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Rétif

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  • Rétif 15 août 2008 17:18

    Oui, mais dans l’actuariat, on prend garde de ne pas se gourer. On fait des prévisions fiables. Parce qu ça a des répercussion pratiques, sous forme d’investssement, d’emprunt et de méthode. En l’occurence, la prévision hypothétique est loin d’une expertise d’actuaire, d’ abord parce que basée sur aucune étude concrète, ensuite parce que de nulle conséquence, vu qu’elle ne pouvait en rien ni modifier,ni influencer une action qui n’existe pas.D’où un hypothèse dont la mention même est inutile, et qui ne donne lieu à aucune gestion subséquente.Ce qui n’a donc aucun rapport avec de l’actuariat. On pouvait la faire ou ne pas la faire, ça n’aurait rien changé pour l’administration en question ;c’ était gratuit et ne mangeait pas de pain.Pas besoin d’ être expert pour faire des hypothèses surtout inutiles et sans effets. 

    De toutes façons, ça ne change rien : l’ argent va manquer pour les retraites parceque . . . il n’y aura pas assez d’ argent, monsieur l’expert en retraite, pardon, en retraites.
     
    Je ne savait que se foutre le doigt dans l’oeil, d’ailleurs dans la pure abstraction, était un métier. Il est vrai qu’il y a des virtuoses.Dans un sens heureusement que les experts (dont vous faites parti, donc !), ne faisait pas de l’actuariat en réel. Qu’est-ce que ça aurait été !

    De toute leur prévision n’était rien de plus qu’un pari sur la comète sans importance, puisque sans pouvoir ni projet concret, et votre superbe démonstration ne correspond à rien, ni n’ a la moindre signification. Il vous est arrivé d’avoir des interventions plus intéressantes.



  • Rétif 15 août 2008 15:19

    Si on a besoin de source pour réfléchir, il n’ y a pas de réflexion personnelle.

    La COR a donc basé le versement des retraites sur l’hypothèse d’un plein emploi en continu.

    Elle a donc pris sur ses réserves (ou sur les cotisations du moment) pour verser les retraites du moment.

    A terme, cette hypothèse ne s’étant pas vérifiée dans la pratique, les vivres vinrent à manquer Ohé !Ohé ! 

    Se baser sur le présent pour projeter des dettes dans l’avenir, en langage financier, ça s’appelle de la cavalerie, et c’est une escroquerie. Cela peut arriver à des ¨naïfs, mais même s’ils arrivent à prouver leur naîveté, la loi ne voudra rien en savoir, et ils réfléchiront en taule.

    Ce n’est pas " pourtant le déficit va exploser ", c’est " justement " le déficit va exploser. Parce qu’on s’est basé sur des rentrées de richesses purement projectives. Ce n’est même pas qu’on s’est trompé dans ses calculs, si ce n’est dans ses espérances et prévisions, mais qu’on a fait un calcul qu’on n’avait intellectuellement ni financièrement pas le droit de faire.

    En fait pourquoi le déficit va-t-il "exploser ". En temps de prospérité, m^me ce cas particulier ne donnerait pas lieu à déficit, parceque l’ Etat aurait la possibilité de le combler, ou plutôt le Trésor Publique.
    Aujourd’hui, A PU Trésor Publique. Parce que les impôts ne rapportent plus, faute de richesse nationale réelle et non prévisionnées, qui en final se révèlent non-provisionnées.

    Alors, l’ explosion d’ un déficit des caisses de retraite, signifie simplement qu’un de ce jours, les retraites ne seront plus payées. Mais un commerçant, lui, se retrouver devant le tribunal des faillites.



  • Rétif 15 août 2008 13:38

    Evidemment qu’au sens strict du terme,il n’y a pas de "trou de la sécu" ; on se sert là d’une expression imagée pour dire que pour remplir son projet initial et faire aux dépenses qu’il implique, cet organisme n’a pas aujourd’hui les moyens nécessaires.

    Seulement, pour comprendre que ce n’est qu’une façon de parler, il suffit de se rappeler que ce n’est pas une entreprise commerciale, sinon d’ailleurs comment expliquer qu’ elle n’ait pas été contrainte de "déposer son bilan" selon les lois commerciales ?

    C’est donc une mutuelle généralisée, et théoriquement nationalisée(alors qu’en réaliré elle n’est pas sous la dépendance de l’Etat, étant simplement "nationale", i.e. bénéficiant d’un monopole), ne fonctionnant, en son principe, comme toutes les mutuelles (même si l’Etat y participe comme partenaire),sur les seules cotisations de chacun des " assujettis ". Lesquelles cotisations sont obligatoires, ce qui leur retire leur vrai sens de cotisations, terme qui a à voir avec le volontariat.

