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Robin Guilloux

Robin Guilloux

Je suis professeur de Lettres.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/10/2011
  • Modérateur depuis le 26/07/2012
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Derniers commentaires



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 7 octobre 23:05

    @CN46400


    Contrairement à ce que vous pensez, j’ai parfaitement conscience d’appartenir au prolétariat.


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 5 octobre 14:58

    @CN46400

    Bon alors si j’ai bien compris mon grand-père qui a été gazé à Verdun, blessé aux Dardanelles, qui a fait les grèves de 36, qui a été viré des usines Citroën quai de Javelle pour faits de grève, qui était à la SFIO en 1920 et n’a pas accepté la prise de pouvoir du PCF au congès de Tours, qui n’a jamais gagné assez d’argent pour acheter son appartement HLM à Paris dans le quartier des Halles, qui est probablement occupé maintenant par un bobo quelconque qui, lui, a peut-être la bonne conscience de classe, mais qui correspondra jusqu’à pour moi jusqu’à ma mort à l’idée que je me fais d’un être humain digne de ce nom n’avait pas de conscience de classe et pouvait être assimilé à un bourgeois et moi qui ai terminé ma carrière en ZEP avec une retraite de 1300 euros parce que je n’ai pas assez pensé à ma carrière et que j’ai été syndiqué au mauvais syndicat (le SNALC) parce que je pensais que la priorité pour les enfants des milieux défavorisés était de leur apprendre à lire, à compter et à écrire,qui ai travaillé comme bénévole dans des organisations culturelles (pas de droits à la retraite) ,qui continue à travailler à 67 ans dans une association et à donner des cours de Français bénévolement à des réfugiés politiques de Syrie et d’Afrique, je suis un petit bourgeois réactionnaire, comme mon grand-père ? Laissez-moi vous dire que vous avez une drôle de manière de classer les gens et que je suis bien content de ne pas être votre « camarade, pas plus que le voisin de palier du PC qui m’a dit dans les années 70 que »les gens comme moi quand on aura le pouvoir on les mettra dans des camps".


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 4 octobre 17:57

    @CN46400

    Le marxisme a plusieurs dimensions : philosophique (le matérialisme dialectique, la notion « d’aliénation »), économique (par exemple la définition de la plus-value dans le Capital), peut-être éthique (le souci du pauvre dans la Torah que Marx tenait peut-être de son grand-père rabbin), politique (la révolution), prophétique (la fin du Manifeste communiste par exemple et l’annonce de la victoire inéluctable du prolétariat). On ne peut pas savoir la place que ces dimensions respectives ont occupé dans la conscience de Marx et à quel moment il a modifié son point de vue, ou s’il y a cohérence entre eux, bien que la radicalisation de sa pensée semble dater de l’écrasement de la Commune de Paris (1871). Il me semble toutefois que la révolution socialiste, la collectivisation de l’industrie et des terres, la dictature du prolétariat et la société sans classes constituent pour Marx et lesmarxistes autant de « remèdes » aux maux du capitalisme. Je partage ce que vous dites sur la nécessité de mieux répartir les richesses, mais je ne crois pas que la « justice sociale » soit la préoccupation principale de Marx et des marxistes. C’est précisément ce qu’ils dénoncent comme « réformisme ». Les marxistes n’avaient pas du tout envie que les choses s’arrangent (des réformes), ce qu’ils voulaient, c’est la victoire à n’importe quel prix pour mettre enplace un système, autrement dit le pouvoir. Mon grand-père, décédé dans les années 60, qui avait fait les grèves de 36 en tant qu’ouvrier chez Citroën et était à la SFIO (tendance Blum) et avait participé au congrès de Tours en 1922 me l’avait expliqué dans les années 60. Je me souviens qu’il employait l’expression « totalitaires ».


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 4 octobre 15:16

    @CN46400


    Bon j’ai appris une bonnne nouvelle aujourd’hui : je ne suis pas un bourgeois au sens où vous le définissez, mais avouez que le mot a été employé à toutes les sauces. ceci dit, ça n’a pas empêché les communistes de s’en prendre à des catégories sociales qui ne correspondent pas à la définition que vous donnez du mot « bourgeois » (les paysans libres par exemple)... et toutes sortes de gens qualifiés de « petits bourgeois ».


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 4 octobre 12:10

    @CN46400
     Tout dépend de la définition que vous donnez du « bourgeois » ; dire que le « bourgeois ne travaille pas » me semble erronné. La bourgeoisie a érigé le travail en valeur suprême, contrairement à l’aristocratie. Un médecin, un professeur, un ingénieur ne sont pas des « prolétaires » au sens de Marx (proles = qui n’a que sa force de travail et ses enfants), mais on ne peut pas dire qu’ils ne travaillent pas. La position de Marx a évolué surtout à partir de 1871, après l’écrasement de la Commune de Paris, vers l’idée qu’il ne fallait pas s’emparer de l’appareil d’Etat, mais le détruire. je ne crois pas, mais je peux me tromper que Marx et les marxistes veulent simplement mieux répartir les richesses produites. Il m’a semblé plutôt qu’ils voulaient détruire l’ordre établi pour le reconstruire de fond et comble. Ce ne sont pas des « réformistes », mais des révolutionnaires. Le problème, c’est que Marx veut conserver (provisoirement) l’Etat et instaurer la « dictature du prolétariat » qui est en fait celle d’un Parti unique censé incarner ledit prolétariat (le Parti communiste). Marc Ferro explique très bien le processus totalitaire qui a commencé dès le début avec les « soviets » dans son dernier livre. 

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