Toutes
les énergies ont des conséquences mortelles.
L´excès
de co2 va aussi contaminer la planète pour des centaines d´années
avec le risque d´un emballement thermique dû à la diminution des
pluies en Amazonie et donc de l´absorption du carbone et de la mort
de la forêt équatoriale. Élévation de la température, donc une
moindre absorption de co2 par la mer et aussi rejet d´hydrates de
méthane des fonds marins, comme du pergélisol du nord
canadien et de la Sibérie.
Influence
sur l´agriculture avec le changement du régime des pluies, disette
possible. La vague de chaleur a fait 15000 morts durant l´été
2003, nous risquons de voir ce phénomène se répéter plus souvent.
Idem pour les ouragans, inondations et tous les phénomènes
extrêmes.
Le
charbon fait entre 5000 à 10000 morts par an dans les mines, sans
compter la silicose des mineurs et de la pollution urbaine,
principalement en Chine. Vous souvenez-vous du smog à
Londres en décembre 1952 avec ses 12000 victimes. Le diesel de nos
voitures abrège la vie de 20000 à 30000 de nos concitoyens
principalement dans les grandes villes.
N´oublions
pas les divers conflits des dernières décennies pour les matières
premières comme la guerre Irak/Koweït, Irak/Coalition USA ou le
Japon et l´Allemagne durant la II guerre mondiale. Combien de
millions de morts pour le contrôle du pétrole depuis sa découverte
?
Comparons
ce qui peut être comparable, la centrale de Tchernobyl n´aurait
jamais dû exister du fait de sa précarité et où toutes les
bidouilles étaient possibles, Fukushima a très bien résisté au
tremblement de terre, c´est la perte de l´énergie auxiliaire
durant le tsunami qui en a fait un désastre. Nos centrales ne sont
en rien comparables avec celles-ci.
Si
nous voulons rester dans le nucléaire, pourquoi ne pas changer de
combustible pour les prochaines usines et les faire fonctionner au
Thorium, moins de risques, moins de résidus et du travail pour les
bureaux d´études. Beaucoup mieux que ITER avec son plasma instable
et incontrôlable.
De
toute façon la fin est proche. Lisez la suite ->
Il
est dommage que nos très chers écologistes ne savent pas compter.
En plus de vouloir détruire un patrimoine (centrales nucléaires) de
75 Milliards d´euros, ils veulent augmenter notre déficit
extérieur. Nous importons par an 8000 t de minerai d´uranium à un
coût de 600 Millions d´euros. Le remplacement par de l´éolien +
gaz ou charbon, augmenterait nos importations en 20 milliards d´euros
en produits fossiles, sans parler de l´investissement initial.
Regardez le surcoût des énergies fossiles en Espagne avec ses
15000MW d´éoliens. Merci la dette. Tout un programme !!!!
Votre
fresque est intéressante, mais trop optimiste pour les énergies
renouvelables car celles-ci sont tributaires de
l´extraction des matières premières (cuivre, fer, zinc, aluminium,
uranium, charbon, etc...), c´elles ci seront de plus en plus chères,
rares, difficiles à transformer et transporter. Le ciment, le verre,
pneus, plastiques, résines, peintures, huiles isolantes,
lubrifiantes, câbles électriques, bobines de moteurs,
transformateurs, condensateurs, circuits imprimés et tous les
composants électroniques dépendent des matières premières
fossiles. Adieu nucléaire, ITER et toutes les renouvelables, nous ne
pourrons plus les fabriquer ni les maintenir. Le monde consomme
88Mb/j, ou 12MT/j avec une telle quantité rien ne remplace le
pétrole.
