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rosemar

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Pour le plaisir des mots... littérature, poésie, actualité, politique, éducation...

Tableau de bord

  • Premier article le 28/01/2012
  • Modérateur depuis le 02/02/2012
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Derniers commentaires



  • rosemar rosemar 13 août 2020 12:17

    @troletbuse

    Ou encore :

    Ces témoignages dénotent une réalité longtemps dénoncée par le médecin généraliste et écrivain Martin Winckler, notamment dans son best-seller Le Chœur des femmes (Éd. P.O.L, 2009) et son site d’informations sur la gynécologie. Contacté par e-mail, il fustige la violence pratiquée dans certains cabinets de consultation. « Quand un professionnel maltraite physiquement ou verbalement une patiente et répond à ses protestations (ou à ses signes de douleurs) par le mépris, c’est de la maltraitance, ce n’est plus une maladresse. La maltraitance médicale est une réalité et les femmes sont les premières à en faire les frais, écrit-il. La forme la plus fréquente, c’est le jugement porté par le médecin - sur le poids, l’activité et l’orientation sexuelle, le choix d’une contraception, la décision d’avoir ou de ne pas avoir d’enfant, les attentes en matière d’accouchement, etc. Or, on ne va pas consulter un médecin pour être jugée, mais pour être écoutée et accompagnée. Le silence, le mépris, la dérision, la menace, le chantage sont monnaie courante, et ils sont inacceptables. J’ai attiré les foudres de certaines personnes en écrivant un jour « La maltraitance médicale est un viol ». Je pense qu’en l’occurrence, dire « La maltraitance gynécologique est un viol (de confiance, au moins, et parfois physique) » n’est pas moins vrai. »

    La maltraitance gynécologique est un viol
    Martin Winckler regrette le statu quo sur le plan de la réglementation de la profession : « Ce qui est révoltant, c’est que les syndicats de gynécologues français puissent d’un côté ​parader en disant qu’ils défendent les droits des femmes, et que d’un autre côté ils n’aient toujours pas édicté, comme on le fait ailleurs (Suède, Royaume-Uni, Canada) des règles strictes de comportement auxquelles les gynécologues doivent se plier. Si une femme se sent maltraitée, verbalement ou physiquement, par un praticien, elle doit le signaler, et ce praticien doit répondre de ces reproches. »



  • rosemar rosemar 13 août 2020 12:12

    @troletbuse
    « Rendez-vous intime et régulier dans la vie d’une femme, l’examen gynécologique est parfois vécu comme une intrusion ou une source d’embarras.
    En témoigne le hashtag #PayeTonUtérus et les milliers de tweets engendrés sur les galères de patientes incomprises et l’archaïsme d’une certaine pratique médicale. Loin de pouvoir être résumées à un problème de misogynie, les déconvenues ont aussi lieu auprès de femmes médecins. Une femme raconte avoir souffert d’un « frottis brutal pratiqué par une gynéco sadique et revancharde qui vous racle le col sauvagement. » Au téléphone, cette quadragénaire nous parle d’un examen « traumatisant » dont elle se souvient douloureusement des années plus tard. « J’avais 20 ans. Je lui disais que j’avais mal et elle minimisait ma douleur en disant que c’était normal. Je me suis très vite aperçue qu’elle était dure, sans aucune douceur. Je me suis vraiment demandé pourquoi elle avait choisi ce métier. » »





  • rosemar rosemar 13 août 2020 10:35

    @troletbuse

    C’est évident : la souffrance est un mal partagé par tous les humains, mais la physiologie des femmes les expose plus particulièrement à toutes sortes de problèmes...



  • rosemar rosemar 13 août 2020 10:18

    @Fergus

    Pour votre information, encore :

    « Quand elles accèdent correctement aux services de soins, les femmes sont régulièrement mal diagnostiquées. En effet, les symptômes qu’elles développent diffèrent de ceux des hommes. Par exemple, les maladies cardiovasculaires, que l’on considère souvent comme des problèmes »masculins« , sont des affections meurtrières chez les femmes. Or, si l’une d’entre elles témoigne d’essoufflement ou de douleurs diffuses, elle ne sera pas forcément prise au sérieux et les médecins ne pratiqueront pas d’office un électrocardiogramme.

    Enfin, les femmes et les jeunes filles sont souvent exclues des essais cliniques, les laboratoires craignant qu’elles soient enceintes. Or, leur masse musculaire et hormones induisent des réponses physiologiques aux traitements différentes de celles des hommes. »

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