Oui, c’est parti pour le Tribunal. Le dossier est entre les mains d’un avocat. Et avec le soutien d’un syndicat...
Pour autant, le chemin va être encore long. L’employeur semble camper sur ses positions, alléguant qu’il est dans son bon droit et que les lois sont de son côté. Sa toute-puissance s’exerce en coulisses - certains faits tendent à le prouver, que je relaterai prochainement. Le feuilleton n’est pas terminé...
La perspective de perdre son job est évidemment une frousse dans le contexte actuel. Mais le véritable enjeu, dans le cas d’Isabelle, n’était absolument pas de conserver à tout prix ou de perdre irrémédiablement son emploi. C’était d’abord un enjeu de santé ! Il était de faire modifier des conditions de travail telles qu’elles nuisaient à sa sécurité et à sa santé (sans compter celle des adultes handicapés mentaux dont elle avait la charge).
Quand on demeure, seule, 168 heures d’affilée sur son poste de travail, sans pause, et en ayant la charge de quatre adultes handicapés mentaux, au rythme d’une semaine sur deux, la très grosse fatigue, nerveuse mais aussi physique, paraît inévitable ! Cependant l’accident de travail n’a pas été reconnu. Nulle part, dans l’enquête, il n’est fait mention du contexte anxiogène et de la surcharge de travail, etc.
Les arrêts de travail, délivrés par le médecin, n’ont pas été un subterfuge pour ne pas aller travailler, mais vous avez raison sur ce point que, quelque part, ils remplacent la lutte sociale. Après tout, pourquoi pas, pourvu qu’une amélioration sociale s’ensuive - ce qui a l’air de se profiler petit à petit...
Oui, Isabelle va contester la décision. Au terme d’une enquête si admirablement menée, c’est bien la moindre des choses !
La pétition est une bonne idée... Pourquoi pas ?
Il est certain que peu d’institutions apprécient la publicité « tapageuse ». Mais pas si vite. Un temps est prévu pour un recours et il importe de demeurer tant que cela est possible dans les étapes normales des procédures. Après tout, peut-être que la commission de recours amiable va étudier avec un grand sérieux cette affaire ? D’autant plus que cette affaire est doublée d’un litige avec l’employeur qui va se conclure au Tribunal administratif...
Pour finir, je vous remercie pour vos compliments et vos conseils.
Elle s’accroche. Ce refus de la CPAM s’ajoute au litige qu’elle a avec son employeur. En ce moment, Isabelle, aidée par un syndicat, étudie son dossier avec un avocat. Le Tribunal administratif va être saisi.
Quant à la CPAM, évidemment, la décision va être contestée.
Ce qui est vraiment choquant, c’est que la manière de conduire une enquête montre exactement comment nos belles institutions sociales se conduisent avec nous !