Au
XX siècle la production mondiale d´aliments a augmenté de 600%. Et
la population en conséquence est passée de 1,7 à 6,8 milliards. Le
pétrole et le gaz servent à fabriquer les engrais et les
phytosanitaires indispensables à l’agriculture moderne. Sans eux,
les rendements s’effondrent. Même sans être un modèle d´efficience
économique, il suffit de regarder la Corée du Nord où la
production agricole a diminué de 40% avec la fin de l´aide
soviétique (plus d´engrais et pétrole) entrainant une disette qui
a tué 1 million de personnes pour imaginer le futur de l´humanité
sans pétrole et gaz. Face a une crise alimentaire mondiale je doute
que l´on développe les agrocarburants. Nous assisterons donc à la
faillite complète du système financier et des états. Le retour
amélioré à la vie de 1800 est donc assuré avant la fin du siècle
avec de 2 à 3 milliards d´habitants au maximum. Un bon conseil,
achetez un terrain de 5 ha, plantez, faites votre biogaz, vous en
aurez besoin plus vite que vous ne le pensez.
Je
voudrais vous corriger sur certains points qui ne correspondent pas à
la réalité. La forêt amazonienne n´est pas le poumon du monde
mais son climatiseur. Dans les 10 dernières années la forêt à
souffert 2 sécheresses qui ont annulées l´absorption de co2. La
déforestation illégale n´existe que pour l´exploitation du bois
dont les US et Europe sont les grands consommateurs, aucune culture
ou élevage n´est rentable, l´état brésilien utilise la
traçabilité des cheptels pour interdire l´achat d´animaux par les
abattoirs venant de la déforestation. La canne à sucre n´est
produite que dans les états gros consommateurs comme São Paulo,
Goias, Minas Gerais, Mato Grosso et les états du nord-est.
Aujourd’hui le prix de l´alcool hydraté (5% d´eau) fait que les
voitures flex consomment de l´essence (20% d´alcool anhydre). Avec
un plein (40 litres) vous roulez 500Kms/essence ou 300Kms/alcool. Les
mauvaises récoltes de la canne dans le monde (Inde) font que les
usines donnent la priorité à la production de sucre à
l´exportation et sont en même temps grandes productrices
d´électricité en brulant le bagasse de canne (400 millions de
tonnes). En 30 ans la production agricole a été multipliée par 4,
en améliorant la productivité et en utilisant les terres non
cultivées en dehors de l´Amazonie, ont peut encore doubler la
production actuelle.
Vous oubliez un détail
fondamental, restera-t-il encore des matières premières pour
fabriquer tous ces matériels ? Le nucléaire, l´éolien,
l´hydroélectricité, la géothermie, le solaire ne sont que des
énergies de transition, toutes dépendantes du pétrole pour leur
construction et maintenance, comme le ciment (60 à 130 litres
d´équivalent pétrole/tonne), le verre (2500KW/tonne), les
plastiques, les isolants, peintures, lubrifiants, électronique (90%
de pétrole) et toutes sont reliées à un réseau complexe et
fragile (accidents, tempêtes etc.) et son armada d´engins pour la
maintenance.
Nous n´aurons plus
d´électricité 30 ans après le pic de production de pétrole, car
nous ne pourrons plus fabriquer moteurs, transformateurs, câbles et
tous les systèmes informatiques de contrôle. Les renouvelables ne
serviront pas à grand chose vue leur faible durée de vie (20/30
ans) et nous brulerons de toute façon tout le pétrole et charbon
disponible que ce soit en 30 ans ou 100 ans. Au final le CO2
s´accumulera dans l´atmosphère de la même manière puisque son
cycle est supérieur à 100 ans. Le monde consomme 180 millions de
tonnes de fertilisants (N-P-K) tous dépendants du pétrole pour la
production, extraction, transport ainsi que les produits
phytosanitaires. De 1900 à 2000, la production mondiale d´aliments
a augmenté de 600%. Et la population en conséquence est passé de
1,7 à 7 milliards. Sans les engrais, le diésel (100 à 150 litres
de diésel pour ha/an pour planter, traiter et récolter) 40% de la
population n´a plus à manger. Il suffit de regarder la Corée du
Nord où la production agricole a diminué de 40% (sans engrais et
diésel) et la faim a tué 1 million de personnes pour imaginer le
futur de l´humanité sans pétrole et gaz.
Le monde consomme
88Mb/j ou 12 millions de tonnes ou 40 pétroliers de 300.000/tonnes
par jour, avec une telle quantité rien ne remplace le pétrole. Nous
retournerons en 1800, avant la révolution industrielle, avec la fin
du pétrole.