’autre. Et partir là où il aurait dû rester avant 1948.
N’en déplaise à son idéologie de terre promise, que dis-je ? de terre brûlée.
Désolé, mais c’est la dynamique de libération (pour ne pas dire de résistance) qui l’exige et L’AUTORISE.
Cela dit, libre à vous d’ergoter et de tenter d’instaurer le règne du flou sur Agoravox, et sur bien d’autres médias inféodés.