    En fait elle existe sous cette forme, tout en étant sous le coup (pardon pour ce terme,il doit y en avoir un meilleur, mais manque de temps), de la loi. Enfin,disons que dans un régime démocratique, c’est censé revenir au même, si ce n’est que d’un point d’un point purement mutualiste, on pourraut aussi bien créer des organismes de même nature pour tous les produits dits d’intérèr national, comme les routes, les transports, les écoles, la police etc...

    Donc, en fait, n’ayant ni "chiffre d’affaires" dépendant de son activité, ni bénéfice commercial, elle ne saurait avoir un déficit au sens habituel. Elle ne saurait non plus être en déficit tout court, tant qu’elle n’a pas de quoi payer ses dépenses, si elle n’était qu’une mutuelle. Cependant, elle est aujourd’hui en déficit, de par la possibilité légale, étant d’origine légale, de faire des dettes.

    Ces dettes, c’est, en principe, comme dans toute mutuelle, aux participants de les payer. Ce déficit, c’est ce qu’avance l’ Etat tousles ans pour (c’est à dire les contribuables-participants) pour équilibrer les comptes.

    Le tout, en régime démocratique, est de savoir, ce que les contribuables en question sont prêts à cotiser, plus ou moins volontairement (mais volontairement en principe) pour la santé publique et pour la leur individuellement.
    Il semblerait juste que chacun ne cotise qu’ en fonction de ce qu’il serait prêt à envisager pour sa propre santé dans le futur.
    Quoique il en soit, la question de savoir sur quelles bases les cotisations doivent s’établir dépendent d’une discussion démocratique. Tou ce qu’il y a à se rappeler étant que plus on est de fous,(ou de malades), plus on rit, ou plus exactement, moins on a à payer, et plus le nombre des cotisants diminue, plus le ratio des cotisations augmente selon les lois de la simple probalités. 
    De ce point de vue, il apparait évident que le chômage (et donc le manque de richesse nationale) est la première cause du manque de cotisations de toute mutuelle.

    Et que l’action première à mener est la lutte contre le chômage, et pour "donner du travail à nos 5 millions de sans emploi" comme le dit très bien Foufouille, enfavorisant la création et la durée des entreprises industrielles et commerciales.

    Toutes autres considérations étant secondaires quand ce n’est pas inutile. 



  • Rétif 14 août 2008 14:49

    Le "temps de travail national"

    C’est du délire étatico-statistico-centralisateur ", du capitalisme d’Etat " à la mode Lénine, du capitalo-marxisme remâché.

    Mais pourquoi se limiter à notre pays ? Vois devriez transposer cette formidable au monde entier !

    Là, on arriverait à la fin de l’ Histoire !!!



  • Rétif 14 août 2008 10:03

    Un "trou de la Sécu" ne peut être effectuvement qu’un mythe, vu que La Sécu elle-même n’est, en son principe même, rien d’autre qu’un trou en perspective, d’ailleurs à peu prés insondable.

    On cherche à le combler d’avance,par des cotisations qui sont en somme une forme d’impôt. Ce n’est qu’une question de prévision globale, de projection,qu’il serait parfaitement chanceux de faire coïncider avec le résultat. Autant reprocher à un archer de n’avoir pas mis dans le mille.

    En final, ce trou, ou du moins son comblage, a un coût : au total, c’est l’addition de ce qu’on avait mis de côté par défaut + ce qui aura manqué.
    Ce qui aura manqué(comptabilisé sur un an bien sûr) devra comblé à son tour, soit en puisant dans d’autres réserves, si on en a, soit en faisant de dettes. Ce qui se synthétise, dans un système de solidarité centralisé, par l’ Impôt de l’année suivante.

    Si le trou continue, c’est-àdire qu’il s’augmente l’année d’après, c’est que la provision budgétaire continue d’être insuffisante. Il suffit donc d’augmenter les impôts(si on ne veut pas les cotisations proprement dites)
    une bonne fois, en prévoyant les facteurs de croissance, quitte même à compter largement. Ainsi, au contraire de ce qui se passe actuellement, c’est un bénéfice de la "Sécu" qui devrait nous être annoncé, avec la bonne nouvelle d’une modération de l’impôt supplémentaire comme une sorte de CSG de Prévoyance.

    Mais ne dirait-on pas qu’il semble préférable, médiatiquement parlant, de parler d’un déficit devenu chronique de notre système de santé, que de nous avouer son coût total.
    Connaissance qui, au lieu de pousser des cris d’orfraie à chaque déficit comme si c’était un accident, nous obligerait 1° à prévoir un peu plus scientifiquement les dépenses de chaque année,
    2° à en prévoir également un contrôle extrêmement plus précis et plus sévère pour que les vrais malades soient soignés.

    Pour ce qui est de la recherche des causes, donc des solutions, c’est un autre sujet à voir à la suite, à moins que ce soit le même, qui aurait dû être prévu en premier.

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